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Points de vue - Commentaire

Le temps volé des déposants


Le temps volé des déposants

Un homme âgé est assis sur une chaise, située sur un trottoir, tandis que des piétons passent dans le quartier de Gemmayzé, à Beyrouth, le 14 avril 2023. Photo João Sousa / L’Orient Today

Il y a des pays que l’on retrouve tels qu’on les a quittés. Contrairement à ce que l’on affirme souvent, le Liban n’en fait pas partie. Chaque retour donne l’impression de découvrir un autre pays, façonné par une nouvelle catastrophe qui, peu à peu, recouvre les précédentes. Je n’y étais pas revenu depuis le déclenchement de la crise financière. Je pensais retrouver des conversations habitées par la colère. C’est une autre émotion qui domine aujourd’hui, ou plutôt son absence.Comme si le temps avait fait son œuvre. Comme si l’on avait fini par classer les économies d’une vie parmi les pertes irréversibles, au même titre qu’une maison détruite pendant la guerre ou qu’une mort injuste. On n’en parle presque plus. Les comptes bancaires sont devenus des souvenirs. Les déposants se sont adaptés, ont réorganisé leur existence, trouvé d’autres...
Il y a des pays que l’on retrouve tels qu’on les a quittés. Contrairement à ce que l’on affirme souvent, le Liban n’en fait pas partie. Chaque retour donne l’impression de découvrir un autre pays, façonné par une nouvelle catastrophe qui, peu à peu, recouvre les précédentes. Je n’y étais pas revenu depuis le déclenchement de la crise financière. Je pensais retrouver des conversations habitées par la colère. C’est une autre émotion qui domine aujourd’hui, ou plutôt son absence.Comme si le temps avait fait son œuvre. Comme si l’on avait fini par classer les économies d’une vie parmi les pertes irréversibles, au même titre qu’une maison détruite pendant la guerre ou qu’une mort injuste. On n’en parle presque plus. Les comptes bancaires sont devenus des souvenirs. Les déposants se sont adaptés,...
commentaires (3)

Dans dix ans, dans 20 ans, nous ou nos enfants, nous irons les retirer de leur tombes s'il le faut, pour les pendre sur la place publique. Aucune des crapules bancaires, pas une seule, n'a pris la peine de s'excuser aupres des deposants spolies. PAS UNE SEULE. Ils continuent, eux et leurs enfants, a jouir de leur fortunes, alors que plusieurs millions de Libanais ont ete depouilles a cause de leur cupidite et de leur incompetence. Tfeeeeeehhhhhhhhh

Michel Trad

18 h 31, le 23 juillet 2026

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Commentaires (3)

  • Dans dix ans, dans 20 ans, nous ou nos enfants, nous irons les retirer de leur tombes s'il le faut, pour les pendre sur la place publique. Aucune des crapules bancaires, pas une seule, n'a pris la peine de s'excuser aupres des deposants spolies. PAS UNE SEULE. Ils continuent, eux et leurs enfants, a jouir de leur fortunes, alors que plusieurs millions de Libanais ont ete depouilles a cause de leur cupidite et de leur incompetence. Tfeeeeeehhhhhhhhh

    Michel Trad

    18 h 31, le 23 juillet 2026

  • Excellent article. Le mythe du phenix deconstruit ... ou l'art de l'anormal devenu tres normal. Merci

    FR Nassar

    18 h 03, le 23 juillet 2026

  • Excellent article. Le mythe du phenix deconstruit ... ou l'art de l'anormal devenu tres normal. Merci

    FR Nassar

    18 h 03, le 23 juillet 2026

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