Chili Ricardo Lagos, nouvel homme fort, Pinochet grand absent
le 12 mars 2000 à 00h00
Le socialiste Ricardo Lagos a pris ses fonctions hier comme nouveau président du Chili lors d’une cérémonie brève, mais fortement chargée en symbolisme, quelques jours après le retour de l’ancien dictateur Augusto Pinochet. Ricardo Lagos devient ainsi le deuxième président socialiste du Chili, après Salvador Allende mort lors du coup d’État de 1973. Il a prêté serment dans le salon d’honneur du Congrès, à Valparaiso (environ 110 km au nord-ouest de Santiago). C’est dans ce même salon que le général Pinochet avait remis le pouvoir au président Patrico Aylwin, lors du retour à la démocratie en 1990. L’ex-dictateur, préférant jouer la discrétion, était le grand absent de la cérémonie. «Je promets», a déclaré M. Lagos, la main sur le cœur, lorsque le président du Sénat, Andres Zaldivar, lui a demandé selon la formule traditionnelle de respecter la Constitution et les lois. M. Lagos, 62 ans, succède au démocrate-chrétien Eduardo Frei, 47 ans, membre comme lui de la Concertation démocratique, coalition de centre gauche au pouvoir depuis la fin de la dictature. Vieil adversaire de l’ancien dictateur, il avait remporté le 16 janvier le second tour de la présidentielle avec seulement 2,62 points d’avance (51,31 % des voix) sur Joaquin Lavin (48,69 %), candidat de la droite et ex-conseiller de Pinochet.
Le socialiste Ricardo Lagos a pris ses fonctions hier comme nouveau président du Chili lors d’une cérémonie brève, mais fortement chargée en symbolisme, quelques jours après le retour de l’ancien dictateur Augusto Pinochet. Ricardo Lagos devient ainsi le deuxième président socialiste du Chili, après Salvador Allende mort lors du coup d’État de 1973. Il a prêté serment dans le salon d’honneur du Congrès, à Valparaiso (environ 110 km au nord-ouest de Santiago). C’est dans ce même salon que le général Pinochet avait remis le pouvoir au président Patrico Aylwin, lors du retour à la démocratie en 1990. L’ex-dictateur, préférant jouer la discrétion, était le grand absent de la cérémonie. «Je promets», a déclaré M. Lagos, la main sur le cœur, lorsque le président du Sénat, Andres Zaldivar, lui a...
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