Rechercher
Rechercher

Fin de récré


Fabuleux destin que celui des barbus et de leurs alliés ratiboisés ou carrément imberbes !

Une fo is de plus, le temps de latence touche à sa fin et la prochaine raclée est aux portes. Tout se passe comme si, avec la régularité et la précision d’une horloge suisse, les fanfaronnades et vantardises soudain champignonnent, se bousculent, se télescopent, avant que jaillisse le geyser dément de l’Hébraïe voisine qui n’en demandait pas tant.

Engloutir de nouveaux territoires, cramer des maisons, concasser des villages inexplorés… Bibi le Nataniais en a rêvé, le Hezbollah est allé au-delà de toutes ses espérances. Au Liban, la vie ne se mesure pas au rythme du halètement respiratoire des belligérants, mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle.

Transformant une lubie en mensonge validé, Istiz Nabeuh a promis lui que si un vrai cessez-le-feu était instauré à la frontière sud, il garantira son respect par les tirailleurs de l’ayatollah. Sinon, crane-t-il en bombant le torse à se faire péter les bretelles devant ses visiteurs venus en pèlerinage hebdomadaire, ses amis sont prêts pour le carton guerrier suprême. Les ouailles de l’Homo barbudens Kassem sont aux anges ! Le ten ancier du Parlement et légataire universel de la fonction publique vient de leur faire un cadeau en grande pompe… et en grand cire-pompes.

Nous voilà donc rassurés !

Si le brave Naïm recommence à s’agiter en défendant ses passeurs d’explosifs et de biftons verts, c’est que tous les préparatifs sont évidemment bouclés : ses escadrilles de chasseurs bombardiers font déjà ronronner leurs turboréacteurs, les caves de la banlieue sud regorgent de stocks de blé, l’autosuffisance alimentaire est au poil avec la constitution d’énormes réserves dans des tunnels bien protégés. Quant à l’approvisionnement en carburant, il est assuré tant pour les véhicules militaires que pour les secours, les abris sont fins prêts pour sécuriser la population, et des plans d’évacuation ont été minutieusement établis… Taïaut, taïaut ! Le mom ent venu, ses hommes se lèveront et marcheront comme un seul Lazare pour libérer le Liban, puis poursuivront leur promenade de santé jusqu’à labourer la Palestine. C’est fou ce que l’écran plat va bien avec ses discours. Mais bon, il n’est pas le premier Arabe à plastronner avant de se prendre une volée de gamelles de haut en bas, en diagonale et de travers.

Résultat des courses : va falloir serrer les dents bien fort en attendant le mirage improbable de jours meilleurs. Libanais, sacrifiez-vous pour ménager l’orgueil des

va-t-en-guerre. Que les excités d’aujourd’hui crèvent, pour sauver les excités de demain…

C’est ce qu’on appelle une avancée en arrière du pas en avant dans le recul du monopole d’État sur les armes.

gaby nasr@lorientlejour.com

Fabuleux destin que celui des barbus et de leurs alliés ratiboisés ou carrément imberbes !Une fo is de plus, le temps de latence touche à sa fin et la prochaine raclée est aux portes. Tout se passe comme si, avec la régularité et la précision d’une horloge suisse, les fanfaronnades et vantardises soudain champignonnent, se bousculent, se télescopent, avant que jaillisse le geyser dément de l’Hébraïe voisine qui n’en demandait pas tant. Engloutir de nouveaux territoires, cramer des maisons, concasser des villages inexplorés… Bibi le Nataniais en a rêvé, le Hezbollah est allé au-delà de toutes ses espérances. Au Liban, la vie ne se mesure pas au rythme du halètement respiratoire des belligérants, mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle.Transformant une lubie en mensonge validé, Istiz Nabeuh...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut