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Politique - guerre au liban 2026

Aoun se rend à Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais doit s'entretenir aux Etats-Unis « avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu. »

Vue de la Maison Blanche à Washington, D.C., le 17 juillet 2026, alors que la fumée des incendies de forêt canadiens envahit la capitale américaine. Photo Kent NISHIMURA / AFP

Le chef de l'État Joseph Aoun a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer le président Donald Trump le mardi 21 juillet, a annoncé la présidence libanaise, après des négociations entre le Liban et Israël qui se sont achevées mercredi à Rome. Il est accompagné de son épouse Neemat Aoun.

Outre le « sommet libano-américain » prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir « avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu », notamment dans le sud, ainsi que du « retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe », a précisé la présidence dans un communiqué.

Les troupes israéliennes occupent une partie du Liban-Sud depuis le début du dernier conflit, commencé le 2 mars entre le Hezbollah et Israël. Un processus de négociations directes entre le Liban et l'État hébreu a été entamé depuis avril, un accord-cadre a été signé en juin et le dernier round s'est tenu cette semaine à Rome. Dans le courant de la semaine, Donald Trump a une nouvelle fois affirmé souhaiter un retrait israélien du Liban-Sud, tandis que l'Etat hébreu refuse clairement, à ce stade, de se retirer des villages situés à l'intérieur de la ligne jaune. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, cherche plutôt à obtenir le feu vert américain pour lancer un nouveau type d'opérations militaires : des incursions ponctuelles dans des secteurs contrôlés par le Hezbollah afin d'y démanteler ses positions et saisir ses armes, avant de remettre ces zones à l'armée libanaise. Toutes ces opérations seraient menées en dehors de la ligne jaune. C'est précisément ce projet que Netanyahu souhaiterait évoquer avec Donald Trump lors de la visite qu'il espère effectuer prochainement aux États-Unis, et alors que son départ pour Washington, qui était initialement prévu samedi, a été reporté.


Selon nos informations, le chef de l'État aborde sa visite aux Etats-Unis avec confiance, convaincu que le président Trump proposera une aide accrue au Liban ainsi que des mesures de soutien, notamment à travers l'organisation d'une conférence internationale en faveur de l'armée libanaise.

Le chef de l'État Joseph Aoun a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer le président Donald Trump le mardi 21 juillet, a annoncé la présidence libanaise, après des négociations entre le Liban et Israël qui se sont achevées mercredi à Rome. Il est accompagné de son épouse Neemat Aoun. Outre le « sommet libano-américain » prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir « avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu », notamment dans le sud, ainsi que du « retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe », a précisé la présidence dans un communiqué. Lire aussi Derrière les « zones pilotes », la stratégie israélienne de consacrer la ligne jaune Les troupes israéliennes...
commentaires (6)

Une visite historique à un moment crucial. Il ne faudrait pas la rater, et le Président devrait saisir l’occasion de prouver que le Liban veut mettre vraiment fin aux activités illégales de la milice. Trump qui dit vouloir la stabilité, sait bien comme nous, qui est le vrai détonnateur des guerres avec Israël. Comment presser le voisin de se replier, si la milice boiteuse survît et continue de menacer tout le monde ? Il faudrait dire clairement que nous sommes contre l’occupation d’Israël, mais aussi celle du hezbollah iranien. Rejeter l’une sans rejeter l’autre ne nous sauverait pas.

NG

06 h 59, le 19 juillet 2026

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Commentaires (6)

  • Une visite historique à un moment crucial. Il ne faudrait pas la rater, et le Président devrait saisir l’occasion de prouver que le Liban veut mettre vraiment fin aux activités illégales de la milice. Trump qui dit vouloir la stabilité, sait bien comme nous, qui est le vrai détonnateur des guerres avec Israël. Comment presser le voisin de se replier, si la milice boiteuse survît et continue de menacer tout le monde ? Il faudrait dire clairement que nous sommes contre l’occupation d’Israël, mais aussi celle du hezbollah iranien. Rejeter l’une sans rejeter l’autre ne nous sauverait pas.

    NG

    06 h 59, le 19 juillet 2026

  • Qui sait? Avec leur bagout et leur insolence, les libanais sont capables d’embobiner jusqu’à Trump pour lui piquer son pognon et ne rien lui donner en échange.

    Mago1

    20 h 28, le 18 juillet 2026

  • Aoun ne peut pas arriver chez le président américain avec une liste de doléances alors qu’il n’a montré jusqu’alors aucune volonté sauf celle simulée de voir ces vendus désarmés. S’il continue de prêcher leur cause alors il peut dire adieu à l’indépendance de notre qui sera sous une tutelle qu’il n’aurait pas choisi et notre pays alors sera transformé en champs de bataille ouvert à tous les candidats qui sont nombreux aux portillons pour venir usurper notre pays sans en être empêchés. Nous avons le devoir de défendre notre souveraineté afin de prouver que le Liban n’est pas un moulin sans d

    Sissi zayyat

    19 h 44, le 18 juillet 2026

  • Si Israël démantelait les positions armées du Hezbollah avant de remettre ces zones à l’armée libanaise, ce serait, à mes yeux, une occasion historique pour le Liban de rétablir pleinement l’autorité de l’Etat. Je ne comprends pas pourquoi le président Joseph Aoun ne saisirait pas une telle opportunité si elle se présentait réellement. Le Liban ne retrouvera sa souveraineté que lorsque qu’il n’y aura plus qu’une seule autorité: l’Etat libanais.

    Gebran Eid

    17 h 12, le 18 juillet 2026

  • Correction... Où il doit se faire Humiler et berner par Trump

    Emile

    15 h 50, le 18 juillet 2026

  • Il serait grand temps que le gouvernement trouve une issue favorable à cette guerre, le hezbollah en raison de son endoctrinement étant directement responsable de la situation actuelle: 11 100 bâtiments du sud du Liban ont été entièrement détruits , avec des milliers d'autres partiellement endommagés, compte non tenu des mosquées, cimetières, routes, parcs, terrains de football .. et des responsables totalement hors sol. Il faudrait que l'on nous explique a quoi sert le "kassem" et pourquoi il est encore de ce monde?

    C…

    13 h 46, le 18 juillet 2026

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