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Points de vue - guerre au liban 2026

1976, 2006, 2026 : trois guerres en juillet, un même souffle coupé


1976, 2006, 2026 : trois guerres en juillet, un même souffle coupé

Des écoliers quittent la banlieue sud de Beyrouth pendant la guerre de juillet 2006. Photo AFP

Longtemps, j’ai eu du mal à respirer en juillet.Le souffle se raccourcit. La poitrine se serre. L’air entre, mais quelque chose refuse de le laisser ressortir. Les doigts picotent, les mains se crispent, le visage s’engourdit. Le corps reconnaît juillet avant même que le calendrier ne l’annonce.Dans nos familles, les organes ont toujours eu une mémoire.Le cœur de mon père choisit l’été pour faire des siennes. Premier infarctus à 48 ans. Deuxième à 51 ans. Encore en juillet. Puis un triple pontage, toujours en juillet.Un infarctus c’est quand un caillot interrompt l’apport de sang et prive le cœur d’oxygène. Le muscle cardiaque souffre, puis commence à mourir. Un pontage crée une dérivation autour de l’artère endommagée pour que le sang continue de l’alimenter.Mon père a trois de ces chemins dans la poitrine.Trois détours pour que son...
Longtemps, j’ai eu du mal à respirer en juillet.Le souffle se raccourcit. La poitrine se serre. L’air entre, mais quelque chose refuse de le laisser ressortir. Les doigts picotent, les mains se crispent, le visage s’engourdit. Le corps reconnaît juillet avant même que le calendrier ne l’annonce.Dans nos familles, les organes ont toujours eu une mémoire.Le cœur de mon père choisit l’été pour faire des siennes. Premier infarctus à 48 ans. Deuxième à 51 ans. Encore en juillet. Puis un triple pontage, toujours en juillet.Un infarctus c’est quand un caillot interrompt l’apport de sang et prive le cœur d’oxygène. Le muscle cardiaque souffre, puis commence à mourir. Un pontage crée une dérivation autour de l’artère endommagée pour que le sang continue de l’alimenter.Mon père a trois de ces chemins dans la...
commentaires (4)

Une belle poésie! Ô combien vraie pour tous les exilés, citoyens aujourd'hui de pays où juillet demeure un mois de l'année, simple, chaud, mais vivant...

Christian Samman

13 h 35, le 31 juillet 2026

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Commentaires (4)

  • Une belle poésie! Ô combien vraie pour tous les exilés, citoyens aujourd'hui de pays où juillet demeure un mois de l'année, simple, chaud, mais vivant...

    Christian Samman

    13 h 35, le 31 juillet 2026

  • J'ai beaucoup aimé le texte

    Hind Faddoul FAUCON

    11 h 45, le 29 juillet 2026

  • ?

    Khalifé Maria

    09 h 40, le 29 juillet 2026

  • Super merci

    Eleni Caridopoulou

    18 h 20, le 28 juillet 2026

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