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Économie - Inflation

Deuxième légère baisse consécutive de l’indice des prix au Liban, une première depuis 2019

La composante de l’IPC mesurant les dépenses de santé a augmenté de 5 % en juillet, tirée par la hausse des frais d’hospitalisation.

Deuxième légère baisse consécutive de l’indice des prix au Liban, une première depuis 2019

Une partie des commerces qui composent la rue principale de Furn el-Chebbak, à Beyrouth, le 3 septembre 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS / L’Orient-Le Jour

Sept ans que ce n’était plus arrivé, même si cela reste symbolique. L’indice des prix à la consommation au Liban pour le mois de juillet, tout récemment publié sur le site internet flambant neuf de l’Administration centrale de la statistique, a affiché une deuxième baisse mensuelle consécutive, de 0,03 %, après celle de 0,75 % enregistrée en juin.

Un recul très marginal, probablement dû aux ajustements méthodologiques opérés par l’ACS ces dernières années, mais qui suffit néanmoins à marquer une première depuis juin et juillet 2019, les derniers mois avant la crise qui a précipité la livre libanaise et la solvabilité du secteur bancaire dans les abîmes.

Ces variations n’ont bien entendu pas modifié la tendance lourde de l’inflation dans le pays, avec un IPC qui reste en hausse de 15,69 % en rythme annuel (contre 17,25 % fin juin) et de 14,5 % en moyenne sur les sept premiers mois de l’année (contre 14,8 % sur les douze mois de 2025).

Dans son dernier rapport sur le Liban publié vendredi, la Banque mondiale s'attend à ce que l’inflation atteigne 17,5 % en 2026 « sous l’effet des perturbations de l’approvisionnement, de la hausse des coûts du transport maritime et de l’augmentation des prix du pétrole, réduisant davantage le pouvoir d’achat de la population », sur fond de hausse globale des cours du brut provoqué par le conflit régional entre l'Iran et les États-Unis.

Dans son dernier rapport sur rapport sur l'économie mondiale publié en juillet, le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à ce que l’inflation globale mondiale atteigne 4,7 % en 2026, avant de redescendre à 3,9 % en 2027.

Hausse de la facture énergétique

Parmi les composantes ayant fait baisser l’IPC libanais figurent en premier lieu les prix des vêtements et des chaussures, en recul de 4,46 % sur un mois, tandis que leur hausse sur un an se limite à 1,65 %, soit un niveau qui se rapproche d’un taux d’inflation normal au Liban depuis 2019. En deuxième position, les prix de l'énergie des logements (électricité, gaz, eau, etc.) ont reculé de 1,03 % en rythme mensuel, mais ont fortement renchéri en un an (+20,76 %). Suivent les prix de l'alcool et du tabac (-0,77 % +6,96 %) et ceux des aliments et autres boissons (-0,73 % ; +14,49 %).

La hausse la plus forte a été enregistrée dans la composante santé de l’IPC, dont les prix ont progressé de 5,1 % sur un mois, portant leur hausse à 7,26 % sur un an. Cette évolution tient davantage à l’augmentation des frais d’hospitalisation qu’à celle des médicaments vendus en pharmacie, selon le président du Syndicat des propriétaires d’hôpitaux au Liban, Pierre Yared. « Les hôpitaux font face à une hausse significative de leur facture énergétique, principalement provoquée par la hausse du prix du mazout utilisé pour alimenter les générateurs privés, dont ils dépendent pour combler le déficit de production d’Électricité du Liban. Ils ont donc dû demander aux tiers payants publics et privés d’augmenter leur contribution aux frais d’hospitalisation », explique-t-il, assurant que les contributions demandées aux assureurs n’avaient pas augmenté.

Entre fin juin et fin juillet, le prix de la tonne de mazout est passé de 939,96 à 1183,25 dollars, selon les tarifs du ministère de l'Énergie, soit une hausse de 25 %.

En terme de répartition régionale, l'IPC a baissé au Liban-Nord (-0,85 % en rythme mensuel ; +15,12 % en rythme annuel) et dans le Mont-Liban (-0,17 % ; +15,41 %).

Il a augmenté dans toutes les autres mohafazats dont la Békaa (+0,74 %, +19,29 %), le Liban-Nord (+0,23 % ; 16,78 %), Beyrouth (+0,09 % ; +12,18 %) et enfin Nabatiyé (0,07 % ; 16,54 %).

Sept ans que ce n’était plus arrivé, même si cela reste symbolique. L’indice des prix à la consommation au Liban pour le mois de juillet, tout récemment publié sur le site internet flambant neuf de l’Administration centrale de la statistique, a affiché une deuxième baisse mensuelle consécutive, de 0,03 %, après celle de 0,75 % enregistrée en juin.Un recul très marginal, probablement dû aux ajustements méthodologiques opérés par l’ACS ces dernières années, mais qui suffit néanmoins à marquer une première depuis juin et juillet 2019, les derniers mois avant la crise qui a précipité la livre libanaise et la solvabilité du secteur bancaire dans les abîmes.Ces variations n’ont bien entendu pas modifié la tendance lourde de l’inflation dans le pays, avec un IPC qui reste en hausse de 15,69 % en rythme...
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