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Politique - Liban

Aoun depuis Washington : Le désarmement du Hezbollah est réalisable, mais il faut être lucides sur les conditions

Lors d'un dîner en son honneur à l'ambassade libanaise, le chef de l'État a souligné que le désarmement du parti pro-iranien doit être suivi d'un processus de « démobilisation et réintégration » des combattants.

Aoun depuis Washington : Le désarmement du Hezbollah est réalisable, mais il faut être lucides sur les conditions

Après son sommet avec le président américain Donald Trump, le chef de l'État libanais, Joseph Aoun, a participé à un dîner en son honneur à Washington, au cours duquel il a établi plusieurs « conditions » au désarmement du Hezbollah, insistant notamment sur la réintégration des miliciens chiites.

Devant un parterre de personnalités politiques américaines et libanaises, M. Aoun a déclaré que le désarmement du parti chiite est « réalisable, mais seulement si nous sommes lucides sur les conditions nécessaires », rappelant que le Hezbollah n'est pas une « force mercenaire étrangère, mais il est composé de citoyens libanais façonnés durant quarante années par un investissement idéologique, social et militaire considérable. » Face à cette réalité, il a rappelé que d'autres factions armées internes avaient pu être désarmées dans le monde, notamment les FARC en Colombie ou l'IRA en Irlande du Nord, grâce à un processus enchaînant « désarmement, démobilisation et réintégration. » Toutefois, selon lui, il faut avant toute chose « supprimer la cause profonde invoquée par le Hezbollah pour justifier son existence, à savoir l'occupation israélienne de territoires libanais. » Ensuite vient la « prise de contrôle opérationnelle exclusive du territoire par l'armée libanaise, ce qui exige un soutien immédiat et inconditionnel à nos forces armées. Enfin, il s'achève par la réintégration, grâce à un programme de reconstruction dirigé exclusivement par l'État libanais et accompagné de véritables perspectives économiques ». « Seul un État fort peut remplacer le vide que d'autres rempliraient autrement », a-t-il ajouté.

L'engagement américain « le plus sérieux » en faveur du Liban

Pour Joseph Aoun, le moment est propice pour parvenir à ces objectifs. « Pour la première fois depuis des années, une véritable occasion de faire l'histoire s'offre au Liban », a-t-il dit, saluant le rôle des États-Unis dans ce cadre. « Sous la présidence de Donald Trump et grâce au cadre trilatéral négocié entre le Liban et Israël en juin dernier, les États-Unis manifestent aujourd'hui leur engagement le plus sérieux en faveur de la stabilité du Liban depuis des décennies », a-t-il estimé. Les États-Unis ont impulsé les premières négociations directes entre le Liban et Israël depuis des décennies, qui ont abouti à la signature, le 26 juin, d'un accord-cadre prévoyant le retrait israélien du Liban-Sud, conditionné au désarmement du Hezbollah, sur base de « zones pilotes ». L'accord a commencé à être appliqué lundi, avec le déploiement d'unités de l'armée libanaise dans deux de ces zones du secteur central du sud du Liban, dans les villages de Srifa et Froun, dans lesquels les forces occupantes n'étaient pas présentes, ainsi qu'à Zaoutar el-Gharbiyé, au nord du fleuve Litani, dont se sont retirés les Israéliens.

M. Aoun a en outre évoqué le rétablissement des relations avec les pays du monde arabe, deux jours après avoir été invité à Riyad par le prince héritier Mohammad ben Salmane, et la volonté de construire une « relation d'État à État avec la Syrie.

M. Aoun, qui a été commandant en chef de l'armée avant d'accéder à la présidence, a en outre appelé Washington à poursuivre son soutien à la troupe, « seule véritable institution nationale bénéficiant de la confiance de tous les Libanais ». « L'armée protège nos frontières terrestres et maritimes, a vaincu l'État islamique sur notre territoire, lutte contre le trafic de drogue, le crime organisé et la contrebande, assure le maintien de l'ordre avec les Forces de sécurité intérieure et intervient lors de chaque catastrophe », a listé le président libanais.

M. Aoun a tenu ce discours peu après une réunion avec Donald Trump, qui lui avait réservé un accueil chaleureux et avait promis d'« aider le Liban ». Portant, depuis l'ambassade, un toast à « l'amitié » entre Beyrouth et Washington, le président libanais a souhaité qu'elle soit « suffisamment forte pour réécrire l'histoire de cette région, une fois pour toutes ».


Après son sommet avec le président américain Donald Trump, le chef de l'État libanais, Joseph Aoun, a participé à un dîner en son honneur à Washington, au cours duquel il a établi plusieurs « conditions » au désarmement du Hezbollah, insistant notamment sur la réintégration des miliciens chiites. Devant un parterre de personnalités politiques américaines et libanaises, M. Aoun a déclaré que le désarmement du parti chiite est « réalisable, mais seulement si nous sommes lucides sur les conditions nécessaires », rappelant que le Hezbollah n'est pas une « force mercenaire étrangère, mais il est composé de citoyens libanais façonnés durant quarante années par un investissement idéologique, social et militaire considérable. » Face à cette réalité, il a rappelé que d'autres factions armées...
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M. Aoun parle de cette milice en la comparant à des résistants comme dans d’autres pays et est persuadé comme il le dit du désarmement, démobilisation et réintégration. » Toutefois, selon lui, il faut avant toute chose « supprimer la cause profonde invoquée par le Hezbollah pour justifier son existence, à savoir l'occupation israélienne de territoires libanais. » il n’est pas sans savoir que cette milice mobilisée par les mollahs pour une autre raison, trouverait toujours un ennemi à combattre pour justifier ses armes détenues illégalement sur notre sol et convaincre ses partisans de ses mens

Sissi zayyat

11 h 22, le 22 juillet 2026

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Commentaires (1)

  • M. Aoun parle de cette milice en la comparant à des résistants comme dans d’autres pays et est persuadé comme il le dit du désarmement, démobilisation et réintégration. » Toutefois, selon lui, il faut avant toute chose « supprimer la cause profonde invoquée par le Hezbollah pour justifier son existence, à savoir l'occupation israélienne de territoires libanais. » il n’est pas sans savoir que cette milice mobilisée par les mollahs pour une autre raison, trouverait toujours un ennemi à combattre pour justifier ses armes détenues illégalement sur notre sol et convaincre ses partisans de ses mens

    Sissi zayyat

    11 h 22, le 22 juillet 2026

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