Cette image extraite d'une vidéo d'AFPTV montre des combattants affiliés au gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite engagés dans des affrontements avec les forces houthistes dans la province d'Al-Jawf, le 15 septembre 2026. Photo : AFPTV / AFP
L’info du jour
Le président yéménite a demandé l'aide de Donald Trump contre les houthis pro-iraniens. Une annonce qui intervient dans un contexte régional qui ne cesse de s’envenimer. Les houthis ont fait état dimanche de 28 frappes saoudiennes dans plusieurs régions du pays, au lendemain d’attaques du mouvement pro-iranien contre le royaume, visant notamment sa capitale. Sous pression, l’Arabie saoudite bombarde quotidiennement les zones contrôlées par les combattants au Yémen, sans parvenir pour l’heure à les faire reculer. Donald Trump, lui, s’est ravisé à plusieurs reprises ces derniers jours sur sa stratégie au Yémen, partagé entre les pressions saoudiennes pour frapper les houthis et le risque d’engager les États-Unis dans un nouveau front au Proche-Orient, selon le New York Times.
Pourquoi c'est important
Déjà régionalisé, le conflit en Iran ne touche plus seulement le détroit d’Ormuz. La progression des houthis vers des zones stratégiques côtières du Yémen et leurs attaques contre le territoire saoudien font peser une nouvelle pression sur les routes énergétiques et commerciales de la région, notamment autour de Bab el-Mandeb. De quoi faire monter le prix du pétrole avant les élections de mi-mandat prévues début novembre aux États-Unis. Reste que l’opération américaine Rough Rider contre les houthis l’année dernière avait été coûteuse, sans parvenir à stopper les attaques en mer Rouge et contre Israël. Le cessez-le-feu conclu alors entre les rebelles yéménites et Washington tient encore, les houthis ayant assuré que les intérêts américains n’étaient pas dans leur viseur, ce qui fait pour l’instant pencher Donald Trump vers la non-intervention.
Pour Donald Trump, le dilemme est désormais de contenir cette nouvelle extension du conflit sans ouvrir un front américain supplémentaire. Riyad pousse Washington à intervenir contre les houthis, tandis que l’administration américaine hésite sur la manière de s’impliquer. Cette incertitude intervient alors que les discussions entre Washington et Téhéran restent dans l’impasse.
Ce sur quoi il faut garder un oeil ce lundi :
- Sur le front libanais, le président libanais, Joseph Aoun, a reçu lundi une lettre de Donald Trump dans laquelle ce dernier a salué le « leadership décisif » du chef de l'Etat libanais, à l'heure où les discussions avec Israël sont au point mort et que l'Etat hébreu continue de frapper quotidiennement le Liban-Sud.
- À New York, le Premier ministre Nawaf Salam participe aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU et doit tenir une série de réunions en marge de l’événement avec différents dirigeants internationaux. M. Salam se rendra ensuite à Washington, où il doit rencontrer le secrétaire d’État américain Marco Rubio, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, et le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga.
- À Zaoutar el-Gharbiyé, le Conseil du Sud a acheminé lundi en début d’après-midi des maisons préfabriquées, dans l’une des zones pilotes où l’armée libanaise s'est déployée en vue du désarmement du Hezbollah, conformément à l’accord-cadre conclu entre le Liban et Israël. Cinq unités sont déjà arrivées dans la localité et quatre autres doivent suivre prochainement.
Dans le reste de l'actualité
- Le président Joseph Aoun a reçu cet après-midi au palais de Baabda l’ancien chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, et son fils Taymour Joumblatt, qui dirige actuellement le parti. Walid Joumblatt a déclaré soutenir les négociations du Liban avec Israël « si elles aboutissent à un retrait progressif ou total ». « Si l’accord-cadre élaboré par le président avec ses conseillers et approuvé par le Premier ministre Nawaf Salam conduit à un retrait et à la démarcation des frontières, où est le problème ? », a-t-il déclaré.
- Le chef de l’État libanais a reçu plusieurs responsables, dont le député Alain Aoun. « J’appelle le Hezbollah à ouvrir un dialogue avec le président afin d’évoquer un plan de travail pour relancer les discussions qui pourraient mener à un retrait israélien et au déploiement de l’armée », a déclaré Alain Aoun. « Les Libanais veulent un État présent et efficace. La visite du président Aoun à Nabatiyé montre que le Liban-Sud n’est pas en marge de l’État », a indiqué pour sa part le député Bilal Hocheimy, également à l’issue d’une réunion avec le chef de l’État.


Le leadership de Aoun.. Haha... Hahaha... Hahahaha.. HAHAHAHA HAHAHAHA HAHAHAHA HAHAHAHA... Bonne blague... Comme quoi il n'y a qu'un mauvais leader qui puisse apprécier un Autre
20 h 17, le 21 septembre 2026