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Politique - Liban

Après les nouvelles sanctions américaines, le Hezbollah dit ne pas avoir besoin d'un « certificat » prouvant son appartenance libanaise

Massaad Boulos, conseiller de Trump, a réagi aux annonces du Trésor en accusant l'Iran d'« utiliser le Hezbollah pour semer le chaos au Moyen-Orient ».

Après les nouvelles sanctions américaines, le Hezbollah dit ne pas avoir besoin d'un « certificat » prouvant son appartenance libanaise

Des membres du Hezbollah lors des funérailles d'un membre du parti tué suite aux bombardements israéliens au Liban-Sud, le 21 octobre 2023 dans la banlieue sud. Photo d'archives Mohammad Yassine

Le Hezbollah a dénoncé vendredi les sanctions lancées à son encontre par l'administration américaine, qui avait décidé la veille résinscrire la formation sur la liste des sanctions au titre de ses liens avec la Force al-Qods, l’unité des gardiens de la révolution iraniens chargée des opérations extérieures. Dans un communiqué, le parti chiite a affirmé qu'il n'avait pas besoin d'un « certificat » pour prouver son « appartenance au Liban » et son patriotisme

Cette décision du Trésor américain « n’est en réalité qu’un nouvel épisode des politiques menées de manière continue par les administrations américaines pour cibler la résistance (...) dans le but de protéger la sécurité de l’ennemi israélien, de consolider son occupation du Liban-Sud et de lui ouvrir la voie pour mettre en œuvre ses projets et ses ambitions expansionnistes dans la région », écrit dans un communiqué la formation chiite. Pour le Hezbollah, Washington « continue de traiter le Liban dans une logique de tutelle » et « cherche à provoquer des troubles à l’intérieur du Liban et à détourner la confrontation avec l’ennemi israélien dans une autre direction », et ce « au lieu de contraindre cet ennemi à se retirer du Liban-Sud », que son armée occupe sur près de 700 km2.

Alors que le Trésor avait invoqué jeudi explicitement son rôle « au service du régime iranien », le Hezbollah a dit « n'attendre de personne un certificat attestant de son appartenance au Liban ou de son patriotisme », estimant que sa « résistance » et ses « sacrifices » en sont « la véritable preuve ». Concernant ses liens avec Téhéran, le Hezbollah évoqué une « relation étroite et fraternelle avec la République islamique d’Iran », dont la formation se dit « fière ». L'Iran « est resté à (nos) côtés durant toutes les étapes et lors de toutes les crises et a été l’un des premiers pays à contribuer à la reconstruction de ce qui avait été détruit par l’agression sioniste pendant la guerre de juillet 2006 », écrit le parti-milice, avant de s'en prendre aux États-Unis, qualifiés de « mère du terrorisme dans le monde ».

« L’administration américaine ne possède aucune légitimité morale ou juridique pour classifier les autres ou leur délivrer des certificats de patriotisme », lance le Hezbollah, évoquant « le soutien (américain) sans limite au génocide à Gaza, sa couverture des crimes de l’ennemi israélien et des meurtres et destructions qu’il commet au Liban, au Yémen et en Syrie, son agression contre la République islamique d’Iran ». « Toutes ces sanctions et classifications injustes ne nous détourneront pas de notre attachement au choix de la résistance », conclut le Hezbollah.

« Saper la souveraineté du Liban »

Commentant les annonces du Trésor américain, Massaad Boulos, conseiller du président Donald Trump, a accusé pour sa part vendredi l'Iran d'« utiliser le Hezbollah pour semer le chaos au Moyen-Orient, saper la souveraineté du Liban et menacer nos alliés régionaux ». Sur son compte X, il a ajouté que les mesures prises par Washington jeudi « confirment notre détermination à démanteler ces réseaux de financement du terrorisme. »

La décision inédite de Washington ne revenait pas, juridiquement, à transformer le Hezbollah en « organisation iranienne » plutôt que libanaise, mais ajoute à sa désignation américaine un fondement explicitement lié à sa relation avec la Force al-Qods, avait précisé l'agence Reuters.

Le Hezbollah a dénoncé vendredi les sanctions lancées à son encontre par l'administration américaine, qui avait décidé la veille résinscrire la formation sur la liste des sanctions au titre de ses liens avec la Force al-Qods, l’unité des gardiens de la révolution iraniens chargée des opérations extérieures. Dans un communiqué, le parti chiite a affirmé qu'il n'avait pas besoin d'un « certificat » pour prouver son « appartenance au Liban » et son patriotismeCette décision du Trésor américain « n’est en réalité qu’un nouvel épisode des politiques menées de manière continue par les administrations américaines pour cibler la résistance (...) dans le but de protéger la sécurité de l’ennemi israélien, de consolider son occupation du Liban-Sud et de lui ouvrir la voie pour mettre en...
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