Le président libanais Joseph Aoun aux côtés du ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar, au palais de Baabda, le 24 juillet 2026. Photo tirée du compte X de la présidence libanaise
Le ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar a réaffirmé vendredi, à l'issue d'une rencontre avec le président Joseph Aoun au palais de Baabda, son soutien aux efforts menés par le chef de l'État, tout en se félicitant du « climat positif » ayant entouré la visite du président à Washington. Selon lui, cette visite « reflète la consolidation de la confiance de la communauté internationale envers le Liban et ses institutions légitimes ».
« Nous avons exprimé notre satisfaction après le climat positif qui a entouré la visite du président Aoun à Washington, l'accueil chaleureux et les éloges qui lui ont été réservés », a déclaré le ministre. Si plusieurs hauts responsables et élus ont salué la démarche du chef de l’État et ses retombées potentielles, le Hezbollah a lui qualifié cette visite d'« échec », accusant les autorités d'engager le Liban « dans une voie sans issue marquée par des concessions successives » qui portent atteinte « à la souveraineté de l'État » et traduisent « sa dépendance et sa soumission à la tutelle étrangère ».
Pour M. Hajjar, « le sommet historique » ayant réuni le président Joseph Aoun et son homologue américain Donald Trump à la Maison-Blanche constitue « une étape charnière dans les relations libano-américaines » et « un message clair de soutien au Liban ». Il a également affirmé son « soutien aux efforts nationaux menés par le président Aoun pour protéger le Liban, préserver sa souveraineté et le sortir de la guerre qui lui a été imposée, en vue d'obtenir le retrait israélien et d'étendre l'autorité de l'État à l'ensemble de son territoire »,
Le président Aoun a également reçu dans la matinée le Premier ministre Nawaf Salam, ainsi que le ministre de la Défense Michel Menassa. Ce dernier a informé le chef de l'État des mesures prises pour poursuivre le déploiement de l'armée libanaise dans plusieurs villes et villages du Liban-Sud, ainsi que des besoins de l'institution militaire.
L'accord-cadre conclu le 26 juin entre le Liban et Israël, à l'issue des premières négociations directes entre les deux pays depuis des décennies, prévoit un retrait progressif des forces israéliennes, conditionné au déploiement de l'armée libanaise et au démantèlement des infrastructures du Hezbollah dans des « zones pilotes ». L'accord a commencé à être appliqué lundi, avec le déploiement d'unités de l'armée dans deux de ces zones du secteur central du Sud, dans les villages de Srifa et Froun, où les forces occupantes n'étaient pas présentes, ainsi qu'à Zaoutar el-Gharbiyé, au nord du fleuve Litani, localité qui était sous le feu des troupes israéliennes qui campent aux abords.

