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Société - Prisons Au Liban

Grève de la faim à Roumieh : les dessous d’une action coup de poing orchestrée depuis le bâtiment B

Après la suspension de la loi d’amnistie générale, les détenus islamistes et leurs proches se sont organisés pour faire pression sur le Conseil constitutionnel.

Grève de la faim à Roumieh : les dessous d’une action coup de poing orchestrée depuis le bâtiment B

Montage de photos prises dans la prison de Roumieh et fournies par le comité des familles de prisonniers et l’Observatoire libanais pour les droits des prisonniers

En douze ans de détention, il n’avait jamais vu une telle scène de ses propres yeux : des prisonniers heureux. Ce 4 septembre 2026, à la prison de Roumieh, S., détenu du bâtiment B, celui dit des « islamistes », se réveille aux sons des takbirs ; des « Allahu Akbar » criés si forts qu’ils en feraient trembler les murs.Le président de la République, Joseph Aoun, vient de promulguer la très controversée loi d’amnistie générale, celle qui signe, pour nombre d’entre eux, la fin d’un long calvaire carcéral. S. entre dans la ronde qui s’est formée dans un des couloirs. Les débardeurs virevoltent dans l’air comme des serviettes. Même F., codétenu d’ordinaire peu sympathique, entreprend quelques mouvements chaloupés sur de la musique arabe. Des hommes remercient Joseph Aoun à tue-tête, comme s’il était là pour les entendre. À force d’avoir...
En douze ans de détention, il n’avait jamais vu une telle scène de ses propres yeux : des prisonniers heureux. Ce 4 septembre 2026, à la prison de Roumieh, S., détenu du bâtiment B, celui dit des « islamistes », se réveille aux sons des takbirs ; des « Allahu Akbar » criés si forts qu’ils en feraient trembler les murs.Le président de la République, Joseph Aoun, vient de promulguer la très controversée loi d’amnistie générale, celle qui signe, pour nombre d’entre eux, la fin d’un long calvaire carcéral. S. entre dans la ronde qui s’est formée dans un des couloirs. Les débardeurs virevoltent dans l’air comme des serviettes. Même F., codétenu d’ordinaire peu sympathique, entreprend quelques mouvements chaloupés sur de la musique arabe. Des hommes remercient Joseph Aoun à tue-tête, comme s’il était...
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