Des soldats de l'armée syrienne s'apprêtant à monter sur le châssis d'un char de déminage appartenant au service du génie militaire du ministère syrien de la Défense, lors d'une opération de déminage à Qarah, dans la campagne de Damas, le 23 août 2026. Photo d'illustration Bakr ALkasem / AFP
La Syrie et Israël ont tenu dimanche des discussions de haut niveau en Jordanie, Damas affirmant vouloir désamorcer la crise provoquée par une attaque israélienne et rester à l'écart des tensions entre Israël et la Turquie.
Avec cette frappe sur une base aérienne du nord du pays, vivement condamnée par Damas, Israël avait dit vouloir y empêcher le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence militaire.
Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie. Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une « salle des opérations spéciales » en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.
L'agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source au ministère syrien des Affaires étrangères, a confirmé que des pourparlers parrainés par les Etats-Unis avaient eu lieu en Jordanie, dans l'objectif d' »une désescalade après le récent bombardement israélien du territoire syrien ». D'après Sana, un groupe mené par le chef de la diplomatie syrienne s'est entretenu avec une « délégation israélienne de haut niveau ». Les discussions devaient, entre autres, « faire en sorte que les tensions actuelles entre les deux pays ne se répercutent pas sur le territoire syrien », de même source.
La Turquie a été le premier pays à majorité musulmane à reconnaître Israël, mais les relations sont tendues avec le président Recep Tayyip Erdogan, qui a été qualifié vendredi par Benjamin Netanyahu de « dictateur antisémite ». Un porte-parole du bureau du Premier ministre israélien a, lui, indiqué à l'AFP ne pas avoir de commentaire à faire à ce sujet.
Selon une source diplomatique, ces négociations entre Israël et la Syrie sont les premières depuis plusieurs mois. Après l'arrivée au pouvoir fin 2024 de l'islamiste Ahmad el-Chareh, dont la coalition de rebelles a renversé le président Bachar el-Assad, Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie. L'armée israélienne a également mené des incursions dans le sud du pays et déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, où Israël revendique la mise en place d'une « zone de sécurité » qu'il entend maintenir.
« Violation flagrante »
En parallèle, les deux pays ont tenu, sous la pression des Etats-Unis, plusieurs cycles de discussions directes. A l'issue de négociations en janvier, les deux pays avaient convenu de mettre en place un mécanisme de partage de renseignements. Un diplomate arabe à Damas avait indiqué à l'époque à l'AFP qu'une salle d'opérations conjointe basée en Jordanie devait notamment suivre les questions de coordination sécuritaire et de contrôle des frontières.
Les discussions ont par ailleurs eu lieu au lendemain de frappes israéliennes visant, selon Israël, des combattants en Syrie, près du plateau du Golan. Damas a fait état d'un blessé et dénoncé une « violation flagrante » de sa souveraineté.


Notre Pays le LIBAN ferait tres bien de s,eloigner des FLIRTS du mini sultan ottoman ER-DO-GUN !
11 h 44, le 24 août 2026