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Points de vue - Grand Entretien

Michel Feher : On peut avancer qu'Israël est le pays le moins juif du monde

« L'Orient-Le Jour » a rencontré le philosophe belge à Paris, à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage Redevenir juif (La Découverte, 2026).

Michel Feher : On peut avancer qu'Israël est le pays le moins juif du monde

Des colons israéliens, accompagnés du ministre israélien des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich, hissent un grand drapeau israélien lors d'une cérémonie de pose de la première pierre d'une nouvelle colonie sur le mont Tarousa, près de la ville de Doura, à l'ouest d'Hébron, en Cisjordanie occupée, le 16 juin 2026. Photo d'illustration Hazem Bader/AFP

Depuis de nombreuses années, une partie des extrêmes droites occidentales voit en Israël l’incarnation de ses représentations du monde : un État ethnoreligieux engagé dans une lutte existentielle contre un ennemi perçu comme « arabo-islamiste ». Cette proximité avec Tel-Aviv est affichée comme une preuve d’opposition à l’antisémitisme, celui-ci étant pourtant constitutif de leur ADN idéologique.Mais cette convergence montre des signes d’essoufflement, notamment aux États-Unis, principal allié d’Israël. Une partie de l’électorat républicain, y compris dans ses courants les plus conservateurs, critique l’importance accordée à l’État hébreu dans la politique étrangère américaine, au nom du principe d’« America First » défendu par Donald Trump.Dans L’Orient-Le Jour, le philosophe belge Michel Feher, auteur de Redevenir juif (La Découverte,...
Depuis de nombreuses années, une partie des extrêmes droites occidentales voit en Israël l’incarnation de ses représentations du monde : un État ethnoreligieux engagé dans une lutte existentielle contre un ennemi perçu comme « arabo-islamiste ». Cette proximité avec Tel-Aviv est affichée comme une preuve d’opposition à l’antisémitisme, celui-ci étant pourtant constitutif de leur ADN idéologique.Mais cette convergence montre des signes d’essoufflement, notamment aux États-Unis, principal allié d’Israël. Une partie de l’électorat républicain, y compris dans ses courants les plus conservateurs, critique l’importance accordée à l’État hébreu dans la politique étrangère américaine, au nom du principe d’« America First » défendu par Donald Trump.Dans L’Orient-Le Jour, le philosophe belge Michel...
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