Des décombres jonchent le sol d'une rue du quartier de l'église Mar Mikhael, dans la banlieue sud de Beyrouth, après une frappe israélienne, le 7 mars 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a menacé mercredi de vider et de frapper la banlieue sud de Beyrouth et d'étendre son occupation au Liban-Sud, si le Hezbollah décide de se joindre à l'Iran pour attaquer l'Etat hébreu, dans un contexte de tensions grandissantes dans la région. La capitale libanaise est épargnée par les attaques israéliennes depuis début juin, après avoir été violemment pilonnée lors du dernier conflit, déclenché le 2 mars. Les frappes sur Beyrouth avaient décéléré après les attaques sanglantes du 8 avril 2026, qui ont touché l'ensemble du pays, et les pressions internationales.
L'armée israélienne « est prête à mener une offensive terrestre » et le bastion du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, « sera également évacué et ses infrastructures terroristes frappées, tandis que plus d'un million de chiites seront déplacés au Liban », a déclaré Israel Katz, lors d'une visite, ce matin, dans la zone occupée par l'armée israélienne dans le sud du Liban.
« Nasrallah a détruit la communauté chiite du Liban avant d'être éliminé, et Naïm Kassem pourrait l'anéantir totalement, jusqu'à ce qu'il soit lui aussi éliminé », a-t-il ajouté, en référence à l'ancien secrétaire général du Hezbollah, tué le 27 septembre 2024 dans une frappe israélienne à Beyrouth, et à son successeur à la tête du mouvement chiite.
« Si le Hezbollah se joint à l'Iran pour attaquer Israël, il subira un coup dur et perdra davantage de territoire dans le sud du Liban, dans les secteurs de Nabatiyé et du Litani, qui seront intégrés à la zone de sécurité permanente d'Israël », a déclaré le ministre de la Défense. Mardi soir, il avait rapporté « des tentatives de la part de nos ennemis, menés par l'Iran et ses relais, de mener des attaques visant à influencer les résultats des élections en Israël », selon des médias israéliens.
Netanyahu met en garde contre des attaques sur Israël
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé de son côté mercredi, dans une interview à la radio militaire GLZ, que « les ennemis d’Israël cherchent à attaquer le pays avant les prochaines élections », prévues le 27 octobre. Interrogé sur la possibilité d’une escalade militaire avant les législatives, M. Netanyahu a répondu : « J’espère vivement que ce ne sera pas le cas. » « Il est vrai que les ennemis d’Israël veulent nous attaquer dans les prochains jours, et il y a des signes en ce sens », a-t-il ajouté, tout en niant que ses déclarations soient motivées par des considérations politiques.
Par ailleurs, la presse libanaise a rapporté mercredi l'arrivée à l'aéroport international de Beyrouth de l'adjoint au ministre isranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, à la tête d'une délégation diplomatique. Ce dernier a été accueilli par une délégation du mouvement Amal, présidée par Khalil Hamdane qui représentait le chef du Parlement Nabih Berry, ainsi que par le député du Hezbollah Ali Mokdad.
Le point à 14h : la Finul au cœur des débats ; un missile intercepté à Riyad ; le pape opéré