Pistolet d’une pompe à carburant dans une station-essence au Liban. Photo João Sousa / L'Orient-Le Jour
Des rumeurs évoquant une possible pénurie de carburant au Liban, qui circulent depuis dimanche, ont poussé certains automobilistes à se précipiter dans les stations-service, provoquant des files d’attente devant plusieurs d’entre elles. Le président du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, a toutefois démenti toute pénurie. « Il n’y a pas de crise du carburant au Liban », a-t-il assuré à L’Orient-Le Jour.
Selon lui, quelques stations, notamment dans la Békaa et le sud du pays, n’avaient pas été approvisionnées à la fin de la semaine dernière. Elles sont alimentées par deux compagnies pétrolières, qu’il n’a pas nommées, dont un tanker a pris du retard. Le navire, qui devait quitter samedi une raffinerie du bassin méditerranéen, n’a finalement appareillé que lundi matin et devrait arriver au Liban mercredi soir.
« Ce retard de 48 heures a suffi pour que certains sèment la confusion sur les réseaux sociaux en appelant les citoyens à faire le plein. Les gens ont paniqué et se sont rués vers les stations », a déploré M. Brax.
Les volumes manquants ont depuis été compensés par des prêts de carburant consentis aux deux compagnies concernées par d’autres importateurs et dépôts disposant de stocks, a-t-il précisé. « La situation est tout à fait normale », a-t-il insisté, ajoutant que trois navires transportant de l’essence étaient attendus au Liban cette semaine.
Le président de l’Association des sociétés importatrices de pétrole, Maroun Chammas, a lui aussi écarté tout risque de rupture d’approvisionnement. Dans une déclaration à la chaîne LBCI lundi, il a expliqué que certaines cargaisons avaient été « retardées en raison des mauvaises conditions météorologiques et que deux navires devaient commencer à accoster dès mardi ». « Plus de 120 000 tonnes d’essence et plus de 60 000 tonnes de diesel devraient ainsi être livrées au Liban au cours des trois prochains jours », selon lui.


