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Aoun estime que la Finul reste la « meilleure option » pour assurer la stabilité dans le Sud

La président libanais s’est entretenu avec le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et celui de la Défense.

Aoun estime que la Finul reste la « meilleure option » pour assurer la stabilité dans le Sud

Un convoi de la Finul, le 8 avril 2026 dans la ville de Marjeyoun au Liban-Sud. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour

Le président libanais Joseph Aoun a estimé vendredi que le maintien de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le Sud restait la « meilleure option » pour assurer la stabilité dans la zone, où un cessez-le-feu précaire prévaut et où l'armée israélienne continue d'occuper une superficie de 620 km2. Le chef de l’État a tenu ces propos devant l'ambassadrice de l'Union européenne, dont plusieurs États-membres, comme la France, l'Espagne et l'Italie ont d'importants contingents de Casques bleus, ainsi que d'autres pays européens, du Canada et de l'Australie. Le Conseil de sécurité avait décidé en août dernier de ne plus renouveler le mandat de la Finul à partir de fin 2026.

M. Aoun a une nouvelle fois plaidé devant la diplomate pour le maintien de la Finul, « la meilleure option pour la période à venir. » Il a suggéré, si le renouvellement s'avérait impossible au vu de la décision prise l'été dernier par le Conseil de sécurité, qu'une « force alternative » soit créée pour « assister l'armée libanaise dans le déminage et l'accompagner dans la mise en œuvre des dispositions de l'accord-cadre » du 26 juin. Celui-ci prévoit le déploiement de la troupe dans le Sud et le retrait israélien de la « zone tampon » qu'elle a établie de facto en territoire libanais et où elle occupe des dizaines de village. Le chef de l’État a exprimé l'espoir que l'expérience des premières « zones pilotes » dans le Sud soit « progressivement étendue à d'autres secteurs, afin de permettre à l'État libanais d'étendre sa souveraineté sur l'ensemble du territoire. »

Dans le cadre de ces « zones pilotes », l'armée s'est déployée d'abord à Froun et Srifa, deux localités hors de la zone tampon et qui n'étaient pas occupées par les forces israéliennes, ainsi qu'à Zaoutar el-Gharbiyé, au nord du Litani et au sein de la « zone tampon », que les Israéliens contrôlaient par le feu depuis la périphérie. Il a demandé aux pays européens d' « empêcher toute entrave israélienne » à l'application de l'accord-cadre.

La reconstruction aux mains de l’État libanais

« Le moment est venu de mettre définitivement fin à la guerre », a encore lancé M. Aoun, estimant qu'il s'agit d'une condition essentielle pour relancer la croissance économique et attirer les investissements. Selon lui, le processus politique de négociations directes avec Israël doit « aller de pair avec la reconstruction, qui sera conduite exclusivement par l'État libanais, ainsi qu'avec la mise en place d'alternatives économiques pour les habitants du Sud, en particulier ceux de la communauté chiite. »

Joseph Aoun a multiplié les réunions depuis qu'il est rentré il y a deux jours des États-Unis, où il s'est notamment entretenu avec son homologue américain, Donald Trump. Dans ce cadre, il a reçu vendredi le Premier ministre Nawaf Salam et plusieurs membres de son gouvernement. Le chef de l’État a souligné devant le chef du gouvernement que les responsables américains veulent « soutenir l'armée et aider le Liban dans tous les domaines », et qu'ils se sont engagés à mettre en œuvre l'accord-cadre. De son côté, Nawaf Salam a informé le président de sa visite dans le Sud, à Zaoutar el-Gharbiyé, l'une des deux « zones pilotes ». « J'ai réaffirmé que nous sommes aux côtés de nos habitants du Sud et que l'État est déterminé à répondre à leurs besoins, afin de consolider leur présence sur leurs terres et de préserver leurs moyens de subsistance », a-t-il indiqué. Les deux responsables ont également évoqué la visite que le Premier ministre prévoit d'effectuer dimanche en Irak, où il s'entretiendra avec son homologue Ali al-Zaïdi.

« Nous avons exprimé notre satisfaction du climat positif qui a entouré la visite du président Aoun à Washington, l'accueil chaleureux et les éloges qui lui ont été réservés », a affirmé pour sa part le ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar après avoir été reçu à Baabda. Si plusieurs hauts responsables et élus ont salué la démarche du chef de l’État et ses retombées potentielles, le Hezbollah a, lui, qualifié cette visite d'« échec », accusant les autorités d'engager le Liban « dans une voie sans issue marquée par des concessions successives » qui portent atteinte « à la souveraineté de l'État » et traduisent « sa dépendance et sa soumission à la tutelle étrangère ». Pour M. Hajjar, « le sommet historique » ayant réuni les présidents Joseph Aoun et Donald Trump à la Maison-Blanche constitue « une étape charnière dans les relations libano-américaines » et « un message clair de soutien au Liban ». Il a également affirmé son « soutien aux efforts nationaux menés par le président Aoun pour protéger le Liban, préserver sa souveraineté et le sortir de la guerre qui lui a été imposée, en vue d'obtenir le retrait israélien et d'étendre l'autorité de l'État à tout son territoire ».

M. Aoun s'est entretenu en outre avec le ministre de la Défense Michel Menassa, qui a informé le chef de l'État des mesures prises pour la poursuite du déploiement de l'armée dans les villes et villages du Liban-Sud, ainsi que des besoins de l'institution militaire.

Le président libanais Joseph Aoun a estimé vendredi que le maintien de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le Sud restait la « meilleure option » pour assurer la stabilité dans la zone, où un cessez-le-feu précaire prévaut et où l'armée israélienne continue d'occuper une superficie de 620 km2. Le chef de l’État a tenu ces propos devant l'ambassadrice de l'Union européenne, dont plusieurs États-membres, comme la France, l'Espagne et l'Italie ont d'importants contingents de Casques bleus, ainsi que d'autres pays européens, du Canada et de l'Australie. Le Conseil de sécurité avait décidé en août dernier de ne plus renouveler le mandat de la Finul à partir de fin 2026.M. Aoun a une nouvelle fois plaidé devant la diplomate pour le maintien de la Finul, « la...