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Moyen-Orient - point actu

Le point à 14h : la Finul et le Hezbollah au cœur des débats ; un missile balistique intercepté à Riyad ; le pape opéré d'un nodule cancéreux

Le Liban semble être à nouveau au cœur des préoccupations de la communauté internationale ; la situation entre l'Arabie saoudite et les houthis pro-iraniens n'en finit pas de se compliquer. Retrouvez notre tour d'horizon de l'actualité de ce mercredi.

Le point à 14h : la Finul et le Hezbollah au cœur des débats ; un missile balistique intercepté à Riyad ; le pape opéré d'un nodule cancéreux

Un homme passant devant un panneau montrant l'ex-guide suprême iranien, Ali Khamenei, l'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et le défunt chef de la force al-Quds, Kassem Soleimani, à Téhéran, le 6 octobre 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS

Le Liban, le Hezbollah et la Force intérimaire de l'ONU (Finul) figurent toujours en bonne place sur la table des discussions de la communauté internationale, alors que l'armée israélienne continue de s'acharner sur le Sud, sans horizon clair pour les négociations avec Israël et avec la crainte d'un « vide sécuritaire » après le départ des Casques bleus, prévu fin décembre. Si aucune date n'a encore été confirmée par Washington pour de nouvelles négociations avec Israël, après un dernier round de réunions à Rome en août qui n'avait pas suscité de nouvelles percées, le département d'Etat a toutefois affirmé, par le biais de son porte-parole Tommy Pigott, la poursuite des contacts avec le Liban et Israël afin de faire avancer les pourparlers entre les deux pays. Le responsable a par ailleurs insisté sur la nécessité de désarmer le Hezbollah pour ouvrir la voie à la reconstruction du Liban-Sud et au retour des déplacés, affirmant que des pays du Golfe et d'Europe pourraient mobiliser des « milliards de dollars » dans ce dossier, à condition que l'Etat libanais exerce un monopole sur les armes.

De son côté, le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, qui a rencontré le président Joseph Aoun, a déclaré que le Liban doit avoir son mot à dire sur le sort de la Finul. Il a estimé que des discussions vont « désormais s'engager » au Conseil de sécurité sur cette question, de nombreux responsables libanais ayant appelé au maintien des Casques bleus, dans un contexte de tension continue et d'occupation israélienne au Liban-Sud. Une session du Conseil s'était penchée sur la question début septembre, alors que les Etats-Unis s'opposent catégoriquement à toute prorogation du mandat de la Force, qui est régulièrement critiquée par Israël. Par ailleurs, un haut diplomate iranien est arrivé à Beyrouth dans la journée. Sur le terrain, des avions de chasse israéliens ont effectué des frappes sur les cazas de Bint Jbeil, Marjeyoun et Nabatiyé, après une matinée marquée par des tirs d'artillerie.

Pourquoi c'est important

Des pans entiers du Liban-Sud sont dévastés par les bombardements et les destructions israéliennes, tandis que l’armée israélienne occupe toujours une zone de plus de 600 km². De nombreux villages restent inaccessibles pour leurs habitants, empêchant le retour des familles déplacées, alors que les attaques se poursuivent quotidiennement malgré le cessez-le-feu. Les autorités libanaises ont déjà avoué leur manque de moyens pour lancer la reconstruction et dépendent donc d'aides extérieures, elles-mêmes conditionnées au désarmement du parti chiite. Le Hezbollah refuse pour sa part d'évoquer son désarmement et le conditionne au retrait israélien du Liban-Sud. Autant de données qui risquent de compliquer la situation au Liban-Sud, et s'aggraver en cas de départ de la Finul... alors que certains redoutent qu'une nouvelle poussée de fièvre régionale entre l'Iran et les Etats-Unis emporte à nouveau le Liban dans le conflit.

Les tensions restent vives entre l'Arabie saoudite et les houthis pro-iraniens du Yémen. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a affirmé mercredi avoir intercepté un missile tiré par les houthis vers Riyad. Dans la matinée, des messages d'alerte avaient été envoyés par téléphone aux habitants, les mettant en garde contre une « menace aérienne » et les appelant à se mettre à l'abri, tandis que les houthis ont revendiqué des tirs sur des installations d'Aramco, un aéroport et une raffinerie en Arabie saoudite.

Tôt mercredi, Riyad avait indiqué que quatre personnes -deux femmes, un homme et un enfant - avaient été blessées par des débris de missiles dans la capitale, et qu'un site administratif d'Aramco avait été touché à Dharhan par une attaque qui a provoqué un incendie limité sans faire de victime. La coalition a revendiqué mardi des frappes au Yémen contre des sites contribuant à « l'effort de guerre » des combattants houthis.

  • La police turque a pris le contrôle du siège de la principale chaîne privée d'opposition, Halk TV, et interpellé onze de ses salariés. La prise de contrôle intervient deux semaines après le blocage du site d'information indépendant T24, l'un des plus importants du pays, accusé de « propagande LGBT ». Les journalistes et médias d'opposition sont constamment visés par la justice turque pour une série d'infractions présumées, allant de la diffamation à l'insulte au président Recep Tayyip Erdogan, en passant par la corruption ou la diffusion de fausses nouvelles.
  • Le pape Léon XIV, 71 ans, entame sa convalescence à Rome après s'être vu retirer la veille un nodule cancéreux au poumon. Des examens complémentaires sont en cours pour détecter d'éventuels signes de propagation du cancer. Selon les spécialistes, ils permettront d'indiquer le stade exact de la maladie et les éventuels traitements à suivre, comme une radiothérapie, même si le pronostic reste très positif pour le pape, grand amateur de tennis qui a jusqu'ici affiché une excellente forme.



Le Liban, le Hezbollah et la Force intérimaire de l'ONU (Finul) figurent toujours en bonne place sur la table des discussions de la communauté internationale, alors que l'armée israélienne continue de s'acharner sur le Sud, sans horizon clair pour les négociations avec Israël et avec la crainte d'un « vide sécuritaire » après le départ des Casques bleus, prévu fin décembre. Si aucune date n'a encore été confirmée par Washington pour de nouvelles négociations avec Israël, après un dernier round de réunions à Rome en août qui n'avait pas suscité de nouvelles percées, le département d'Etat a toutefois affirmé, par le biais de son porte-parole Tommy Pigott, la poursuite des contacts avec le Liban et Israël afin de faire avancer les pourparlers entre les deux pays. Le responsable a par...
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