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Points de vue - Commentaire

Drame de Ceuta : le prix de l’hubris


Drame de Ceuta : le prix de l’hubris

Un groupe de migrants s’approche du poste-frontière pour regagner le Maroc, escorté par des soldats de l’infanterie espagnole, dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, le 2 août 2026. Photo Henry Nicholls/AFP

C’est le cœur lourd que l’on découvre les images inouïes, extraordinaires, inédites, de ces quelque soixante mille Marocains qui ont brûlé la frontière séparant leur pays de la cité espagnole de Ceuta à la nage et au péril de leur existence – plusieurs dizaines sont décédés en ces journées terribles des 30 et 31 juillet 2026.Ce n’est pas que l’on en soit surpris : ce que révèle au monde entier l’exil choisi et généralisé de la jeunesse marocaine ne date pas d’hier.Ce n’est pas non plus la panique européenne de voir déferler la foule marocaine – pétrie de l’espoir d’une dignité d’autant plus désirée qu’elle lui est inconnue – qui requiert l’urgence de l’interrogation sans ménagement de nos impasses collectives. L’on rappellera à ces Européens que l’une des conditions historiques de leur propre essor économique fut l’émigration – tout au...
C’est le cœur lourd que l’on découvre les images inouïes, extraordinaires, inédites, de ces quelque soixante mille Marocains qui ont brûlé la frontière séparant leur pays de la cité espagnole de Ceuta à la nage et au péril de leur existence – plusieurs dizaines sont décédés en ces journées terribles des 30 et 31 juillet 2026.Ce n’est pas que l’on en soit surpris : ce que révèle au monde entier l’exil choisi et généralisé de la jeunesse marocaine ne date pas d’hier.Ce n’est pas non plus la panique européenne de voir déferler la foule marocaine – pétrie de l’espoir d’une dignité d’autant plus désirée qu’elle lui est inconnue – qui requiert l’urgence de l’interrogation sans ménagement de nos impasses collectives. L’on rappellera à ces Européens que l’une des conditions...
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