Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - point actu

Le point à 14h : une conférence de soutien à l'armée libanaise « après les élections israéliennes » ; des drones houthis interceptés en Arabie ; retour à Baraachit après les menaces

L'armée libanaise devrait être au centre d'une conférence de soutien qui se tiendra après les législatives israéliennes ; les tensions entre l'Arabie saoudite et les houthis pro-iraniens du Yémen se poursuivent.

Le point à 14h : une conférence de soutien à l'armée libanaise « après les élections israéliennes » ; des drones houthis interceptés en Arabie ; retour à Baraachit après les menaces

Des soldats de l’armée libanaise au Liban-Sud après le retrait de l'armée israélienne, le 27 février 2025. Photo d'archives Fadel Itani/AFP

Le président français Emmanuel Macron a annoncé une conférence de soutien à l'armée libanaise après les élections israéliennes du 27 octobre, alors que les négociations en vue d'un cessez-le-feu durable entre les deux pays sont au point mort. « Une conférence sera mise en place dans les prochaines semaines par la France (...) Je pense qu'il est inutile de le faire avant les élections israéliennes », a-t-il déclaré lors d'un point de presse. Une réunion préparatoire pour cet événement s’est tenue à Paris en septembre dernier.

La conférence de soutien aux forces armées libanaises avait déjà été annoncée en début d'année, puis reportée en raison de la situation régionale, notamment de l'entrée en guerre, le 2 mars 2026, du Hezbollah face à Israël, dans le sillage du conflit entre l'Iran, les Etats-Unis et l'Etat hébreu. Les forces armées libanaises, sous-payées, mal équipées, peinent dans leur mission de désarmement du Hezbollah au Liban-Sud. Israël conditionne son retrait du territoire libanais au désarmement de la formation pro-iranienne et occupe actuellement plus de 600 km² dans le Sud, où des dizaines de villages ont été rasés.

Pourquoi c’est important

M. Macron a fait son annonce depuis le Qatar, au lendemain d'accusations lancées par Israël contre la troupe, qu'elle accuse d'avoir « échoué » dans sa mission désarmement du Hezbollah, voire de collusion avec le parti chiite. Des accusations rejetées par l’institution militaire libanaise, qui dénonce des « campagnes de désinformation » visant à « porter atteinte » à sa « crédibilité », alors que des négociations sont en cours.

Une délégation libanaise se trouve en effet actuellement à Tampa, en Floride, pour des discussions directes avec des représentants israéliens, sous médiation américaine. Une première journée de pourparlers a eu lieu mardi, basée notamment sur des revendications libanaises d'un retrait israélien du Liban-Sud et de la fin des attaques, et la session doit se poursuivre aujourd'hui. La tension monte, parallèlement à ces négociations, entre le Liban et Israël, alors que des élections législatives doivent avoir lieu le 27 octobre en Israël, les premières depuis le tournant marqué dans la région par le 7-Octobre. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est candidat à sa réélection et plusieurs de ses opposants l'accusent de vouloir mener des frappes sur l'Iran ou ses proxies dans la région avant le scrutin.

La coalition menée par l'Arabie saoudite, confrontée à des attaques des houthis du Yémen, a indiqué avoir intercepté cinq drones lancés en direction du royaume, dont l'un dans la région de Médine, ville sainte de l'islam. Ces dernières semaines, les frappes houthies ont atteint une intensité inédite, en particulier à l'aéroport international de Riyad, fermé après une attaque le 10 octobre qui a fait 13 morts et des centaines de blessés, le bilan le plus lourd depuis plus d'une décennie sur le sol saoudien.

Les houthis, qui se battent également contre le gouvernement yéménite internationalement reconnu, ont affirmé avoir visé un camp militaire dans la ville yéménite d'Aden, situé aux abords de l'aéroport et dirigé, selon eux, par l'Arabie saoudite. « Nos forces armées ont frappé la salle des opérations liée à l'ennemi saoudien dans le camp de Badr à Aden, à l'aide d'un missile balistique », a écrit sur X le porte-parole du mouvement pro-iranien Yahya Saree.

  • L’armée israélienne avait préparé une campagne de bombardements visant l'Iran, qui devait démarrer le week-end du 10 octobre, mais elle a dû finalement y renoncer, le président américain Donald Trump s’étant opposé à une reprise du conflit avant les élections de mi-mandat aux États-Unis, fixées au 3 novembre, rapporte mercredi le Financial Times. Les frappes israéliennes prévoyaient de viser des infrastructures civiles, telles que des centrales électriques, ainsi que des installations nucléaires et des cibles liées au régime. D’après les sources citées par le quotidien britannique, ces bombardements devaient être d’une intensité supérieure à celle de l’offensive conjointe américano-israélienne lancée contre l’Iran en février dernier, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait pression pour la reprise de frappes à grande échelle contre l’Iran. Bien qu’il ne soit pas clairement établi si les États-Unis devaient participer directement à l’opération, l’une des sources citées a indiqué qu’il n’était « pas exclu » que les deux pays reprennent les frappes dans les semaines à venir. Les responsables israéliens auraient présenté de leur côté une liste actualisée de cibles en Iran, établie grâce à de nouveaux renseignements ; celle-ci inclut des infrastructures civiles qui n’avaient pas été visées plus tôt cette année.
  • Des tensions ont été rapportées mardi soir au Liban-Sud dans le village chrétien toujours habité de Deir Mimas (Marjeyoun), entre des soldats israéliens et libanais, selon notre correspondant. Des grenades assourdissantes ont été lancées à proximité des militaires libanais, positionnés sur un nouveau poste aux abords de cette localité, dans le but de les contraindre à quitter les lieux, alors que les soldats israéliens sont restés non loin des troupes libanaises. Par ailleurs, après des menaces visant un bâtiment de Baraachit, dans le caza de Bint Jbeil, qui n'ont pas pu être « confirmées », la municipalité a appelé les habitants évacués à revenir sur les lieux, mais à faire preuve de « vigilance ».
  • Emmanuel Macron a annoncé qu'il tiendrait jeudi matin une réunion avec le renseignement, le Premier ministre Sébastien Lecornu et « les ministres concernés » afin d'avoir un « compte-rendu détaillé » de la journée de mobilisation du 17 octobre, qui a été émaillée de violences et de pillages dans plusieurs villes du pays, notamment à Paris. Le président français a estimé nécessaire de faire « la transparence » sur ce qui s'est passé.
  • Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, a déclaré avoir apporté au président russe Vladimir Poutine « des idées » pour un « accord de paix » en Ukraine, au début de leur rencontre à Saint-Pétersbourg. Steve Witkoff, qui a rencontré la veille à Oslo le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a indiqué être venu en Russie avec l'espoir de discuter d'une reprise de discussions trilatérales.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé une conférence de soutien à l'armée libanaise après les élections israéliennes du 27 octobre, alors que les négociations en vue d'un cessez-le-feu durable entre les deux pays sont au point mort. « Une conférence sera mise en place dans les prochaines semaines par la France (...) Je pense qu'il est inutile de le faire avant les élections israéliennes », a-t-il déclaré lors d'un point de presse. Une réunion préparatoire pour cet événement s’est tenue à Paris en septembre dernier. La conférence de soutien aux forces armées libanaises avait déjà été annoncée en début d'année, puis reportée en raison de la situation régionale, notamment de l'entrée en guerre, le 2 mars 2026, du Hezbollah face à Israël, dans le sillage du conflit entre...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut