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Moyen-Orient - Gaza

Le Hamas confirme un accord sur sa démilitarisation à Gaza, Israël exige un « véritable désarmement »

Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre.

Un garçon palestinien pousse son vélo au milieu des décombres d'un immeuble détruit la veille, suite à des avertissements d'évacuation à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 29 juillet 2026. Photo Eyad Baba / AFP

Le Hamas a confirmé vendredi la conclusion d'un accord sur son désarmement à Gaza, un des points-clé de la deuxième phase du plan initié par les États-Unis visant à mettre fin à la guerre dans l'enclave palestinienne. Une source politique israélienne a toutefois affirmé vendredi qu'il n'y aurait « aucun retrait » de l'armée israélienne de la bande de Gaza, tant que le Hamas n'aurait pas procédé à un « véritable désarmement ».

En réponse aux diverses informations publiées mardi matin faisant état de progrès diplomatiques concernant la bande de Gaza, Israël a réitéré qu'il n'y aurait aucun retrait de l'armée israélienne de la zone qu'elle contrôle dans le territoire palestinien « tant que le Hamas n'aurait pas procédé à un véritable désarmement », a déclaré cette source.

« Accord inacceptable » pour Israël

L’armée israélienne a instauré depuis le « cessez-le-feu » d’octobre 2025 une « Ligne jaune » qui délimite le périmètre du territoire occupé par ses troupes, qui s'étend sur près de 70 % de l'enclave assiégée. Depuis cette date, au moins 1 214 Palestiniens ont été tués par le feu israélien, et 3 977 autre ont été blessés, selon le ministère local de la Santé.

Malgré l'annonce de l'accord dans la nuit de jeudi à vendredi par Donald Trump, une frappe israélienne de drone a tué au moins une personne dans la rue Salaheddine à Gaza-ville, selon des sources médicales citées par l'agence Reuters. Jeudi, d'autres frappes israéliennes avaient fait au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires gazaouies.

Plusieurs réactions ont commencé à émaner de Tel-Aviv à la suite de cette annonce. Le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben-Gvir a jugé vendredi « inacceptable pour Israël » cet accord, qui prévoit aussi un retrait progressif israélien du territoire palestinien, annoncé deux jours après la visite du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Washington.

Cesser les combats à Gaza « revient à accepter que le Hamas prépare le prochain massacre », a-t-il affirmé. « Les assassinats à Gaza doivent se poursuivre, l’émigration doit être encouragée et Israël doit vaincre (...). Le fait que le Premier ministre choisisse de ne pas présenter l’accord au public israélien soulève d’importantes interrogations quant à savoir si Israël y est partie prenante, ou si un accord lui a une nouvelle fois été imposé sans qu’il y soit associé », a-t-il ajouté.

L'ancien chef d’état-major israélien et l’un des prétendants à la succession de Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre, Gadi Eisenkot, s’est lui aussi exprimé sur X, affirmant que tout accord qui ne prévoirait pas « la destruction du pouvoir militaire et gouvernemental du Hamas ou sa dissolution […] constituerait un échec total ».

« Israël ne respecte pas les accords »

Dans l'étroit territoire surpeuplé où la situation humanitaire reste catastrophique, des habitants oscillent entre scepticisme et espoir. Israël « ne respecte pas les accords », « ils trouveront quelque chose » pour reprendre les combats, affirme Ahmed Aal, un chauffeur de taxi de 37 ans.

« Enfin, le Hamas a accepté de remettre ses armes après que Gaza a été détruite. Le peuple a payé le prix du sang. Le Hamas ne devrait absolument plus avoir aucun rôle à Gaza », plaide de son côté Mohammed Hamdouna, un enseignant déplacé.

Plus de neuf mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, des responsables du Hamas ont confirmé à l'AFP qu'un accord avait été trouvé « concernant la question des armes » du mouvement et « un retrait progressif » des forces israéliennes, qui contrôlent plus de 60 % de Gaza. « Un accord a été trouvé concernant la question des armes (...). De plus, un accord a été conclu sur un retrait progressif » des forces israéliennes à Gaza, a indiqué un responsable du Hamas.

Ghazi Hamad, un membre de l'équipe de négociation du mouvement a affirmé à l'AFP que la question des armes serait prise en charge par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), une structure composée de technocrates palestiniens créée par le « Conseil de paix » de Donald Trump et qui doit gérer, pendant la période de transition, la vie quotidienne à Gaza.

Actuellement basé en Égypte, le NCAG est empêché par Israël d'accéder à la bande de Gaza. M. Hamad a ajouté que sa formation allait désormais discuter des modalités d'application de l'accord avec les médiateurs.

Pour la spécialiste du Hamas Leïla Seurat, le mouvement cherche avec son annonce, à « forcer la mise en œuvre de l'accord ». « Ce qui les intéresse, c'est surtout de mettre les médiateurs face à leurs responsabilités, de dire : nous faisons notre part de ce qui était convenu et Israël ne fait rien », ajoute-t-elle.

« Aujourd'hui, le Conseil de Paix a conclu un accord HISTORIQUE pour le DÉSARMEMENT COMPLET du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza », avait annoncé dans la nuit sur son réseau Truth Social le président américain, saluant une « étape cruciale ».

Suicide politique ?

« À mesure que le désarmement s'achève, les forces israéliennes se retireront et la Force internationale de stabilisation collaborera avec une nouvelle force de police palestinienne », avait-t-il ajouté.

Le responsable du Hamas a dit que son mouvement comptait sur les médiateurs et le « Conseil de paix » pour obliger Israël à respecter les termes de l'accord. Selon le haut représentant pour Gaza au « Conseil de paix », Nikolaï Mladenov, qui a souligné que l'accord avait nécessité des « mois de très difficiles négociations », « le retrait (israélien) doit aller de pair avec le désarmement ».

Mais, à l'approche des législatives d'octobre, « il est hors de question que Netanyahu autorise un quelconque retrait ou une reconstruction à Gaza, cela reviendrait à un suicide politique », note Mohammad Shehada, chercheur au Conseil européen des relations internationales (ECFR).

La guerre à Gaza a fait plus de 73 300 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Le Hamas a confirmé vendredi la conclusion d'un accord sur son désarmement à Gaza, un des points-clé de la deuxième phase du plan initié par les États-Unis visant à mettre fin à la guerre dans l'enclave palestinienne. Une source politique israélienne a toutefois affirmé vendredi qu'il n'y aurait « aucun retrait » de l'armée israélienne de la bande de Gaza, tant que le Hamas n'aurait pas procédé à un « véritable désarmement ».En réponse aux diverses informations publiées mardi matin faisant état de progrès diplomatiques concernant la bande de Gaza, Israël a réitéré qu'il n'y aurait aucun retrait de l'armée israélienne de la zone qu'elle contrôle dans le territoire palestinien « tant que le Hamas n'aurait pas procédé à un véritable désarmement », a...
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Le Hamas a accepté un accord de désarmement dans la bande de Gaza, les Hezbollahis seraient ils les derniers idiots de la terre pour ne pas suivre ce chemin, au nom de quoi se battent ils maintenant, la version officielle n'ayant plus de raison d'être, la défense de Gaza.

C…

11 h 18, le 31 juillet 2026

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Commentaires (1)

  • Le Hamas a accepté un accord de désarmement dans la bande de Gaza, les Hezbollahis seraient ils les derniers idiots de la terre pour ne pas suivre ce chemin, au nom de quoi se battent ils maintenant, la version officielle n'ayant plus de raison d'être, la défense de Gaza.

    C…

    11 h 18, le 31 juillet 2026

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