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Monde - Diplomatie

Chareh a proposé à Trump de « donner le New Jersey à Israël », plutôt que le Golan

À New York, le président syrien a affirmé que Damas veut aider à « renforcer les autorités libanaises », pour les aider à récupérer le monopole des armes.

Chareh a proposé à Trump de « donner le New Jersey à Israël », plutôt que le Golan

Le président américain Donald Trump serre la main du président syrien Ahmad el-Chareh, sous le regard de l'émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, lors d'une réunion multilatérale du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 22 septembre 2026. Photo Brendan Smialowski / AFP

Le président syrien Ahmad el-Chareh a affirmé mardi, sur un ton humoristique, avoir proposé au président américain Donald Trump de « donner l'État du New Jersey à Israël », au lieu du plateau du Golan en Syrie. Situé dans le sud-ouest de la Syrie, le Golan, dont est originaire M. Chareh, est occupé par l'État hébreu depuis 1967.

Le président américain a officiellement reconnu la souveraineté d'Israël sur ce territoire contesté en 2019 lors de son premier mandat. En décembre 2024, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le Golan continuera à faire partie de l'État d'Israël « pour l'éternité ».

« Je rigolais avec le président Trump une fois, lors d'une visite à la Maison Blanche, lorsqu'il a évoqué sa reconnaissance du Golan. Je lui ai dit, pourquoi ne pas leur donner le New Jersey ? Vous ne possédez pas le Golan pour le donner à Israël. « Dans le New Jersey, ce sont des démocrates, je ne pense pas qu'ils votent pour Trump, ce serait donc bien qu'il leur donne le New Jersey », a déclaré le président syrien, sous les rires amusés de l'assistance.

« Le Golan appartient à des gens et ni le président syrien ni le président américain n'ont le droit de le donner à qui que ce soit », a ajouté Ahmad el-Chareh, dans une discussion avec le diplomate américain Brett McGurk, lors d'un événement organisé par le think tank Atlantic Council en marge de sa visite à New York pour prendre part à l'Assemblée générale de l'ONU.

Pas de paix tant que les droits des Syriens sont usurpés

M. Chareh a par ailleurs souligné que, malgré les discussions en cours avec Israël, il n'envisageait pas de normaliser les relations diplomatiques avec ce pays, qui occupe le plateau du Golan, mène des incursions en territoire syrien et des frappes aériennes sur différentes régions. « Malgré tout, la Syrie a choisi de passer par la diplomatie et de résoudre ce problème par le dialogue et les négociations, tout en cherchant l’aide de pays amis d’Israël, notamment les États-Unis », a-t-il souligné, reconnaissant toutefois que « les choses ne sont pas faciles ».

Il a indiqué que, à plusieurs reprises, un accord sécuritaire est validé « à 90 % », avant que les Israéliens ne s'en retirent soudainement « pour différentes raisons ». Et de souligner qu'il ne veut pas parler d'accord de paix « tant que les droits des Syriens sont usurpés. »

Concernant le Liban, et interrogé sur les déclarations faites à plusieurs reprises par Donald Trump sur un rôle de la Syrie dans le désarmement du Hezbollah, M. Chareh a souligné que Damas veut « renforcer les autorités libanaises, pour qu'elles aient de meilleures institutions, pour qu'aucune arme ne soit utilisée en dehors de l'État de droit et pour améliorer la situation sociale et économique » dans le pays voisin.

« Le président Trump a soutenu la Syrie et a pris la décision historique de lever les sanctions sur la Syrie. Je le respecte beaucoup et nous avons une relation très spéciale », a encore déclaré Ahmad el-Chareh. Donald Trump avait levé, en 2025, les sanctions américaines contre la Syrie, instaurées du temps du régime de la famille Assad.

Le président syrien Ahmad el-Chareh a affirmé mardi, sur un ton humoristique, avoir proposé au président américain Donald Trump de « donner l'État du New Jersey à Israël », au lieu du plateau du Golan en Syrie. Situé dans le sud-ouest de la Syrie, le Golan, dont est originaire M. Chareh, est occupé par l'État hébreu depuis 1967. Le président américain a officiellement reconnu la souveraineté d'Israël sur ce territoire contesté en 2019 lors de son premier mandat. En décembre 2024, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le Golan continuera à faire partie de l'État d'Israël « pour l'éternité ».« Je rigolais avec le président Trump une fois, lors d'une visite à la Maison Blanche, lorsqu'il a évoqué sa reconnaissance du Golan. Je lui ai dit, pourquoi ne...
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