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Économie - Transport

La MEA assure à Aoun être en mesure d'assurer des vols directs entre les Etats-Unis et le Liban

La MEA possède quatre appareils dont l'autonomie est suffisante pour assurer un trajet entre Beyrouth et New York.

La MEA assure à Aoun être en mesure d'assurer des vols directs entre les Etats-Unis et le Liban

La cour intérieure du siège de la MEA, à Beyrouth. Photo d'archives Philippe HAGE BOUTROS / L'Orient-Le Jour

Le président Joseph Aoun s'est réuni jeudi à Baabda avec le PDG de la Middle East Airlines (MEA), avec qui il a évoqué la récente décision du président Donald Trump d'autoriser les compagnies aériennes américaines à revenir à Beyrouth. Cette annonce avait été faite le 22 juillet lors de la rencontre entre les deux chefs d'État à Washington et ouvre la perspective de mettre fin à une interdiction en vigueur depuis 1985.

Selon le communiqué du palais présidentiel publié sur X, Mohammed el-Hout a salué la décision américaine et indiqué que la MEA était en mesure d'assurer cette liaison directe. Il a ajouté que la compagnie recevrait prochainement de nouveaux avions afin de renforcer sa flotte en cas de reprise des liaisons directes entre les deux pays et si la compagnie nationale était elle aussi autorisée à les assurer, ce qui n'est pas encore clair à ce stade.

La MEA possède quatre appareils Airbus A330-200 dont l'autonomie est suffisante pour assurer un trajet aussi long (environ 9 000 km à vol d'oiseau). Elle doit en outre recevoir quatre A330-900neo, également adaptés à une telle liaison, d'ici à 2027 : un premier entre septembre et octobre, un deuxième en décembre, un troisième en mai 2027 et le dernier en juillet 2027, selon une source proche du dossier. Celle-ci précise toutefois que ces dates sont indicatives et que des retards de livraison restent possibles.

La MEA a également commandé cinq Airbus A321XLR, dont les dates de livraison n'ont pas été précisées. Ces appareils ne disposent toutefois pas d'une autonomie suffisante pour être affectés à une liaison directe entre le Liban et les États-Unis si celle-ci venait à être rétablie.

Les modalités d'une reprise des vols directs entre les deux pays demeurent floues à ce stade, de nombreuses procédures devant encore être accomplies avant une éventuelle mise en service. Interrogée sur la possibilité que la MEA assure elle-même des vols directs vers les États-Unis, une source au sein de la compagnie avait déclaré à L'Orient-Le Jour : « Cela nécessite une étude de faisabilité. Plusieurs étapes doivent être franchies avant de pouvoir répondre à cette question. »

Le président Aoun a enfin salué le rôle joué par la MEA pour maintenir le Liban connecté au reste du monde malgré les circonstances que traversent le pays et la région.

La compagnie aérienne a récemment perdu l'exclusivité de longue date dont elle bénéficiait depuis la fin des années 1960 et qui avait été renouvelée à plusieurs reprises au fil des décennies.

Le président Joseph Aoun s'est réuni jeudi à Baabda avec le PDG de la Middle East Airlines (MEA), avec qui il a évoqué la récente décision du président Donald Trump d'autoriser les compagnies aériennes américaines à revenir à Beyrouth. Cette annonce avait été faite le 22 juillet lors de la rencontre entre les deux chefs d'État à Washington et ouvre la perspective de mettre fin à une interdiction en vigueur depuis 1985.Selon le communiqué du palais présidentiel publié sur X, Mohammed el-Hout a salué la décision américaine et indiqué que la MEA était en mesure d'assurer cette liaison directe. Il a ajouté que la compagnie recevrait prochainement de nouveaux avions afin de renforcer sa flotte en cas de reprise des liaisons directes entre les deux pays et si la compagnie nationale était elle aussi...
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