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Moyen-Orient - point actu

Point de 20h : Israël relance ses menaces contre la banlieue sud de Beyrouth, deux navires touchés près d'Ormuz, 1 500 tués à Gaza depuis le « cessez-le-feu »

Netanyahu affirme vouloir en finir avec le Hezbollah et le Hamas « d'ici deux ans » en cas de réélection, tirs sporadiques dans le détroit d'Ormuz, événements sportifs annulés en Arabie saoudite à cause des attaques houthies. Voici ce qu'il faut retenir de l'actualité de mercredi.

Point de 20h : Israël relance ses menaces contre la banlieue sud de Beyrouth, deux navires touchés près d'Ormuz, 1 500 tués à Gaza depuis le « cessez-le-feu »

Des immeubles de la banlieue sud de Beyrouth, détruits par des frappes israélienne. Photo L'Orient-Le Jour/Mohammad Yassine

Le ton se remet à monter du côté d'Israël, où les responsables battent à nouveau les tambours de la guerre dans un contexte de tensions grandissantes au Proche-Orient, à l'approche des élections législatives en Israël le 27 octobre.

Habitué de ce genre de déclarations, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a menacé mercredi de vider et de bombarder la banlieue sud de Beyrouth et d'étendre l'occupation israélienne dans le sud du Liban, si le Hezbollah décide de se joindre à l'Iran pour attaquer l'État hébreu,

L'armée israélienne « est prête à mener une offensive terrestre » et le bastion du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth « sera également évacué et ses infrastructures terroristes frappées, tandis que plus d'un million de chiites seront déplacés au Liban », a-t-il averti, en marge d'une visite mercredi matin dans la zone d'occupation israélienne au Liban.

« Nasrallah a détruit la communauté chiite du Liban avant d'être éliminé, et Naïm Kassem pourrait l'anéantir totalement, jusqu'à ce qu'il soit lui aussi éliminé », a ajouté M.Katz, en référence à l'ancien secrétaire général du Hezbollah, tué le 27 septembre 2024 dans une frappe israélienne à Beyrouth, et à son successeur à la tête du parti chiite.

Pourquoi c'est important

Quoique coutumières, ce genre de menaces proférées par le ministre de la Défense israélien n'avaient pas été réitérées depuis plusieurs mois et l'annonce d'un « cessez-le-feu » fin juin au Liban, dont la capitale et sa banlieue n'ont plus été visées par Israël depuis les massacres du 8 avril 2026, lorsque l'aviation israélienne avait tué plus de 350 personnes en quelques heures à travers le pays.

À l'heure où la campagne électorale en Israël incite divers candidats à la surenchère verbale, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quant à lui affirmé vouloir en finir avec le mouvement islamiste palestinien Hamas et le Hezbollah « d’ici deux ans », en cas de réélection. « Nous avons fait 90% du travail, mais il reste encore à faire. Au cours des deux prochaines années, nous éliminerons définitivement le Hamas, nous éliminerons définitivement le Hezbollah et nous ferons tomber l'Iran », a-t-il déclaré dans une interview à la radio militaire GLZ.

Des informations de presse ayant circulé ces derniers jours ont indiqué que le chef du gouvernement israélien aurait récemment essayé de convaincre le président américain Donald Trump de relancer ses frappes contre l'Iran avant les élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues début novembre. Interrogé sur la possibilité d’une nouvelle escalade militaire avant les législatives, Benjamin Netanyahu a répondu « espérer vivement que ce ne sera pas le cas ». « Il est vrai que les ennemis d’Israël veulent nous attaquer dans les prochains jours, et il y a des signes en ce sens », a-t-il poursuivi.

Dans la région du Golfe, deux nouveaux navires ont été visés par des tirs dans le détroit d'Ormuz, portant à quatre le nombre d'attaques survenues mardi, a indiqué mercredi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Un porte-conteneurs de 50 000 tonnes et un autre de 19 000 tonnes ont été frappés chacun « par un projectile d'origine inconnue », a indiqué l'agence. Les deux navires ont « signalé des dommages mineurs » et poursuivi leur route, a-t-elle ajouté. UKMTO avait fait état mardi soir de deux autres attaques visant un navire-citerne et un porte-conteneurs, sans préciser si elles avaient provoqué des dégâts ou des victimes.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant la guerre au Moyen-Orient, est devenu le principal théâtre du conflit déclenché le 28 février dernier par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran. Depuis, Téhéran revendique le contrôle de cette voie maritime et cible régulièrement les bateaux qui y transitent sans son autorisation.

Washington impose, en retour, un blocus naval des ports iraniens, alors que les derniers pourparlers diplomatiques entre les deux pays n'ont débouché sur aucun accord pour débloquer le détroit, où des navires continuent d'être régulièrement la cible de tirs iraniens.

  • Le nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza depuis l'entrée en vigueur du « cessez-le-feu » d'octobre 2025, il y a un an, a dépassé mercredi la barre des 1 500 morts, selon le dernier bilan publié par le ministère de la Santé de l'enclave. Dans ce bilan, publié ce mercredi à la mi-journée, le ministère a fait état de deux tués supplémentaires au cours des dernières 24 heures. Cela porte à 1 501 tués et 5 323 blessés le bilan des attaques israéliennes contre l'enclave palestinienne, qui se sont poursuivies de façon quasi quotidienne depuis plus d'un an en dépit du « cessez-le-feu » entré en vigueur le 11 octobre 2025 sous parrainage américain
  • Un tournoi de tennis et trois matches de la Ligue saoudienne de football, prévus cette semaine, ont été reportés « pour des raisons logistiques » a annoncé Riyad, sur fond d’intensification des attaques des miliciens houthis du Yémen contre l’Arabie saoudite. Plusieurs autres rencontres du championnat saoudien avaient déjà été arrêtées dans la capitale en raison de l'interception d'un tir de missile venu du Yémen.
  • Le porte-parole du département d’État américain, Tommy Pigott, a affirmé mardi que Washington poursuivait ses contacts avec le Liban et Israël afin de faire avancer les négociations entre les deux pays, au point mort depuis les dernières réunions à Rome en août. Il a également insisté sur la nécessité de désarmer le Hezbollah pour ouvrir la voie à la reconstruction du Liban-Sud et au retour des déplacés, une condition martelée par les États-Unis, affirmant que des pays du Golfe et d'Europe pourraient mobiliser des « milliards de dollars » dans ce dossier.
  • Le président libanais Joseph Aoun a reçu mercredi un appel téléphonique du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, au cours duquel ils ont convenu de « la nécessité de soutenir les solutions diplomatiques pour mettre fin aux conflits dans la région », a annoncé la présidence libanaise dans un communiqué.




Le ton se remet à monter du côté d'Israël, où les responsables battent à nouveau les tambours de la guerre dans un contexte de tensions grandissantes au Proche-Orient, à l'approche des élections législatives en Israël le 27 octobre.Habitué de ce genre de déclarations, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a menacé mercredi de vider et de bombarder la banlieue sud de Beyrouth et d'étendre l'occupation israélienne dans le sud du Liban, si le Hezbollah décide de se joindre à l'Iran pour attaquer l'État hébreu, L'armée israélienne « est prête à mener une offensive terrestre » et le bastion du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth « sera également évacué et ses infrastructures terroristes frappées, tandis que plus d'un million de chiites seront déplacés au...
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