Un immeuble de Bir el-Abed, dans la banlieue sud de Beyrouth, dont une partie s'est effondrée, des suites d'une frappe israélienne survenue précédemment, le dimanche 19 juillet 2026. Photo transmise par la Défense civile
Une partie d'un immeuble de Bir el-Abed, dans la banlieue sud de Beyrouth, endommagé par des bombardements israéliens, s'est effondrée pendant la nuit de samedi à dimanche vers 3h30, détruisant deux étages, sans faire de victimes, confirment deux sources à L'Orient-Le Jour. Contrairement à des informations circulant en ligne, l'immeuble était inhabité et avait été condamné par la municipalité qui en avait fermé l'accès avec une chaîne par crainte de son effondrement, rapporte le chef du centre régional du Metn-Sud de la Défense civile, Saad el-Ahmar.
Une vidéo circulant en ligne documentant l'effondrement partiel montre des colonnes de fumée s'échappant de l'immeuble. Les équipes de la Défense civile, après avoir reçu le signalement de l'incident, se sont rapidement déployées sur les lieux.
Cet effondrement intervient à l'heure où un cessez-le-feu précaire règne au Liban depuis la mi-juin. Le dernier bombardement dans la banlieue sud de Beyrouth remonte au 14 juin, lorsqu'une frappe de l'aviation israélienne avait tué au moins trois personnes et blessé 15 autres. À la suite de la guerre durant l'automne 2024, au cours de laquelle la banlieue sud de Beyrouth avait été fréquemment ciblée par l'aviation israélienne, une étude estimait que quelque 50 000 foyers étaient endommagés dans la zone. La densité démographique dans cette partie de la capitale expliquait un tel chiffre, mais pas seulement : l’impact de l’explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020 et du tremblement de terre en Syrie et en Turquie, qui a également secoué le Liban le 6 février 2023, s’est fait durablement sentir sur les fondations du bâtiment.



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