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Politique - guerre au liban 2026

Berry rejette, lui aussi, l'accord « piégé et injuste » de cessez-le-feu annoncé à Washington

Le chef du Parlement a laissé entendre que le Hezbollah serait prêt à se retirer du Sud du Litani en cas de retrait israélien et d'un cessez-le-feu « total et inconditionnel ».

Le président du Parlement, Nabih Berry, dans son bureau à Aïn el-Tiné lors de la réception du diplomate français Stéphane Séjourné, le 28 avril 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le président du Parlement, Nabih Berry, a annoncé vendredi dans un communiqué lapidaire qu'il rejetait en bloc le nouvel accord de cessez-le-feu au Liban annoncé mercredi à Washington, qualifié de « piège » et de « texte injuste ». Le chef du mouvement chiite Amal a toutefois laissé entendre que le Hezbollah était prêt à se retirer de la zone du sud du fleuve Litani, en cas de retrait de l'armée israélienne du Liban-Sud, qui y occupe plus de 600 kilomètres carrés et des dizaines de villages complètement dévastés.

« Au lieu de cet accord hybride, nous aurions pu y voir un point positif au début du texte, s'il avait prévu un cessez-le-feu inconditionnel sur terre, sur mer et dans les airs, sans destruction de tout ce qui existe », a commencé le chef du mouvement Amal.

« Retrait du Hezbollah, contre retrait israélien »

« Mais c'était un piège, car il a ajouté un cessez-le-feu total de la part du Hezbollah, ainsi que l'évacuation de tous ses éléments du sud du Litani. J'aurais pu y voir un point positif si j'avais lu ''un retrait hors des frontières occupées'', mais c'était un piège (''dans des zones pilotes sans l'intervention d'aucun acteur'' !!!??) », a-t-il poursuivi. Selon le texte publié par le département d'État, l'armée libanaise devra exercer « un contrôle exclusif du territoire, à l'exclusion de tout acteur non étatique », dans ces zones, qui n'ont pas encore été délimitées.

Et de conclure : « Pour ne pas m'étendre, j'approuve ce qui suit : 1 - un cessez-le-feu total et complet, sans restriction ni condition, sur terre, en mer et dans les airs, et sans démolition de tout ce qui existe. 2 - Le retrait du Hezbollah du sud du Litani, parallèlement au retrait israélien des zones occupées. Le reste du texte est injuste et ne mérite pas d’être mentionné ».

Le document prévoyait encore la poursuite des discussions entre les différentes parties pour établir un « cadre sécuritaire » qui doit notamment garantir « la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale du Liban et d'Israël » et comprend notamment « le démantèlement des groupes armés non étatiques ainsi que la prévention de leur reconstitution ». Les États-Unis avaient encore souligné que toute cessation des hostilités devait être conclue directement entre les deux États, sous médiation américaine, « et non par le biais d'un canal parallèle », en allusion à la volonté du Hezbollah et de Téhéran d'une trêve incluse dans un accord plus large entre les États-Unis et l'Iran.

Jeudi, le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait lui aussi rejeté et fustigé cet accord, dénonçant « une capitulation et une défaite » et réclamant un cessez-le-feu « global » et le retrait des Israéliens du Liban-Sud.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a pas soumis à ses ministres le cessez-le-feu avec le Liban, pour approbation, rapporte le Yedioth Ahronoth, après une réunion du cabinet de sécurité jeudi soir, à la suite du rejet annoncé par le Hezbollah.

Le président libanais Joseph Aoun avait dit jeudi « attendre les réponses » des parties concernées par le cessez-le-feu, en tête desquelles le Hezbollah. Il avait indiqué que la trêve « pourrait être mise en œuvre dans les 24 heures qui suivront son approbation définitive », estimant qu'il s'agit de la « dernière chance » pour sortir du conflit.

Le président du Parlement, Nabih Berry, a annoncé vendredi dans un communiqué lapidaire qu'il rejetait en bloc le nouvel accord de cessez-le-feu au Liban annoncé mercredi à Washington, qualifié de « piège » et de « texte injuste ». Le chef du mouvement chiite Amal a toutefois laissé entendre que le Hezbollah était prêt à se retirer de la zone du sud du fleuve Litani, en cas de retrait de l'armée israélienne du Liban-Sud, qui y occupe plus de 600 kilomètres carrés et des dizaines de villages complètement dévastés.« Au lieu de cet accord hybride, nous aurions pu y voir un point positif au début du texte, s'il avait prévu un cessez-le-feu inconditionnel sur terre, sur mer et dans les airs, sans destruction de tout ce qui existe », a commencé le chef du mouvement Amal.« Retrait du Hezbollah, contre...
commentaires (2)

Non, c'est pas vrai. Il refuse ? Mais on s'en bat les... coquillettes !

Ca va mieux en le disant

15 h 59, le 05 juin 2026

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Commentaires (2)

  • Non, c'est pas vrai. Il refuse ? Mais on s'en bat les... coquillettes !

    Ca va mieux en le disant

    15 h 59, le 05 juin 2026

  • Ha ha

    P H

    15 h 12, le 05 juin 2026

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