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Société - Justice Au Liban

Le crooner converti au salafisme Fadl Chaker remis en liberté sous caution

Deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars ont été versées pour sa libération.

Le chanteur libanais Fadl Chaker (d.) et le cheikh salafiste Ahmad el-Assir, lors d'un concert en juillet 2012. Photo d'archives AFP

La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté Fadl Chaker, le célèbre chanteur libano-palestinien devenu salafiste, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025 après douze années de cavale dans le camp de Aïn el-Héloué, selon l'Agence nationale d'Informtion (Ani, officielle) et une source judiciaire à L'Orient-Le Jour.

Cet artiste connu dans le monde arabe est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 aux affrontements d'Abra, près de Saïda, qui avaient opposé des partisans du cheikh radical Ahmad el-Assir à l'armée libanaise, et au cours desquels 18 soldats avaient été tués. Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire. Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Pendant ses années de fuite dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn el-Héloué, qui échappe au contrôle aux autorités libanaises, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour « terrorisme ».


La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté Fadl Chaker, le célèbre chanteur libano-palestinien devenu salafiste, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025 après douze années de cavale dans le camp de Aïn el-Héloué, selon l'Agence nationale d'Informtion (Ani, officielle) et une source judiciaire à L'Orient-Le Jour.Cet artiste connu dans le monde arabe est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 aux affrontements d'Abra, près de Saïda, qui avaient opposé des partisans du cheikh radical Ahmad el-Assir à l'armée libanaise, et au cours desquels 18 soldats avaient été tués. Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire. Le montant a été versé...
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