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Politique - Liban

« Une résistance sous toutes ses formes est nécessaire », martèle Naïm Kassem


« Une résistance sous toutes ses formes est nécessaire », martèle Naïm Kassem

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, lors d'une allocution, dimanche 20 septembre 2026. Capture d'écran de la diffusion sur la chaîne du parti, Al-Manar

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a prêché dans une allocution samedi la voie de la « résistance » contre Israël, notamment afin de « libérer la Palestine ». Prononçant son premier discours depuis la destruction par Israël des tunnels du Hezbollah sous la crête de Ali Taher il y a plus d'une semaine, et après un silence remarqué, le dirigeant chiite a pris la parole, mais sans mentionner la situation au Liban-Sud.

Tout en indiquant que la confrontation avec Israël « ne peut se faire que par la résistance », il a aussitôt précisé que cela dépassait le cadre de la lutte armée. « Une résistance sous toutes ses formes, militaire, culturelle et politique est nécessaire », a-t-il dit.

À l'heure où le Hezbollah assiste impuissant aux destructions systématiques de villages au Liban-Sud, où l'armée israélienne occupe depuis plusieurs mois plus de 600 km2, Naïm Kassem a affirmé que la « résilience de la résistance équivaut à empêcher l’ennemi d’atteindre ses objectifs ». « Même si cela devait durer pour nous des jours ou des mois, nous sommes victorieux en Iran et au Liban parce que nous avons tenu bon et les avons empêchés d’atteindre leurs objectifs, à savoir notre anéantissement », a-t-il encore dit.

Selon lui, « l’alternative à la résistance, c’est la capitulation, la colonisation et l’asservissement. » Citant l'ancien secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué le 27 septembre 2024 dans des frappes israéliennes d'ampleur sur la banlieue sud de Beyrouth, il a ajouté que la « résistance est la seule voie pour libérer la terre », tandis que les « autres moyens sont une perte de temps ». « Nous avons fait l’expérience de cette résistance au Liban et constaté qu’elle libère la terre et l’homme, contraint l’ennemi israélien à partir, humilié, et redonne à la cause palestinienne sa vitalité et ses capacités », a-t-il ajouté, dans une allusion notamment au retrait unilatéral de l'armée israélienne du Liban-Sud en 2000.

Il a également rappelé dans son discours des propos du guide iranien Ali Khamenei, tué le 28 février dans des frappes israélo-américaines contre Téhéran, insistant à « préserver la voie authentique de l’islam ». « Progressivement, des failles apparaîtront nécessairement et l’ennemi finira par s’effondrer sur le plan matériel », a-t-il dit, sans plus de précisions.

Malgré les critiques acerbes régulières d'élus du Hezbollah à l'encontre du gouvernement libanais, le parti pro-iranien ne lui a pas retiré sa confiance au cours du vote au Parlement mercredi après le débat de politique générale. Le Hezbollah a cependant signalé son mécontentement en retirant ses députés de la Chambre au moment du vote. Naïm Kassem n'a fait aucune mention de la politique intérieure pendant son discours.

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a prêché dans une allocution samedi la voie de la « résistance » contre Israël, notamment afin de « libérer la Palestine ». Prononçant son premier discours depuis la destruction par Israël des tunnels du Hezbollah sous la crête de Ali Taher il y a plus d'une semaine, et après un silence remarqué, le dirigeant chiite a pris la parole, mais sans mentionner la situation au Liban-Sud. Tout en indiquant que la confrontation avec Israël « ne peut se faire que par la résistance », il a aussitôt précisé que cela dépassait le cadre de la lutte armée. « Une résistance sous toutes ses formes, militaire, culturelle et politique est nécessaire », a-t-il dit. À l'heure où le Hezbollah assiste impuissant aux destructions systématiques de villages au Liban-Sud, où...
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