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Politique - Liban-Sud

Une brèche dans le mur ? Kassem se dit prêt à « coopérer sur le monopole des armes, mais sans diktats »

Le secrétaire général du Hezbollah réaffirme qu'il n'y a « pas d'autre solution » que le retrait israélien du Liban-Sud.

Une brèche dans le mur ? Kassem se dit prêt à « coopérer sur le monopole des armes, mais sans diktats »

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, lors d'une allocution tenue le 6 octobre 2026. Photo publiée sur le site du parti, Al-Manar.

Tout en martelant qu'il n'y a « pas d'autre solution » que le retrait de l'armée israélienne du Liban-Sud, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a semblé mardi ouvrir une brèche en direction de l'État libanais, épargné cette fois par ses diatribes habituelles. Le Hezbollah serait « prêt à coopérer sur les questions intérieures, qu’il s’agisse du monopole des armes, de l’économie ou du vivre-ensemble, mais sans les diktats américains ou toute autre tutelle, et sur la base de la Constitution et des lois », a-t-il lancé à la fin de son discours.

L'ambassadeur des États-Unis Michel Issa aurait transmis à la formation chiite le mois dernier un message selon lequel Israël pourrait lancer une offensive terrestre allant jusqu’à Beyrouth si elle refusait de remettre ses armes. Le chef du Hezbollah avait quant à lui affirmé que son parti « n'avait rien à offrir » dans un contexte d'occupation.

« Israël ne pourra pas rester au Liban-Sud indéfiniment »

« Adressez-vous à l’ennemi (israélien) pour qu’il se retire, afin de parvenir à une solution. Quant à nous dire : Faites des concessions pour que l’ennemi se retire, nous n’avons rien à offrir, car nous sommes victimes d’une agression et il existe des accords que l’ennemi n’a pas respectés », a lancé le dignitaire chiite. L'accord-cadre signé fin juin entre Beyrouth et Tel-Aviv, que le secrétaire général du Hezbollah n'a pas mentionné cette fois-ci mais qu'il a régulièrement fustigé, prévoit le retrait israélien du Liban-Sud parallèlement au désarmement de la milice.

« La libération du Liban-Sud, nous la voyons devant nos yeux, et Israël ne pourra pas rester au Liban-Sud indéfiniment », a-t-il dit, tout en entretenant encore le flou concernant une possible reprise des attaques de sa formation contre les forces d'occupation. Naïm Kassem a ainsi estimé que la « guerre se déroule en plusieurs manches », mais que la dernière reviendra « aux propriétaires de la terre et aux détenteurs du droit, ainsi qu’à ceux qui ont suivi la voie des combattants et des martyrs », à l'heure où l'armée israélienne poursuit ses attaques depuis mi-juin sans réponse de la part du Hezbollah. Et le dirigeant chiite de marteler : « La solution commence par le départ de l’ennemi israélien dans l'humiliation, et avec lui de l’Américain qui le soutient de toutes ses forces dans son agression. Voilà la solution pour nous, et ne nous en demandez pas d’autres. »

Il s'est dans ce cadre félicité de la fin annoncée la semaine dernière de la mission en Irak de la coalition antijihadiste menée par les États-Unis. « Le peuple irakien est, grâce à Dieu, capable de chasser les occupants, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, afin que l’Irak soit indépendant, digne et fort », a-t-il dit, saluant le « cher peuple irakien, son autorité religieuse, ses dirigeants, le Hachd al-Chaabi (alliance de groupes armés irakiens incluant des factions pro-iraniennes, Ndlr), toutes les forces armées ainsi que toutes les composantes et catégories du peuple irakien, car ils ont réussi à chasser l’occupant américain. » À la veille des commémorations du 7-Octobre, il a estimé que « les sacrifices du peuple palestinien sont immenses », mais jugé qu'avec « la noblesse de (son) peuple et ses sacrifices, il finira nécessairement par l’emporter ».

Naïm Kassem a tenu ces propos à l'occasion du lancement d'une « fondation pour la préservation et la diffusion de l’héritage » de Hassan Nasrallah, ancien numéro un du Hezbollah pendant plus de trois décennies. « Nous sommes face à un héritage extrêmement important. Après cette longue période, qui s’étend sur des décennies, nous avons besoin de rassembler, d’archiver et de mettre à la disposition des chercheurs et du public toute cette richesse qui a été produite » par Hassan Nasrallah, a-t-il dit. L'ancien secrétaire général du parti chiite avait été tué par Israël le 27 septembre 2024 dans une série de frappes de grande ampleur sur la banlieue sud de Beyrouth.

Tout en martelant qu'il n'y a « pas d'autre solution » que le retrait de l'armée israélienne du Liban-Sud, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a semblé mardi ouvrir une brèche en direction de l'État libanais, épargné cette fois par ses diatribes habituelles. Le Hezbollah serait « prêt à coopérer sur les questions intérieures, qu’il s’agisse du monopole des armes, de l’économie ou du vivre-ensemble, mais sans les diktats américains ou toute autre tutelle, et sur la base de la Constitution et des lois », a-t-il lancé à la fin de son discours.L'ambassadeur des États-Unis Michel Issa aurait transmis à la formation chiite le mois dernier un message selon lequel Israël pourrait lancer une offensive terrestre allant jusqu’à Beyrouth si elle refusait de remettre ses armes. Le...
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