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Salam s'active à New York pour éviter le « vide » après le retrait de la Finul


Salam s'active à New York pour éviter le « vide » après le retrait de la Finul

Le Premier ministre Nawaf Salam à l’ouverture du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, le 22 septembre 2026. Photo X/Grand sérail

Le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi ont multiplié mardi les rencontres à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Au cœur des discussions : l’avenir de la présence internationale au Liban-Sud après le retrait de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), dont le mandat expire le 31 décembre 2026.

M. Salam a d'abord rencontré son homologue espagnol Pedro Sanchez, en présence de Joe Raggi. Les discussions ont porté sur l’escalade régionale et les moyens de la désamorcer, la situation à Gaza ainsi que l’avenir de la présence internationale au Liban-Sud après la fin de la mission de la Finul, a rapporté son bureau. « Le Premier ministre a souligné l’importance d’éviter tout vide et de travailler à la mise en place d’un cadre permettant à une présence internationale de continuer à assurer des missions de surveillance, de signalement et de liaison, tout en soutenant l’armée libanaise dans l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national », a souligné le Grand Sérail dans un communiqué publié sur X.

M. Salam a remercié l’Espagne pour « son engagement de longue date envers le Liban et sa contribution à la Finul », insistant sur l’importance de maintenir cet engagement durant la prochaine phase, notamment en soutenant l’armée libanaise et en renforçant ses capacités, alors que ses responsabilités s’accroissent et que ses besoins en ressources et en personnel augmentent. De son côté, Pedro Sanchez a salué « les réformes entreprises par le gouvernement libanais malgré les circonstances difficiles auxquelles le Liban est confronté », soulignant la nécessité de poursuivre dans cette voie et réaffirmant l’engagement de l’Espagne à continuer de soutenir le Liban et sa stabilité.

M. Salam s’est aussi entretenu avec le vice-président du Conseil présidentiel de direction du Yémen, Abdallah al-Alimi, en présence du représentant permanent du Liban auprès des Nations unies à New York, Ahmad Arafa. Les discussions ont porté sur les défis auxquels sont confrontés les deux pays dans le contexte régional actuel. La prise de contrôle récente par les houthis de zones proches du stratégique détroit de Bab el-Mandeb suscite notamment des inquiétudes quant à la sécurité maritime et au trafic commercial.

Nawaf Salam et Abdullah al-Alimi « ont souligné l’importance d’étendre l’autorité de l’État et de ses forces légitimes à l’ensemble des territoires du Liban et du Yémen, de manière à préserver la souveraineté des deux pays et à renforcer leur sécurité et leur stabilité », selon le Grand Sérail. Ils ont également insisté sur « la nécessité de poursuivre les efforts visant à désamorcer les tensions et à empêcher de nouvelles confrontations dans la région ».

Parallèlement, le chef de la diplomatie Joe Raggi a rencontré le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin. Ce dernier a exprimé le « vif intérêt du Saint-Siège pour le Liban », soulignant « la nécessité pour le pays du Cèdre de retrouver sa stabilité ». Il a réaffirmé « le soutien indéfectible du Vatican au Liban » et la pleine disposition du Vatican à contribuer à consolider cette stabilité.

Lundi, MM. Raggi et Salam avaient rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre qatari Mohammad ben Abdelrahmane ben Jassem al-Thani, le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi, le roi Abdallah II de Jordanie ainsi que le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdellatif ben Rached al-Zayani.

Selon nos informations, M. Salam pourrait rencontrer le président américain Donald Trump mardi soir ou mercredi. Le quotidien libanais al-Modon avait également rapporté plus tôt mardi qu’une rencontre entre Nawaf Salam et le président iranien Massoud Pezeshkian, en déplacement à New York avec son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, pourrait avoir lieu.

MM. Raggi et Arafa ont assisté mardi aux côtés de M. Salam à l’ouverture du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Parmi les dirigeants ayant pris la parole figurait l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, qui a réaffirmé le soutien de son pays aux institutions de l’État libanais et à sa souveraineté sur l’ensemble du territoire. Il a également affirmé qu’« Israël déclare ouvertement qu’il ne respecte pas l’accord au Liban », selon des médias locaux.

Lundi, Nawaf Salam avait appelé au maintien d’une « présence internationale sous l’égide des Nations unies » dans le sud du pays après le retrait de la Finul, au cours d’une rencontre avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Cette incertitude sur l’après-Finul intervient alors que les attaques israéliennes se poursuivent au Liban-Sud et que des dizaines de villages restent sous occupation israélienne.

Le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi ont multiplié mardi les rencontres à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Au cœur des discussions : l’avenir de la présence internationale au Liban-Sud après le retrait de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), dont le mandat expire le 31 décembre 2026.M. Salam a d'abord rencontré son homologue espagnol Pedro Sanchez, en présence de Joe Raggi. Les discussions ont porté sur l’escalade régionale et les moyens de la désamorcer, la situation à Gaza ainsi que l’avenir de la présence internationale au Liban-Sud après la fin de la mission de la Finul, a rapporté son bureau. « Le Premier ministre a souligné l’importance d’éviter tout vide et de travailler à la mise en place d’un cadre permettant...