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Dernières Infos - Reportage

A Gaza, réactions mitigées après l'annonce d'un accord sur le désarmement du Hamas


Un combattant palestinien des Brigades Ezzeddine al-Qassam, branche armée du Hamas, fait un geste à l'intérieur d'un tunnel souterrain à Gaza, le 18 août 2014. Photo prise le 18 août 2014. REUTERS/Mohammed Salem/Photo d'archives

Le Hamas a accepté un accord visant à mettre fin à sa guerre avec Israël, en vertu duquel il renoncerait à ses armes en échange d'un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza dévastée. Voici les réactions de plusieurs habitants de Gaza, qui subissent depuis plus de deux ans les frappes, la faim et les déplacements massifs depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Si le Hamas a dit accepter le plan annoncé par le président américain Donald Trump, Israël n'a pas encore réagi.


« Je n'ose pas y croire »

Pour Mohammed Hamdouna, un enseignant déplacé, la guerre a ouvert une période d'horreur dont il espère enfin voir la fin. « Enfin, le plus long cauchemar du monde va prendre fin », a déclaré à l'AFP cet homme de 35 ans. « Même pas en rêve... Je n'ose pas y croire tant que les points de passage ne seront pas ouverts et que l'aide ainsi que des abris temporaires ne commenceront pas à entrer dans Gaza », a-t-il poursuivi.

Il fait partie des milliers d'habitants de Gaza originaires du nord du territoire côtier qui restent déplacés avec leur famille. « Enfin, le Hamas a accepté de remettre ses armes après que Gaza a été détruite. Le peuple a payé le prix du sang. Le Hamas ne devrait absolument plus avoir aucun rôle à Gaza », a-t-il plaidé.


« Chaque minute, des gens meurent »

Ahmed Aal, chauffeur de taxi de 37 ans vivant sous une tente de fortune, affirme ne pas faire confiance à Israël. « Je ne suis pas optimiste... Israël ne respecte pas les accords: ils trouveront quelque chose » pour reprendre les combats, a-t-il estimé. « Israël et le Hamas négocient dans le confort des hôtels. Le temps n'a pas d'importance pour eux, mais pour nous le temps est crucial, chaque minute, des gens meurent à Gaza », a déploré M. Aal.

Malgré un cessez-le-feu, Israël a continué de mener quotidiennement des frappes aériennes et des bombardements d'artillerie dans la bande de Gaza, affirmant viser des combattants.


« Tellement heureuse »

Oumm Naïm Abou Sultan a raconté avoir été réveillée par ses enfants qui criaient: « Maman, une trêve ! Une trêve ! ». « J'étais tellement heureuse, comme si la porte de la vie s'ouvrait à nouveau pour nous, malgré la dureté et les difficultés de ce que nous avons traversé », a témoigné cette femme de 55 ans. Elle a dit espérer que la guerre prendrait fin et que tous les points de passage, vers et depuis Gaza, seraient ouverts.


« Seulement des mots »

Mahmoud Yousef, 28 ans, originaire de Gaza-ville et aujourd'hui déplacé dans le centre de la bande de Gaza, assure qu'il ne croira à cette annonce qu'en voyant des résultats concrets. « Tout ce qui se passe avant l'ouverture des points de passage et l'entrée des tentes et de l'aide humanitaire, ce ne sont que des mots », a-t-il lancé. « Combien d'années faudra-t-il pour appliquer l'accord ? Combien d'années pour retirer les gravats ? Combien d'années pour reconstruire ? »

Il travaillait autrefois dans un café mais, comme de nombreux habitants de Gaza, il dépend désormais entièrement de l'aide humanitaire pour survivre.

Le Hamas a accepté un accord visant à mettre fin à sa guerre avec Israël, en vertu duquel il renoncerait à ses armes en échange d'un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza dévastée. Voici les réactions de plusieurs habitants de Gaza, qui subissent depuis plus de deux ans les frappes, la faim et les déplacements massifs depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Si le Hamas a dit accepter le plan annoncé par le président américain Donald Trump, Israël n'a pas encore réagi.« Je n'ose pas y croire »Pour Mohammed Hamdouna, un enseignant déplacé, la guerre a ouvert une période d'horreur dont il espère enfin voir la fin. « Enfin, le plus long cauchemar du monde va prendre fin », a déclaré à l'AFP...