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Société - guerre au liban 2026

Salamé annonce que 79 sites archéologiques libanais au lieu de 39 bénéficient désormais de la « protection renforcée de l’Unesco »

Le ministre libanais de la Culture a expliqué les démarches qu'il a entamées pour protéger les sites archéologiques, lors d'une réunion au Parlement.

Salamé annonce que 79 sites archéologiques libanais au lieu de 39 bénéficient désormais de la « protection renforcée de l’Unesco »

De la fumée s'élève près du château de Beaufort, qui a été capturé par les forces israéliennes, vue depuis Marjeyoun, dans le sud du Liban, le 4 juin 2026. Photo REUTERS/Stringer.

Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a affirmé samedi que ses efforts et ceux de son ministère pour protéger les sites archéologiques du Liban ont « porté leurs fruits », annonçant que 79 sites libanais au lieu de 39 précédemment, bénéficient désormais « du système de protection renforcée de l’Unesco », dans un contexte de poursuite des attaques israéliennes au Liban-Sud malgré un cessez-le-feu, avec une intensité moindre toutefois.

M. Salamé a estimé que si les sites libanais avaient été directement pris pour cible par les bombardements israéliens (dans le cadre des deux guerres entre l’armée israélienne et le Hezbollah depuis le 8 octobre 2023), « les dégâts auraient été plus importants », rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).

Plusieurs sites ont subi des dommages directs ou indirects, selon le ministre. « Le sanctuaire de Chamaa a notamment été directement touché : trois de ses coupoles se sont effondrées, et la quatrième est désormais menacée ». Ghassan Salamé a également fait part des inquiétudes suscitées par l'annonce israélienne de l’existence de tunnels à proximité de la forteresse de Beaufort, affirmant avoir lancé « une campagne diplomatique et médiatique pour démontrer que ces tunnels se trouvent à plus de 700 mètres du château ». Quant aux sites archéologiques de Tyr et Baalbeck, ils ont été « affectés par les vibrations découlant de frappes proches, entraînant la chute de fragments de certaines colonnes ».

Des « études techniques spécialisées »

« L'évaluation de l'ampleur des dégâts nécessitera des études techniques spécialisées », a indiqué M. Salamé. Il a noté toutefois que le ministère de la Culture et la Direction générale des Antiquités, avec le concours d'une trentaine de gardiens de sites à Tyr, « ont travaillé ces derniers mois à documenter les dommages, tant par des inspections de terrain que grâce à des images satellitaires et aux témoignages des habitants, en préparation de la phase de reconstruction après la libération ».

Les propos du ministre de la Culture interviennent dans le cadre d’une réunion de la Commission parlementaire chargée de la mise en œuvre du Plan de développement durable consacré à la protection du patrimoine culturel libanais suite aux attaques israéliennes. La rencontre s’est déroulée dans la bibliothèque du Parlement, sous la présidence de la députée Inaya Ezzeddine, en présence notamment de représentants de l’Unesco, l'agence des Nations unies pour l'éducation, la science et le culture.

« L'une des priorités du ministère de la Culture est d'être le gardien de la mémoire, aux côtés de sa mission de promouvoir l'unité nationale, de renforcer le sentiment d'une identité commune et de contribuer au processus de redressement économique », a souligné M. Salamé. Dans ce cadre, il a annoncé avoir mobilisé « tous les moyens juridiques et diplomatiques disponibles afin de tenter de protéger les sites archéologiques du Sud ».

Le ministre de la Culture a détaillé son recours au mécanisme de l’Unesco appelé « système de protection renforcée » avec pour objectif « d’augmenter le nombre de sites » nécessitant cette protection renforcée. Ce recours vise à « empêcher l'agresseur de prétendre qu'il ignorait qu'il bombardait un site archéologique : une signalisation claire est installée sur ces sites afin qu'il ne puisse plus invoquer cette excuse », a-t-il expliqué. Résultat, à l’issue d'une session extraordinaire, une commission de l’Unesco « a approuvé à l'unanimité des douze voix le doublement du nombre de sites bénéficiant de la protection renforcée, passant de 39 à 79 sites, incluant ainsi la majorité des monuments et vestiges auxquels nous sommes profondément attachés », s’est félicité le ministre.

M. Salamé a aussi annoncé avoir demandé à l’Unesco « d’inscrire les vestiges de Tyr sur la liste du patrimoine mondial en péril, vu les fortes inquiétudes » concernant ce site situé dans la ville qui a été soumise à d’intenses bombardements israéliens, sachant que les sites de Tyr figurent sur la liste du patrimoine mondial. Il a ajouté avoir également soumis une « demande urgente au Comité du patrimoine mondial, qui tiendra sa session ordinaire le 17 juillet en Corée du Sud, afin d'inscrire les cinq forteresses de Jabal Amel (Chamaa, Beaufort, Chaqra, Tebnine et Deir Kifa) sur la liste du patrimoine mondial. »

Par ailleurs, Ghassan Salamé indique avoir remis un rapport détaillé des dégâts subis par les sites archéologiques au vice- Premier ministre, Tarek Mitri, lequel a intégré un chapitre spécifique consacré au patrimoine archéologique dans son rapport au Conseil des droits de l'homme à Genève, considérant que les atteintes portées au patrimoine constituent également des atteintes aux droits humains.

« En mon âme et conscience, je suis convaincu que nous avons réussi à faire entendre notre voix sur les plans juridique et diplomatique. J'ai contacté plus de vingt-cinq ministres de la Culture dans le monde, notamment dans les grandes puissances, afin de les informer de nos démarches et des dommages subis », a conclu M. Salamé, qui affirme rester en contact permanent, avec le directeur général de l’Unesco, Khaled El-Enany, afin de le tenir informé de toute évolution.

Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a affirmé samedi que ses efforts et ceux de son ministère pour protéger les sites archéologiques du Liban ont « porté leurs fruits », annonçant que 79 sites libanais au lieu de 39 précédemment, bénéficient désormais « du système de protection renforcée de l’Unesco », dans un contexte de poursuite des attaques israéliennes au Liban-Sud malgré un cessez-le-feu, avec une intensité moindre toutefois. M. Salamé a estimé que si les sites libanais avaient été directement pris pour cible par les bombardements israéliens (dans le cadre des deux guerres entre l’armée israélienne et le Hezbollah depuis le 8 octobre 2023), « les dégâts auraient été plus importants », rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).Plusieurs sites ont subi des...
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Pour être sûrs de préserver notre patrimoine, il faut agir en amont et empêcher les usurpateurs, hier syriens et aujourd’hui des vendus aux mollahs de les utiliser comme cache d’armes ou positions d’attaques. Ne dites à personne que vous ne saviez pas, cela fait parti du travail des ministres qui veillent sur la sécurité de notre pays et de ses citoyens. Dans le cas contraire, aucun acte judiciaire local ou international ne nous épargnerait leur destruction. Nous l’avons déjà vu dans plusieurs pays.

Sissi zayyat

13 h 55, le 04 juillet 2026

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  • Pour être sûrs de préserver notre patrimoine, il faut agir en amont et empêcher les usurpateurs, hier syriens et aujourd’hui des vendus aux mollahs de les utiliser comme cache d’armes ou positions d’attaques. Ne dites à personne que vous ne saviez pas, cela fait parti du travail des ministres qui veillent sur la sécurité de notre pays et de ses citoyens. Dans le cas contraire, aucun acte judiciaire local ou international ne nous épargnerait leur destruction. Nous l’avons déjà vu dans plusieurs pays.

    Sissi zayyat

    13 h 55, le 04 juillet 2026

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