Le siège de la compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco à Dhahran, dans l'est de l'Arabie saoudite, le 14 octobre 2026. Photo : AFP
Le Parlement égyptien tiendra dimanche une session plénière extraordinaire à la demande du président Abdel Fattah al-Sissi, qui souhaite obtenir l’autorisation d’intervenir pour défendre l’Arabie saoudite si Riyad en faisait la demande, rapporte samedi la chaîne al-Arabiya. Le royaume est visé depuis début octobre par des attaques quasi quotidiennes des houthis, mouvement rebelle yéménite soutenu par l’Iran qui ont fait au moins 14 morts et plus de 320 blessés. Riyad bombarde également les assaillants, sans pour autant empêcher leur progression dans le sud-ouest du Yémen.
La séance doit porter sur l’évolution de la situation régionale et sur la position de l’Égypte concernant la protection de la sécurité et de la stabilité de l’Arabie saoudite. Le chef de l’État avait appelé samedi le Parlement à l’autoriser à prendre toute mesure que Riyad pourrait solliciter pour assurer sa défense. « Nous prendrons toute mesure nécessaire pour protéger l’Arabie saoudite, et j’appelle le Parlement à tenir une session extraordinaire afin d’autoriser cette action si nous sommes sollicités en ce sens », avait-il déclaré. Cette initiative ne signifie pas qu'une intervention militaire égyptienne est imminente, mais qu'elle pourrait être envisagée à la demande de l'Arabie Saoudite.
Cette demande d’autorisation fait suite aux déclarations du président égyptien, qui a affirmé que toute menace visant l’Arabie saoudite affectait également la sécurité nationale de l’Égypte et du Golfe. Il a rappelé que les deux pays constituaient, selon lui, le cœur des nations arabe et islamique, soulignant que « toute atteinte à l’un aurait des répercussions sur l’autre ».
La sécurité du Golfe indissociable de celle de l’Égypte
Lors d’une précédente intervention mercredi, le président égyptien avait affirmé que son pays n’accepterait aucune menace contre la sécurité ou les frontières de l’Arabie saoudite. Il avait souligné que la sécurité du Golfe faisait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne.
Selon la présidence égyptienne, le maréchal Sissi a par ailleurs rejeté toute menace contre la sécurité de la mer Rouge et les voies maritimes internationales. Il a présenté la stabilité de l’Arabie et la désescalade régionale comme des priorités pour Le Caire, avertissant que les bouleversements géopolitiques en cours dans la région auraient des répercussions sur les pays concernés, rapporte encore le site al-Ahram Online.
Coordination continue avec Riyad
L’initiative égyptienne s’inscrit dans le prolongement de la coopération entre Le Caire et Riyad. Lors de discussions organisées au Caire en septembre, la président Sissi avait soutenu les mesures prises par le royaume wahhabite pour préserver sa sécurité et sa stabilité.
L’Égypte a également condamné les attaques des houthis contre le royaume. Les deux pays poursuivent par ailleurs leur coordination diplomatique, notamment sur la sécurité maritime en mer Rouge et les crises régionales.