Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à droite) et le ministre israélien de la Défense Israël Katz (à gauche). Photo Gali Tibbon/AFP via Getty Images

Israël Katz menace d’étendre l’occupation au Liban-Sud et de frapper la banlieue sud de Beyrouth. Le ministre israélien de la Défense a averti que le moindre tir ou lancement de drone vers Israël entraînerait une « riposte puissante » contre la banlieue sud. Il a également menacé d’étendre les opérations terrestres aux régions de Nabatiyé et du Litani, dont les territoires conquis seraient, selon lui, vidés de leurs habitants et intégrés de manière permanente à la « zone de sécurité » israélienne. Benjamin Netanyahu a, de son côté, lancé un avertissement au Hezbollah et à l’Iran : « N’osez pas nous attaquer, vous recevrez un coup comme vous n’en avez jamais imaginé. » Ces avertissements interviennent alors que l’armée israélienne accuse l’armée libanaise d’avoir « échoué » dans sa mission de désarmement du parti chiite.
Pourquoi c’est important
Ces menaces interviennent alors que des discussions sécuritaires se tiennent actuellement à Tampa, en Floride, où la délégation libanaise entend soulever la question des agressions israéliennes continues au Liban-Sud. Depuis la signature, en juin à Washington, de l’accord-cadre tripartite entre le Liban, Israël et les États-Unis, qui prévoit un retrait progressif de l’armée israélienne des zones occupées, seule une « zone pilote », à Zaoutar el-Gharbiyé, dans le caza de Nabatiyé, a été évacuée. Dans le même temps, Tel-Aviv et Washington pressent Beyrouth de désarmer le Hezbollah, qui rejette catégoriquement cette perspective et s’emploie à reconstituer ses capacités militaires. À une semaine des législatives israéliennes, Benjamin Netanyahu, engagé dans une course électorale serrée, a peu d’intérêt à afficher moins de fermeté face au Hezbollah au Liban-Sud. Ses attaques publiques contre l’armée libanaise peuvent aussi être interprétées comme une manière de mettre en scène cette intransigeance.

Netanyahu affirme avoir discuté avec Trump de l’importance d’éliminer le régime iranien. Le Premier ministre israélien a déclaré s’être entretenu la veille avec le président américain de la nécessité de mettre fin au régime iranien. « Nous sommes déterminés à mener à son terme l’élimination du régime iranien », a-t-il affirmé dans un communiqué publié par son bureau, ajoutant en avoir discuté « à de nombreuses reprises avec Trump, y compris hier ». Ces déclarations interviennent à une semaine des élections législatives israéliennes du 27 octobre, alors que M. Netanyahu place la menace iranienne au cœur de sa campagne, sur fond de craintes d’une nouvelle confrontation entre Israël et l’Iran qui pourrait entraîner le Hezbollah dans le conflit.
Le Royaume-Uni va déployer des avions de chasse pour protéger l’Arabie saoudite des attaques houthies. Londres va envoyer des Typhoon de la Royal Air Force (RAF) pour défendre les villes et les infrastructures stratégiques saoudiennes contre les missiles et les drones des houthis yéménites, a annoncé le ministère britannique de la Défense. « Les attaques incessantes des houthis contre notre allié, l’Arabie saoudite, sont absolument ignobles », a déclaré le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, cité par Reuters, en dénonçant notamment le ciblage de l’aéroport de Riyad. Londres a précisé que les appareils effectueraient exclusivement des missions défensives, sans mener de frappes contre les rebelles houthis.

- Aoun et Salam font le point sur la situation au Liban-Sud et le renforcement de la présence de l’État. Après un ballet diplomatique marqué par les visites à Beyrouth du secrétaire général de la Ligue arabe, du chef de la diplomatie française et du Premier ministre qatari, et sur fond de tensions régionales croissantes, le président Joseph Aoun a reçu le Premier ministre Nawaf Salam à Baabda. Les deux responsables ont fait le point sur la situation au Liban-Sud, le renforcement de la présence des institutions de l’État dans les localités non occupées et les perspectives de l’après-Finul. Ils ont également passé en revue les projets convenus avec le Qatar, notamment dans les secteurs de l’électricité, ainsi que les mesures prises par l’armée et les forces de sécurité pour préserver la stabilité du pays, en coordination avec la justice.
- Tom Barrack affirme qu’Ahmad el-Chareh souhaite normaliser les relations avec Israël. L’émissaire américain pour la Syrie s’exprimait au Forum sur la sécurité mondiale, à Doha. Selon lui, le président syrien cherche à rassurer Israël sur ses intentions : « Je ne suis pas dans une logique d’agression, je n’ai aucun problème avec Israël, je veux normaliser les relations avec Israël. » M. Barrack a également appelé à mettre fin aux opérations israéliennes en Syrie.
- Les FL veulent raccourcir le mandat du Parlement. Sept mois après la séance parlementaire ayant prorogé de deux ans la législature, le numéro deux des Forces libanaises, Georges Adwan, a présenté à la Chambre une proposition de loi visant à réduire d’un an le mandat du Parlement. Si le texte est adopté, les élections législatives, initialement reportées à 2028, se tiendraient en mai 2027. Les FL pourraient ainsi tirer parti de la polarisation croissante autour des armes du Hezbollah, qu’elles estiment favorable à leur popularité, notamment au sein de l’électorat chrétien, où le Courant patriotique libre et, dans une certaine mesure, le président Joseph Aoun semblent perdre du terrain.
- La Turquie maintiendra ses troupes en Irak et en Syrie jusqu’à la « sécurisation des frontières ». Ankara conservera sa présence militaire dans les deux pays, en accord avec ses voisins, jusqu’à ce que la sécurité de son territoire soit pleinement assurée, a déclaré le ministre turc de la Défense dans un entretien à l’AFP. Selon une source sécuritaire irakienne, entre 800 et 1 000 soldats turcs sont déployés en Irak. En Syrie, leur nombre était estimé entre 16 000 et 18 000 au moment de la chute de Bachar el-Assad, fin 2024, selon des sources turques citées à l’époque.



