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Lifestyle - Échappée Belle Parisienne

Au cœur de Paris, chaque vendredi, des soirées libanaises « comme à la maison »

Célébrer le Liban, chaque vendredi, au pied de l’arc de Triomphe ? C’est le pari de Victoria et Georges Yazbeck, frère et sœur originaires de Batroun.

Au cœur de Paris, chaque vendredi, des soirées libanaises « comme à la maison »

« Les nuits libanaises » de Becky's à Paris, tous les vendredis entre 20h30 et 23h. Photo fournie par Becky's

Si, un vendredi soir empreint de nostalgie du Liban, vous passez devant le pavillon Tilsitt dans le 17e arrondissement de Paris, suivez les indications du vigile et descendez le long escalier qui mène à la salle principale. Au bas des marches, ce n’est rien moins qu’une soirée libanaise qui vous attend.

Sur scène, Georges Yazbeck et son groupe, le « Becky’s Band », réveillent, au pied de l’arc de Triomphe, grands classiques et tubes plus récents de la musique orientale, de Feyrouz à Yuri Mraqqadi en passant par Sherine... Victoria Yazbeck, sœur de Georges, téléphone à la main, filme et orchestre la soirée, tandis que près de 300 personnes chantent à tue-tête, les bras levés, portées par les mélodies familières.


De l’improvisation à la tradition

Après des études en France, Victoria et Georges, originaires de Batroun, ouvrent, en octobre 2022, leur restaurant, Becky’s, à Paris. Le succès est immédiat. « Un soir, un ami pianiste est passé à Becky’s. Spontanément, nous avons eu l’idée de jouer devant les clients. Il a installé son piano, Georges a chanté, les gens ont adoré », explique Victoria qui filme cette première soirée improvisée. « J’ai posté les vidéos sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate : tout le monde voulait venir. »

Georges se souvient, lui aussi, très bien de ce premier événement. « C’était en décembre 2022. Je n’envisageais pas de chanter sur scène, ça n’avait jamais été ma passion. Au début, on était trois, on jouait devant une trentaine de personnes. Puis il y a eu de plus en plus de monde. Au bout de deux ans, il n’y avait plus suffisamment de place dans le restaurant, on a dû changer de lieu. Aujourd’hui, 300 personnes, en moyenne, viennent à chaque événement. »

Avec le temps et le succès, le groupe de musique Becky’s Band s’est agrandi. Il comprend aujourd’hui huit membres : une personne à la guitare électrique, deux au piano, une à la darbouka, une au violon et trois chanteurs.

Victoria et Georges Yazbeck à Becky's, en août 2026. Photo fournie par Becky's
Victoria et Georges Yazbeck à Becky's, en août 2026. Photo fournie par Becky's


Un événement pensé comme une thérapie

Au-delà de la fête, l’événement est pensé comme un véritable retour à la maison. « Nous avons vécu le fait d’être loin de notre pays et de nos proches. C’est le cas de beaucoup de gens ici, qui se sentent très seuls. Nous voulons les rassembler, les connecter à leur pays et aux autres à travers la musique », explique Victoria Yazbeck. « Beaucoup nous disent que pour eux, ces soirées sont une véritable thérapie. C’est très touchant », ajoute Georges.

Le concept rencontre un tel succès que le frère et la sœur ont décidé d’en faire un rendez-vous hebdomadaire. Ils rêvent également d’exporter le concept au-delà de Paris pour toucher une plus grande partie de la diaspora libanaise, en France comme à l’étranger.


Instagram: beckys_streetfood_libanais

« Les nuits libanaises », tous les vendredis entre 20h30 et 23h.

Becky’s, 74 rue Claude Bernard, 75005 Paris.


Si, un vendredi soir empreint de nostalgie du Liban, vous passez devant le pavillon Tilsitt dans le 17e arrondissement de Paris, suivez les indications du vigile et descendez le long escalier qui mène à la salle principale. Au bas des marches, ce n’est rien moins qu’une soirée libanaise qui vous attend.Sur scène, Georges Yazbeck et son groupe, le « Becky’s Band », réveillent, au pied de l’arc de Triomphe, grands classiques et tubes plus récents de la musique orientale, de Feyrouz à Yuri Mraqqadi en passant par Sherine... Victoria Yazbeck, sœur de Georges, téléphone à la main, filme et orchestre la soirée, tandis que près de 300 personnes chantent à tue-tête, les bras levés, portées par les mélodies familières. Lire aussi « Il n’y a pas d’heure pour se sentir chez soi » : Becky’s,...
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