Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Dans La Presse

Une possible intervention d’Israël dans l’escalade régionale empêcherait son retrait du Liban-Sud, selon le Haaretz

L'Iran et les États-Unis ne souhaiteraient pas impliquer l’État hébreu pour le moment dans le conflit.

Une possible intervention d’Israël dans l’escalade régionale empêcherait son retrait du Liban-Sud, selon le Haaretz

Cette capture d’écran, réalisée le 19 juillet 2026 à partir d’une vidéo fournie par le Commandement central américain (Centcom) et diffusée le 18 juillet, montre les forces américaines menant ce que l’armée présente comme des frappes de précision visant les capacités militaires iraniennes, pour la huitième nuit consécutive. Photo Commandement central américain [Centcom] / AFP

Une possible implication d'Israël dans la reprise de la guerre depuis plus d'une semaine entre les États-Unis et l'Iran ferait « clairement échouer les projets » de retrait de l'armée israélienne du Liban-Sud, estime le journal israélien Haaretz, critique du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Un cessez-le-feu au Liban, victime de la guerre régionale après l'intervention du Hezbollah aux côtés de l'Iran, est mentionné dès le premier point de l'accord entre Washington et Téhéran signé mi-juin, et qui a été remis en cause cette semaine par les deux belligérants, en pleine escalade. Tout indique néanmoins que l'occupation israélienne du Sud sera de longue durée, selon les observateurs. Le président de la République libanaise, Joseph Aoun, est actuellement en visite à Washington pour tenter de convaincre l'administration Trump de faire pression sur Israël pour un retrait, tandis que les destructions se poursuivent dans les zones occupées. Début juillet, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Eyal Zamir, avait promis une action « décisive » contre le Hezbollah, au cours d'une tournée auprès de ses troupes à proximité du château de Beaufort au Liban-Sud.

Mutisme israélien

Toutefois, à l'heure où les hostilités ont repris entre les États-Unis et l'Iran, les deux protagonistes ne souhaitent pas impliquer Israël, allié de Washington, dans l'escalade au Moyen-Orient, croit savoir le Haaretz. Le journal, qui qualifie l'État hébreu d' « acteur imprévisible », estime cependant que « l'incapacité à contenir les hostilités » ou les « considérations politiques » de Benjamin Netanyahu, pourraient changer la donne.

Selon le Haaretz, les États-Unis n'ont « pas besoin pour l'instant » de l'aide israélienne, et l'Iran « hésite à impliquer l’État hébreu à ce stade, car Téhéran de toute évidence n'est pas intéressé par une confrontation plus large ». Le journal note le mutisme du gouvernement israélien sur une possible implication dans le conflit.

Des responsables israéliens cités par le site Axios plus tôt cette semaine ont estimé que la décision de reporter le déplacement à Washington de Benjamin Netanyahu prévue samedi était liée à l’anticipation d’une escalade militaire dans la région, et que le Premier ministre préférerait être sur place en cas d’attaque de l’Iran. La cote de popularité de ce dernier s'est érodée après les critiques concernant sa gestion de la guerre contre l’Iran. Une écrasante majorité d'Israéliens estime que l’Iran est sorti vainqueur du conflit après l’accord-cadre signé avec les États-Unis, et que la sécurité à long terme de leur pays s’en trouvait affaiblie.

Le journal rappelle enfin les tensions existantes entre le gouvernement israélien et Eyal Zamir, ce dernier évoquant régulièrement une « pénurie » de soldats au sein de l'armée israélienne, sur fond de polémique autour de l'exemption du service militaire dont bénéficient les étudiants juifs ultra-orthodoxes. En vertu d'un accord remontant à la création d'Israël en 1948, ces derniers qui étudient à plein temps les textes religieux échappent à la conscription. Mais les appels à leur enrôlement se sont intensifiés ces dernières années, alors que l’État hébreu est engagé dans plusieurs conflits.

Une possible implication d'Israël dans la reprise de la guerre depuis plus d'une semaine entre les États-Unis et l'Iran ferait « clairement échouer les projets » de retrait de l'armée israélienne du Liban-Sud, estime le journal israélien Haaretz, critique du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.Un cessez-le-feu au Liban, victime de la guerre régionale après l'intervention du Hezbollah aux côtés de l'Iran, est mentionné dès le premier point de l'accord entre Washington et Téhéran signé mi-juin, et qui a été remis en cause cette semaine par les deux belligérants, en pleine escalade. Tout indique néanmoins que l'occupation israélienne du Sud sera de longue durée, selon les observateurs. Le président de la République libanaise, Joseph Aoun, est actuellement en visite à...