L'ambassadeur de France au Liban, Patrick Durel (à gauche), observe le président libanais Joseph Aoun (au centre) saluer le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avant le début d'une réunion au palais présidentiel de Baabda, le 17 octobre 2026. Photo Anwar AMRO / AFP

La présidence libanaise a annoncé dimanche sur X que le président Joseph Aoun a évoqué la teneur de futurs pourparlers entre le Liban et Israël qui devront avoir lieu à Tampa, en Floride aux États-Unis, le 20 octobre. Recevant samedi au palais de Baabda le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, M. Aoun a déclaré qu’une délégation militaire libanaise participera à cette réunion tripartite afin de présenter les revendications du Liban visant à mettre fin à l'escalade israélienne dans le Sud.
Le chef de l'État a dénoncé le fait qu’Israël continuait d’attaquer les villages et les villes du Sud, de démolir des habitations et d’empêcher les agriculteurs d’accéder à leurs terres, ajoutant que l'État hébreu n’avait pas respecté l’accord-cadre conclu sous l’égide des États-Unis avec le Liban, selon un communiqué publié par la présidence libanaise sur X. Il a exprimé l’espoir que la réunion de Tampa aboutira à « des résultats conformes à l’accord-cadre », qui avait été signé en juin entre les délégations libanaise et israélienne.
Pourquoi c'est important
Les pourparlers entre le Liban et Israël sont interrompus depuis le mois d'août, après qu’une seule étape seulement du retrait israélien a été réalisée, dans le village de Zaoutar el-Gharbiyé à Nabatiyé. Depuis, les attaques israéliennes se multiplient, tout comme les dynamitages dans les villes et villages libanais.
L’armée israélienne dénonce l’inaction de l’armée libanaise quant au désarmement du Hezbollah, alors que les autorités libanaises accusent Israël de poursuivre sa destruction du Liban-Sud malgré l’accord et l’absence d'action de la part du Hezbollah, depuis le cessez-le-feu. Cependant, la raison véritable de l’arrêt des négociations serait la proximité des élections législatives israéliennes, le 27 octobre, qui ne s’annoncent pas favorables au Premier ministre Benjamin Netanyahu. Celui-ci aurait par conséquent intérêt à poursuivre son action militaire au Liban, en vue de montrer ses efforts contre le parti-milice allié de l’Iran.
Dimanche, Benjamin Netanyahu a aaffirmé, dans une interview à la télévision israélienne, « ne pas avoir confiance dans le gouvernement libanais pour désarmer le Hezbollah », affirmant que son objectif, au final, « est d’éliminer le Hezbollah ».

Sur le plan social en France, les émeutes à Paris se poursuivent, avec un nombre record d’arrestations et de gardes à vue, plus de 500 dans la capitale. De Paris à Marseille, la journée de mobilisation contre la « vie chère » a réuni des centaines de milliers de personnes samedi, à six mois de la présidentielle. Elle s'est accompagnée d'affrontements et de scènes de chaos d'une intensité rare, des « casseurs » se livrant jusque dans la soirée à des pillages et dégradations vivement condamnés par le gouvernement.
À Paris, 13 policiers et gendarmes ont été blessés ainsi que deux pompiers, a indiqué la préfecture de police, qui a fait état de « groupes violents, caractérisés par leur volume inhabituel (500 à plus de 1.000) ». La mairie de la capitale française a dénoncé le manque de moyens policiers mis à sa disposition.
À Limoges, l’incendie qui a ravagé le bâtiment historique de la mairie a été maîtrisé. D’importants dégâts ont été constatés à Lyon également.

- Raggi appelle l’Iran et ses alliés à ne plus frapper les pays du Golfe : Le ministre libanais des Affaires étrangères, qui s’exprimait dimanche en Irak à la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a rappelé « l’attachement du Liban à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies », qui appelle à la cessation immédiate de ces agressions. Tout en condamnant les attaques israéliennes au Sud, il a appelé l’Iran à arrêter ses ingérences au Liban.
- L’Arabie saoudite appelle les employés du Kingdom Center à Riyad à se limiter au télétravail : Cette tour emblématique de la capitale saoudienne abrite entre autres le bureau régional du Fonds monétaire international (FMI). Cette mesure montre que l’ampleur des attaques houthies ne faiblit pas. Par ailleurs, les combats se poursuivent dans les environs de la ville yéménite de Taëz, au sud. Et Riyad a annoncé la mort de deux pilotes dans un incident à la frontière yéménite.
- Téhéran se dote d'un ministre de la Défense : pour la première fois, huit mois après le début de la guerre, le régime iranien a nommé à ce poste Mehrdad Akhlaghi, visé par des sanctions de l'ONU. « Que chacun se rassure : ils (les Américains, Ndlr) n'oseront très certainement pas nous attaquer. Mais s'ils le font, ils s'exposeront tout comme la région à des dégâts considérables" » a-t-il déclaré devant la presse.



