Un homme israélien armé (au centre) attend, avec d'autres personnes, de traverser un carrefour près d'un panneau de campagne électorale du Likoud — le parti du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu — à Jérusalem, le 20 octobre 2026. Photo Jewel SAMAD / AFP
L’armée israélienne avait préparé une campagne de bombardements visant l'Iran, qui devait démarrer le week-end du 10 octobre, mais elle a dû finalement y renoncer, le président américain Donald Trump s’étant opposé à une reprise du conflit avant les élections de mi-mandat aux États-Unis, fixées au 3 novembre, rapporte mercredi le Financial Times. Les frappes israéliennes prévoyaient de viser des infrastructures civiles, telles que des centrales électriques, ainsi que des installations nucléaires et des cibles liées au régime.
D’après les sources citées par le quotidien britannique, ces bombardements devaient être d’une intensité supérieure à celle de l’offensive conjointe américano-israélienne lancée contre l’Iran en février dernier, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait pression pour la reprise de frappes à grande échelle contre l’Iran. Bien qu’il ne soit pas clairement établi si les États-Unis devaient participer directement à l’opération, l’une des sources citées a indiqué qu’il n’était « pas exclu » que les deux pays reprennent les frappes dans les semaines à venir. Les responsables israéliens auraient présenté de leur côté une liste actualisée de cibles en Iran, établie grâce à de nouveaux renseignements ; celle-ci inclut des infrastructures civiles qui n’avaient pas été visées plus tôt cette année.
Les élections dans la balance
Donald Trump et Benjamin Netanyahu, qui se prépare lui-même à une bataille électorale difficile la semaine prochaine, continuent d’évoquer la possibilité d’une nouvelle offensive contre l’Iran, affirmant que les États-Unis et Israël doivent « terminer » le travail face au régime. Mardi, depuis le nord d'Israël frontalier du Liban, le Premier ministre israélien avait estimé qu'en éliminant le régime iranien, ses proxies suivraient.
L'armée israélienne est par ailleurs en état d’alerte renforcée depuis plusieurs semaines ; elle a pris la mesure inhabituelle d’annuler les permissions de tous les soldats, à compter de jeudi et jusqu’aux élections législatives israéliennes, prévues le 27 octobre, précise le Financial Times. Le général Eyal Zamir, chef d’état-major des troupes israéliennes, a expliqué que cette décision visait à « permettre le bon déroulement des élections, en toute sécurité et conformément au calendrier prévu ».
Soutenant la candidature de Netanyahu à la réélection dimanche, le président américain a averti sur Truth Social que « si Israël avait le mauvais dirigeant, qui serait n’importe qui autre que Bibi », les États-Unis devraient s’attaquer seuls à la république islamique – « et je ne suis pas enclin à le faire ». Netanyahu, pour sa part, a publié lundi une vidéo depuis une base aérienne israélienne de sa conversation avec Trump. « Donald, vous avez dit que nous avions un travail à terminer et que nous le terminerions ensemble », a déclaré M. Netanyahu, assis devant un avion de guerre.
