Une épicerie à Gemmayzé, le 21 octobre 2026. Photo Philippe HAGE BOUTROS / L'Orient-Le Jour
L’indice des prix à la consommation a enregistré un deuxième mois de hausse mensuelle consécutive en septembre, enterrant définitivement la séquence de très légers replis constatée au début de l'été.
Publié chaque mois par l’Administration centrale de la statistique (ACS, rattachée à la présidence du Conseil des ministres), l’IPC a progressé de 1,35 % en rythme mensuel, ce qui porte à +17,53 % — soit un peu plus que le niveau de juin — son augmentation en rythme annuel, dans un contexte de tensions sur le marché des hydrocarbures provoquées par la prolongation de la guerre régionale déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran en février dernier. L'IPC a augmenté en moyenne de 16,3 % sur les neuf premiers mois de l’année.
Au cours du même mois de septembre, les prix des carburants, qui sont réglementés par le ministère de l’Énergie, ont augmenté dans des proportions tournant autour de 10 % à 12 % pour l’essence et le diesel, et de plus de 14 % pour les bonbonnes de gaz domestique. Il n'est donc pas surprenant de voir que les composantes de l'IPC qui ont le plus augmenté en septembre sont celles mesurant les prix de l'énergie (+5,06 % en rythme mensuel et 38,91 % en rythme annuel), puis des transport (+3,73 % et +35,23 %), devant les prix de l'énergie au logement (+2,52 % et +20,41 %).
La seule baisse, très modeste, a été enregistrée par la composante mesurant le prix des denrées alimentaires, hors alcool et tabac, soit -0,23 % pour une hausse annuelle de + 10,04 %.
Au niveau des mohafazats, l’IPC a augmenté de 2,2 % dans la Békaa (+22,44 % sur un an), 1,65 % à Nabatiyé (+19,72 %), 1,45 % à Beyrouth (+13,31 %), +1,17 % au Liban-Sud et enfin 1,1 % au Liban-Nord (18,04 %).
