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Politique - Diplomatie

Aoun annonce que « la délégation libanaise discutera de l'escalade israélienne lors de la réunion de Tampa »

Le président de la République s’exprimait lors d’une rencontre avec le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au palais de Baabda.

Aoun annonce que « la délégation libanaise discutera de l'escalade israélienne lors de la réunion de Tampa »

Le président de la Republique Joseph Aoun (troisième à partir de la droite) reçoit une délégation française, présidée par le ministre français des AE Jean-Noël Barri (troisième à partir de la gauche) au palais de Baabda, le 17 octobre 2026. Photo @LBpresidency/X

Une délégation militaire libanaise participera à une réunion tripartite à Tampa, en Floride, le 20 octobre afin de présenter les revendications du Liban visant à mettre fin à l'escalade israélienne dans le Sud, a déclaré samedi le président Joseph Aoun qui recevait le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et une délégation française au palais de Baabda. Cette réunion s'inscrit dans le cadre des pourparlers directs organisés sous l'égide des États-Unis depuis avril dernier, qui ont donné lieu à un accord-cadre conclu en juin en vue d'un retrait progressif de l'armée israélienne, mais qui sont à l'arrêt depuis août.

M. Aoun a dénoncé le fait qu’Israël continuait d’attaquer les villages et les villes du Liban-Sud, de démolir des habitations et d’empêcher les agriculteurs d’accéder à leurs terres, ajoutant que l'État hébreu n’avait pas respecté l’accord-cadre avec le Liban, selon un communiqué publié par la présidence libanaise sur X.

L’occupation persistante et les tensions dans le Sud empêchent l’armée libanaise de se déployer jusqu’à la frontière internationale, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, a ajouté M. Aoun. Il a exprimé l’espoir que la réunion de Tampa aboutisse à « des résultats conformes à l’accord-cadre ».

Le président de la République a également appelé à ce que le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) soit prolongé ou qu’elle continue d’assurer des missions de sécurité en 2027, après la fin de son mandat le 31 décembre 2026. Si cela s’avérait impossible, le Liban serait favorable à « toute formule garantissant une présence internationale dans le Sud et empêchant l’instauration d’un vide » dans cette région en guerre, a déclaré M. Aoun, mettant en garde contre le fait de laisser l’armée libanaise seule face aux forces israéliennes dans les zones occupées. À ce propos, il a appelé la France à apporter son soutien auprès des Nations unies et du Conseil de sécurité afin d’aider à prévenir un tel vide.

Le chef de l'État a également déclaré que l’armée libanaise et les autres forces de sécurité « mettaient en œuvre les décisions du gouvernement visant à étendre l’autorité de l’État, à empêcher les manifestations armées et à saisir les armes et les munitions », ajoutant que les contrevenants étaient déférés devant la justice. Ces déclarations interviennent après que le Hezbollah a revendiqué la propriété de plusieurs centaines de kilogrammes d’explosifs saisis par les autorités entre la Békaa et Beyrouth.

M. Aoun a également appelé à « renforcer et équiper l’armée et les forces de sécurité », exprimant l’espoir qu’une conférence internationale visant à les soutenir se tienne prochainement, à la suite d’une réunion préparatoire qui s’est tenue à Paris en septembre dernier.

La réunion de Paris s’inscrivait dans le cadre des efforts internationaux destinés à mobiliser un soutien en faveur de l’armée libanaise et des Forces de sécurité intérieure (FSI), chargées d’étendre l’autorité de l’État à l’ensemble du pays. La conférence qui devait avoir lieu à cet effet n’a toujours pas été organisée dans la capitale française.

La France réaffirme son soutien au Liban

M. Barrot, pour sa part, a réaffirmé le soutien de la France à la souveraineté, la stabilité et la sécurité du Liban, ainsi que son engagement en faveur de la mise en œuvre intégrale de l’accord de cessez-le-feu signé le 26 juin 2026 et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, selon le communiqué de la présidence.

Le chef du Quai d'Orsay a souligné la nécessité d’un « nouveau cadre international » pour soutenir la souveraineté libanaise et le redéploiement des forces armées, ainsi que les graves conséquences d’un éventuel vide sécuritaire.

À son tour, M. Aoun a remercié le président français Emmanuel Macron pour sa décision de reprendre les vols commerciaux français à destination de Beyrouth, pour son soutien à l’intégration des ports de Beyrouth et de Tripoli dans le réseau portuaire du Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), ainsi que pour son rôle dans la mise en place d’une mission européenne chargée de conseiller et soutenir l’armée libanaise et les Forces de sécurité intérieure pendant trois ans.


Une délégation militaire libanaise participera à une réunion tripartite à Tampa, en Floride, le 20 octobre afin de présenter les revendications du Liban visant à mettre fin à l'escalade israélienne dans le Sud, a déclaré samedi le président Joseph Aoun qui recevait le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et une délégation française au palais de Baabda. Cette réunion s'inscrit dans le cadre des pourparlers directs organisés sous l'égide des États-Unis depuis avril dernier, qui ont donné lieu à un accord-cadre conclu en juin en vue d'un retrait progressif de l'armée israélienne, mais qui sont à l'arrêt depuis août. M. Aoun a dénoncé le fait qu’Israël continuait d’attaquer les villages et les villes du Liban-Sud, de démolir des habitations et d’empêcher...
commentaires (2)

Nous voilà sauvé! Non mais on se moque de qui là? Cela fait des décennies qu’on nous ressort le même topo, et les choses ne font que s’envenimer. S’ils avaient l’intention ferme de perdre ce pays, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Bla bla et bombage de torse pour seuls alternatives aux actes et aux exécutions des plans et des accords déjà établis et signés pour s’assoir dessus et pleurer en quémandant des aides et le courage des autres pays.

Sissi zayyat

14 h 14, le 18 octobre 2026

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Commentaires (2)

  • Nous voilà sauvé! Non mais on se moque de qui là? Cela fait des décennies qu’on nous ressort le même topo, et les choses ne font que s’envenimer. S’ils avaient l’intention ferme de perdre ce pays, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Bla bla et bombage de torse pour seuls alternatives aux actes et aux exécutions des plans et des accords déjà établis et signés pour s’assoir dessus et pleurer en quémandant des aides et le courage des autres pays.

    Sissi zayyat

    14 h 14, le 18 octobre 2026

  • Blablabla... Cest tout ce que fait Aoun

    Emile

    14 h 03, le 18 octobre 2026

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