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Liban : le sursaut ou la chute

Mon père me dit depuis mon plus jeune âge que le Liban ne changera jamais, qu’il est condamné par son histoire et par sa géographie, que nous ne sommes rien d’autre qu’une constellation de tribus qui se déchirent et s’entretuent d’une crise à l’autre, et qu’il faut accepter ce pays tel qu’il est ou le quitter avant d’en devenir fou… Depuis que je comprends un peu mieux ce qui se passe ici, je réalise que je ne suis d’accord avec aucun de ces arguments (ce qui nous vaut des débats assez agités).

Je sais qu’aucun pays, et le Liban peut-être encore moins qu’un autre, n’échappe complètement à son histoire et à sa géographie ; à quel point il est difficile d’avoir la Syrie (surtout celle des Assad) et Israël comme voisins ; que la gestion de la pluralité est un immense défi, en particulier pour un pays construit autour de ses 18 communautés ; que nous sommes dans une région faillie et que le Liban n’y est pas un cas isolé, et que le poids de la religion et des traditions y est tel qu’il limite encore plus les possibilités de changement. Toutes ces composantes sont structurelles et il serait malhonnête de ne pas les prendre en compte au moment de faire une radiographie du Liban. Mais je continue de refuser avec véhémence cette lecture déterministe qui voudrait que nous en soyons là essentiellement pour des raisons qui nous dépassent.

Après des années à lire, à écouter, à poser des questions, à m’informer et à écrire sur le Liban, j’en suis arrivé à la même conclusion que mon père sur l’anomalie libanaise, mais pour des raisons diamétralement opposées.

Nous avons tellement intégré l’idée que nous n’étions responsables de rien, que toutes les guerres qui se déroulent sur notre sol étaient celles des autres, que c’est toujours la faute d’Israël, de la Syrie, de l’Iran, d’un complot étranger – persuadés là aussi d’être le centre du monde –, que nous sommes absolument incapables sur le plan collectif de reconnaître notre échec sans immédiatement l’attribuer à autrui. Que cet Autre soit libanais lui aussi ou non n’a aucun espèce d’intérêt dans cette logique puisque tout ce qui n’est pas nous, dans sa version la plus étriquée, est forcément l’Autre.

Non seulement nous avons accepté l’anormalité à tous les niveaux – et le Hezbollah en est le meilleur exemple –, mais nous avons en plus un talent fou, il faut le reconnaître, pour inventer des récits alternatifs justifiant ces anormalités et même convaincre le monde entier qu’il devrait lui aussi les accepter au nom de la spécificité du cas libanais. Les invasions israéliennes et les crimes qui les accompagnent sont réels, tout comme l’était l’occupation de la Syrie, tout comme l’est le lien organique qui unit le Hezbollah à la République islamique, ou encore le fait que de nombreux pays ne voient le Liban que comme une arène pour régler leurs comptes, etc. Mais au lieu d’essayer de changer cet état de fait, nous nous en servons systématiquement comme excuses pour ne rien faire.

Nous rivalisons d’indignation contre les crimes israéliens – à juste titre –, mais nous nous en servons aussi comme prétexte pour ne pas dire la vérité. Pour ne pas dire que depuis qu’Israël s’est retiré du Liban-Sud en 2000, nous avons subi trois guerres destructrices et qu’à chaque fois elles ont été initiées à partir du sol libanais. Pour ne pas dire qu’une partie d’entre nous veut faire la guerre à Israël mais s’indigne qu’Israël nous la fasse, comme à son habitude sans la moindre limite, en retour. Pour ne pas dire que nous avons laissé un cancer, le Hezbollah, dévorer la communauté chiite, puis l’État, et lancer des guerres dont nous devons tous assumer les conséquences. Nous continuons de trouver normal de cohabiter avec ce parti-milice, y compris au sein du gouvernement, alors même que ses responsables menacent, sans même chercher à le cacher, d’assassiner le Premier ministre – ce ne serait pas une première – et le président de la République. Nous trouvons ça normal que l’armée reste passive alors que le pays est en train de brûler, sous prétexte de préserver la « paix civile » – mais de quelle paix civile parle-t-on ! –, alors que l’histoire nous a déjà prouvé que cette inertie est le meilleur moyen de conduire à la guerre civile.

Il est probablement injuste de mettre tout le monde dans le même sac sur cette question, tant les opposants les plus farouches au Hezbollah en ont fait l’alpha et l’oméga de leurs actions politiques. Mais le Hezbollah a beau être le principal problème du Liban, il n’est que la partie immergée de l’iceberg. Il a beau, avec ses alliés, avoir ravagé l’État comme aucun autre parti politique avant lui, les conditions qui lui ont permis de le faire étaient là avant lui et lui survivront très probablement.

Le problème de fond n’est pas l’existence du Hezbollah mais le fait que nous ayons laissé, par passivité ou par complicité, des mafias – et le parti pro-iranien est la plus grosse d’entre elles – s’incruster dans la société et dans l’État au point qu’il est de plus en plus difficile de savoir où s’arrête les premières et où commence le second. Il en va ainsi du Hezbollah, comme des générateurs, comme du secteur bancaire, comme d’une large partie de l’administration et de l’armée…

Nous pouvons avoir les personnes les plus qualifiées au sein du gouvernement – et celui-ci en particulier ne manque pas de talents –, mais ils ne pourront rien faire tant que l’État sera infesté par un tel niveau d’incompétence, de laisser-faire, de corruption et d’allégeance communautaire.

Surtout, ils ne pourront rien faire tant que nous, Libanais, ne comprendrons pas que notre médiocrité collective – masquée par de nombreux talents individuels – est la source première de tous nos maux ; et tant qu’au lieu de la combattre à chaque instant, on la justifiera par la philosophie du maalech (« ce n’est pas grave ») et du hayda lebnen (« c’est le Liban… ») ou par des théories complotistes qui font de nous les éternels victimes d’un dessein plus grand que nous.

Bien sûr, des dizaines et des dizaines de pays à travers le monde sont tout aussi dysfonctionnels et notre erreur consiste peut-être à penser que parce qu’il se trouve au Liban tant de gens exceptionnels et parce qu’il a tant d’atouts sur le papier, cela suffirait à le différencier. Le Liban est une jeune nation et il a fallu plusieurs siècles à certaines nations européennes que l’on érige parfois en exemple pour construire un État digne de ce nom.

Nous ne pouvons pas non plus oublier que des gens se sont battus pour qu’il en soit autrement et que la plupart d’entre eux ont été assassinés ou ont fini par fuir par désespoir. Ni ce que des décennies de guerre civile, ce que le contexte régional, ce que les assassinats politiques et les occupations ont fait aux têtes pour en arriver là. Mais, même une fois que l’on a dit tout cela, comment ne pas penser malgré tout que le Liban est un immense gâchis.

Alors, nous en sommes là. L’État est en ruine. La société en morceaux. Le Sud occupé et bombardé par Israël. Le Hezbollah qui menace de retourner ses armes contre l’intérieur. Et il y a encore des journalistes, des hommes politiques, des experts, des citoyens lambda, qui avancent avec certitude que tout sera réglé dans quelques semaines. Que Donald Trump veut tellement mettre le Liban dans son armoire à trophées qu’il va obliger Netanyahu à se retirer et Beyrouth à signer un accord de paix avec Israël. Que l’Arabie saoudite va négocier avec l’Iran la remise des armes du Hezbollah parce que son « rôle est terminé ». Parce que le « grand deal régional » dont on entend parler depuis au moins dix ans est sur le point d’accoucher.

J’aimerais y croire, mais je n’y arrive pas. Malgré toute la détermination de Donald Trump, nous aurons au mieux un accord entre Israël et le Liban qui ne sera de toute façon respecté par aucune des parties. Le régime iranien, de son côté, préfère mourir plutôt que de lâcher le Hezbollah, qui est une composante de son corps et non une simple carte de négociation. En réalité, personne ne nous sauvera et cette logique qui consiste à penser que l’on devrait l’être est justement la raison pour laquelle nous sommes en train de nous noyer. À l’exception d’une chute du régime iranien – qui ne semble pas être pour demain –, aucun élément extérieur ne changera quoi que ce soit à notre trajectoire sur le fond.

Alors qu’est-ce que l’on fait? On dépérit et on abandonne ? On quitte le pays, pour ceux qui le peuvent ? Ou bien l’on se bat, avec nos armes, pour essayer d’inverser la trajectoire ?

Si le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait écouté les experts et les chancelleries, il serait aujourd’hui en exil à Washington pendant que l’armée russe serait déployée à Kiev. Si nous avions accepté, comme un état de fait, l’occupation syrienne, s’il n’y avait pas eu les manifestations étudiantes, le rassemblement de Kornet Chehwan et bien sûr le 14 Mars, l’armée syrienne n’aurait jamais quitté le Liban, quels que soient les calculs des grandes puissances.

Si nous ne nous mobilisons pas, massivement, pour demander dès demain le désarmement du Hezbollah et le retrait de l’armée israélienne, nous allons subir cette guerre et ses effets pendant encore de longues années, quels que soient les accords conclus à Islamabad et Washington. Nous devons montrer au monde que nous existons, que le Liban peut être un pays libre et souverain, uni dans sa douleur mais déterminé dans sa volonté de ne plus jamais revivre ça. Nous devons mettre la pression sur notre président et sur notre gouvernement afin qu’il déploie l’armée dans toutes les zones où le Hezbollah est dominant, à commencer par la banlieue sud, non pour affronter ses combattants ou arrêter ses membres, mais pour montrer à tous les Libanais que l’État est présent et qu’il n’a pas honte d’exister face à la milice. Nous devons leur mettre la pression pour qu’un débat ait lieu sur les négociations avec Israël, pour arrêter de les présenter comme la solution miracle ou au contraire les diaboliser, mais comme une stratégie qui vise à récupérer l’intégralité de notre territoire et à pacifier notre frontière sud.

Nous avons besoin d’un projet qui nous rassemble et qui nous fasse rêver. Nous avons besoin d’un État qui soit susceptible de le mettre en œuvre et cela nécessite avant toute autre chose de recouvrer notre souveraineté. Nous avons besoin de créer un rideau de fer entre l’État et les mafias. Plus que tout, nous avons besoin d’un sursaut collectif pour arrêter d’assister comme de simples spectateurs à notre propre mort. Et ce sursaut ne viendra pas de la classe politique qui, à des degrés différents, porte la plus lourde responsabilité dans ce qui nous arrive. Il ne viendra pas des vieux discours, des petits calculs et des réflexes communautaires. Il ne peut venir que de nous. Alors qu’attendons-nous encore pour sortir enfin de notre léthargie ?

Mon père me dit depuis mon plus jeune âge que le Liban ne changera jamais, qu’il est condamné par son histoire et par sa géographie, que nous ne sommes rien d’autre qu’une constellation de tribus qui se déchirent et s’entretuent d’une crise à l’autre, et qu’il faut accepter ce pays tel qu’il est ou le quitter avant d’en devenir fou… Depuis que je comprends un peu mieux ce qui se passe ici, je réalise que je ne suis d’accord avec aucun de ces arguments (ce qui nous vaut des débats assez agités).Je sais qu’aucun pays, et le Liban peut-être encore moins qu’un autre, n’échappe complètement à son histoire et à sa géographie ; à quel point il est difficile d’avoir la Syrie (surtout celle des Assad) et Israël comme voisins ; que la gestion de la pluralité est un immense défi, en particulier pour...
commentaires (46)

C’est cette logique qui demande un état militairement fort. Les états unis n’en veulent pas sinon ils auraient donné des vraies armes à l’armée. La France et l’Europe parlent toujours mais pas d’action concrètes. L’état doit donc engager et payer un pays avec une armée solide pour le renforcer. Choisissez.

Vincent Makhlouf / ENHANCED FORM

13 h 45, le 12 mai 2026

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Commentaires (46)

  • C’est cette logique qui demande un état militairement fort. Les états unis n’en veulent pas sinon ils auraient donné des vraies armes à l’armée. La France et l’Europe parlent toujours mais pas d’action concrètes. L’état doit donc engager et payer un pays avec une armée solide pour le renforcer. Choisissez.

    Vincent Makhlouf / ENHANCED FORM

    13 h 45, le 12 mai 2026

  • De grâce, ne vous inspirez pas de la couaridise française et autres adeptes européens du "pas de vagues". Car si chez vous les usurpateurs des peuples musulmans sont depuis peu officiellement "nommés", chez nous ils sont mis en majesté par des imposteurs opportunistes d'un autre genre oeuvrant aux boulevards et Arcs de Triomphe de ces fondamentalistes fossoyeurs de La Paix dans Le Monde. Ne vous accablez pas davantage , puissez dans la force exemplaire qui est la vôtre car cette appétence du "vivre ensemble" est une émouvante singularité Libanaise. Respect.

    Lillie Beth

    19 h 55, le 03 mai 2026

  • 2/2 Les administrations US précédentes, y compris Bush et ses néo-faux-cons, auraient été le premier soutien de notre deep state, exactement comme l'a été Emmanuel Macron. Les intérêts communs bassement financiers mais pas que entre deep state mondialiste et deep state safavide étant notoires, depuis l'affaire des Contra jusqu'au JCPOA.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    16 h 42, le 02 mai 2026

  • Alors qu’attendons-nous encore pour sortir enfin de notre léthargie ? -> Gel du financement US de notre armée, gel du financement de toute ONG aidant le Liban sauf celles promouvant le désarmement du Hezbollah, sanctions US contre le deep state et en premier son chef Estez Nabeuh. Ce qui était impossible avec les administrations précédentes, est possible avec Trump. Trump sera le premier soutien militaire d'un soulèvement de la majorité du peuple de la majorité des soldats pour imposer le désarmement du Hezbollah, contre le deep state.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    16 h 38, le 02 mai 2026

  • (suite 2) Le troisième point résulte de la division du Liban en multiple confessions. Chaque groupe, défendant ses propres intérêts, pour créer l'illusion de "paix civile", le Liban a inventé la "démocratie consensuelle". Toute décision doit faire l'objet de consensus". Comme il est, évidemment, impossible que, par ex, les FL et le Hezbollah, puissent s'entendre sur un sujet plus important que la couleur des rideaux de la salle e réunion, des compromis sont nécessaires, que l'on peut aussi appeler marchandages, magouilles ou chantages. Toute possibilité de réforme est ainsi tuée dans l’œuf.

    Yves Prevost

    14 h 30, le 01 mai 2026

  • (suite1) Le deuxième problème est contenu dans les trois lettres qui résument ce qui semble être la devise du Liban: IBM, "I" comme "Inch'Allah", "B" comme Boukkra", et "M" pour Ma laycch".Le Liban est le royaume de l'à peu près", du "provisoire". On disait que les libanais aimaient tant les cessez-le feu qu'ils en faisaient 10 par jour! Cet état d'esprit n'est pas étranger à l'incroyable résilience du peuple libanais , mais la technique du scotch et du bout de ficelle est appliqué au Parlement comme dans les garages, et, à un problème donné, aucune solution définitive n'est jamais apportée.

    Yves Prevost

    14 h 27, le 01 mai 2026

  • Comme toujours, clair et, malheureusement, trop exact. Trois attitudes des libanais me semblent causes de tous leurs malheurs: le refus d’assumer ses responsabilités, le rafistolage et le marchandage. Une expression franbanaise illustre parfaitement le premier point. On ne dit pas: "Je n'y arrive pas", mais "ça ne marche pas avec moi". Ainsi, le sujet, par définition, celui qui fait l'action, donc le responsable de l'échec n'est pas "je", mais "ça". S'il est vrai que ce sont "les autres" qui mènent leurs guerres sur le sol libanais, qui les y a incités sinon les libanais eux-mêmes?

    Yves Prevost

    14 h 26, le 01 mai 2026

  • Si on divise l'histoire moderne du Liban en 3 parties : Indépendance – Guerre civile (les 30 glorieuses), Guerre civile -retrait syrien (colonisation syrienne), et retrait syrien à aujourd’hui (l’ère des mollahs). Le passage des 30 glorieuses à la colonisation n’est pas anormale dans une région où les chocs externes sont nombreux. La vraie question est pourquoi après le départ du colonisateur on a basculé dans l’ère des mollahs : La réponse est que après le départ des syriens, l’Etat n’ a pas eu le temps de se reconstituer. Hezballah a très vite usurpé le pouvoir (assassinats , 7 Mai etc.)

    Moi

    14 h 24, le 29 avril 2026

  • Nous avons quitté le Liban en 1989 pour des raisons hélas, qui sont encore les mêmes... Que de libanais ont quitté le pays depuis les années 70; pays gangréné jusqu'à moelle. Autant de libanais.es qui brillent dans ces pays d'émigration; étoiles qui malheureusement ne peuvent illuminer le pays. Le constat-diagnostic de votre analyse M. Semrani est criant de vérités... toutes plus assassines l'une que l'autre... Alors qu’attendons-nous encore pour sortir enfin de notre léthargie ? Peut-être votre fils en saura plus le jour où il prendra la plume à son tour!

    Christian Samman

    13 h 43, le 29 avril 2026

  • Oui pour sursaut. Mais avant tout, humilité, car le manque de prise en charge en question est construit sur l'orgueil.

    nada boustany

    00 h 52, le 29 avril 2026

  • La solution est simple: un programme solide d’Education Civique dans les programmes officiels à l’école. La citoyenneté se bâtit sur le long terme. Prenons exemple et apprenons des meilleurs : le Japon, les pays nordiques, voire même la Turquie qui démontre un nationalisme à toute épreuve. C’est un travail de longue haleine.

    Mago1

    16 h 58, le 28 avril 2026

  • ( Suite ) Les Syriens et le Hezbollah ( qui a ete la seule milice a refuser de desarmer ) ont dirige de concert, le pays du cedre. La Syrie d'Assad etant tombee, l'Iran a pris le relais a visage ouvert avec sa milice du Hezbollah qui decide de tout, sans rien demander a personne ! Que vient faire Israel dans ce merdier ? Il se defend quand on essaie de l'exterminer et attaque de maniere anticipative, si necessaire. Israel n'a aucun probleme avec le Liban, ni de visee hegemonique comme certains abrutis peuvent l'ecrire, notamment dans la presse arabe. Amen.

    Frank Nouma

    16 h 52, le 28 avril 2026

  • Un discours important que le Président et le Premier Ministre devraient tenir régulièrement et tres souvent. Eux seuls peuvent engendrer l'unité du pays.

    Charles Sebbag

    16 h 11, le 28 avril 2026

  • Un tres bel article avec une analyse pertinente et objective sur le Liban et les libanais …

    Mok Potreau

    15 h 33, le 28 avril 2026

  • Gare à la jument de Troie parmis nous

    Zampano

    14 h 58, le 28 avril 2026

  • Excellente analyse. Merci de nous rappeler nos responsabilités et de nous motiver à continuer à croire.

    Charles Chebl

    14 h 30, le 28 avril 2026

  • "nous nous en servons systématiquement comme excuses pour ne rien faire" : 100%

    Abdallah Barakat

    14 h 04, le 28 avril 2026

  • Excellent édito. Merci. Les citoyens libanais sont les premiers responsables de perpétuation de leur malheur. Sans la diaspora et ses 7 milliards annuels d’aide , plus de la moitié de la population serait morte de faim . Les allégeances aveugles empêchent tout soulèvement et surtout l’union derrière un seul symbole : le drapeau libanais.

    Ghazal Michel

    13 h 30, le 28 avril 2026

  • Le ver est dans le fruit. Notre pays a été gouverné pendant des décennies par des mafieux qui faisaient passé leur intérêt avant celui de leur pays sans été inquiètes. Ils appauvrissent le peuple pour acheter son vote pour pas cher et être réélus afin de continuer à s’enrichir et nous détruire. Les libanais sont les premiers coupables de leur misérable sort puisqu’ils ont permis à ces malotrus de garder le pouvoir pour les anéantir. Même volés et humiliés, ils revoteront sans aucun doute les mêmes qui sont a l’origine de leur malheur. Alors remettre la faute sur les autres devient ridicule.

    Sissi zayyat

    12 h 25, le 28 avril 2026

  • Mettre à pied d’égalité Hezb et Israël est faux (certains commentaires). Israël est un pays avec lequel Nous n avons jamais voulu négocier, qui a été attaqué maintes fois par des Libanais….et qui nous a attaqué, certes, très brutalement et violemment (certains diraient c est hélas prévisible). Le Hezb n a jamais arrêté sa quête à saper notre pays en tuant, quand utile, nos dirigeants (un Hezb allié avec des régimes toxiques qui veulent saper notre pays). Il est temps d affronter ce cancer interne ET négocier avec ce pays voisin brutal avant qu il ne soit, vraiment trop tard. Il l est déjà?

    Farandole

    11 h 58, le 28 avril 2026

  • CQFD... Retournant fièrement au Liban il y a 28 ans, je voulais investir dans le pays, et changer les mentalités. Après des années de luttes, mon père m'a dit : " Le Liban est un petit pays, avec à sa tête de petits dirigeants, avec une petite mentalité mafieuse et communautaire. Et malheureusement lorqu'on y vit nos raves et ambitions rapetissent" Je lutte pour ne pas partir de nouveau,

    Sfeir walid

    10 h 44, le 28 avril 2026

  • Merci infiniment, Monsieur Samrani, pour cet éditorial, qui est sans doute le meilleur article sur le Liban que j’aie pu jamais lire. J’espère que les Libanais entendront votre appel.

    Labaki Maroun

    10 h 23, le 28 avril 2026

  • et dernier point : quand il y a eu la thawra et que les personnes pacifiques se sont faites tirer et tabasser par les FSI, l'ambassadrice de France Grillo a remis je ne sais quelle décoration de pacotille au commandant des FSI pour services rendus.....si même la france fait cela, comment voulez vous que les gens continuent de se battre (regadez dernier exemple des manifestants iraniens... Les gens de l'Irak au Liban ont besoin qu'on LEUR FOUTE LA PAIIX....

    Nad

    10 h 06, le 28 avril 2026

  • Il faut arrêter de s'autoflageller... Il y a des gens qui sont morts pour cela et des personnes qui essaient de l'intérieur de garder ce semblant d'état. La france, 30 ans après la fin de l'occupation nazie, n'avait pas réglé ses problèmes de collabos... Et vous voulez que nous après 50ans de guerre et d'occupation, on soit au niveau de la suisse ou de la suède.. Autre point : nous sommes méditéranéens... il y a besoin de suivre un leader... regadez tous les pays europe du sud..

    Nad

    10 h 03, le 28 avril 2026

  • Tant qu’il y aura des libanais qui défendront le Hezbollah, il n’y aura jamais de patrie ou de nation. Ceci dit, le problème s’appelle Hezbollah aujourd’hui comme il s’appelait OLP il y a plus de 50 ans. Sauf que ceux qui soutenaient l’OLP ont admis leur erreur alors que les pro Hezbollah sont incapables de réfléchir pour comprendre le cancer qu’est le Hezbollah.

    Ras le bol

    10 h 02, le 28 avril 2026

  • Et paf ! Bien envoyé Monsieur Samrani,

    KHL V.

    09 h 57, le 28 avril 2026

  • Un détail bon à rabâcher à l’adresse de tous ceux qui s’en prennent au Hezbollah et l’accusent de tous les maux. Le véritable cancer est Israël qui s’est implanté dans un milieu qui lui est hostile et gangrené tout son voisinage, y compris le Liban. Tout cela… bien avant le fondement de la milice chiite.

    Hitti arlette

    09 h 34, le 28 avril 2026

  • Le developpement du cancer hezbique seme par l,iran dans le corps libanais n,aurait pas ete possible sans le laisser faire des presidents maronites et des P.M. sunnites AU NOM FAUX de SINON on va a des conflits internes. Le vipereau est facilement mis hors de nuire... mais si on le laisse grandir et devenir vipere et se developper, tous en sont responsables. LES NOMMER UN APRES UN ? TOUS NOUS LES CONNAISSONS. PRESIDENTS, P.M., PERCHE(S), ET.... CHEFS DE PARTIS et autres,,, TOUS OCCUPES POUR LEURS POCHES... ET LAISSANT ARRIVER AU MAUDITS AUJOURD,HUI ! MEDECINE ? L,ANTI-POISON !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 32, le 28 avril 2026

  • "" Nous avons tellement intégré l’idée que nous n’étions responsables de rien "" FINALEMENT et pour la 1ere fois JE LIS LA VRAIE VERITE ..... CELLE DEJA CLAMEE PAR CHOUCHOU(la faute aux italiens pas la notre).

    L’acidulé

    09 h 28, le 28 avril 2026

  • Malheureusement c'est Papa qui a raison! Bob

    Kosremelli Robert

    09 h 12, le 28 avril 2026

  • Me rappelle ce que je disais à mes amis italiens qui se plaignaient de Berlusconi, “il y a un Berlusconi caché dans chacun d entre vous”

    Zampano

    08 h 54, le 28 avril 2026

  • Merci pour ce cri du cœur qui secoue nos consciences, barricadées dans leurs réflexes communautaires. L’incident de Sakiet el-Janzir, érigé en « affaire », apporte de l’eau à votre moulin parce qu’il explique en partie la paralysie des autorités. Ainsi sévir contre un voyou menacerait la paix civile, un avant-goût du projet de désarmement du Hezbollah. Et je ne parle pas des mafias des banques, de Riad Salamé et de tous les planqués de la République.

    Marionet

    08 h 47, le 28 avril 2026

  • Votre etat des lieux est excellent...la deuxieme partie est moins pertinente. Faudrait ecouter votre pere...

    Kaldany Antoine

    08 h 44, le 28 avril 2026

  • Vous avez mille fois raison, le Liban est NOTRE responsabilite J’ai toujours porte mon pays a bout de bras, j’ai ete de toutes les manifestations, j’ai appris a mes enfants a se sentir responsables de leur pays et ne pas l’abandonner quand il est en souffrance , et je vais repondre a votre appel avec le peu d’energie - et d’annees- qui me restent , et continuer… Un grand merci pour votre article coup de poing !!!!!

    Madi- Skaff josyan

    08 h 25, le 28 avril 2026

  • Bonne description. Mais on est bien sortis de notre léthargie du temps du kellon yaani kelloun. Michel aoun a voulu lâcher l’armée sur les honnêtes gens et son bon ami nasrallah les a battus, alors que berry demandait à sa garde de voyous de tirer sur eux. Tant que certains vendus auront des armes, inutile de trouver une solution. Il faut prendre parti ouvertement, être soit avec l’Etat pour tous, soit avec une milice sectaire. Si elle veut garder ses armes, l’Etat va être à obligé de sévir. Sinon les bombes vont continuer à pleuvoir sur nos têtes. Il faut le reconnaître, c’est ça ou ça.

    NG

    07 h 34, le 28 avril 2026

  • ….Et on en sort comment de ‘« .Notre léthargie »?? ..

    Naim Fouad

    07 h 30, le 28 avril 2026

  • ….et on en sort comment de notre léthargie ???

    Naim Fouad

    07 h 29, le 28 avril 2026

  • Excellent article mais fastidieux à lire. Trop long.

    Dorfler lazare

    07 h 14, le 28 avril 2026

  • Une marche. Une marche pacifique des femmes, et des hommes à mains nues, comme un 14 mars des femmes qui marchent vers la banlieue sud pour aller demander qu'on leur remette les armes.

    En passant

    07 h 07, le 28 avril 2026

  • En plein dans le mille ! Hier encore, nous discutions entre amis qu’il ne suffit pas de répéter que nous sommes un État souverain pour le devenir. Il est temps d’agir en tant qu’État souverain, aussi symbolique que chaque action puisse paraître.

    Khouzami Carol

    06 h 55, le 28 avril 2026

  • Mettez aussi sur l’échiquier la variable de la création d’un état palestinien et les choses vous sembleront un peu mieux pour l’avenir du Liban .

    Jorge Jure

    06 h 29, le 28 avril 2026

  • Excellent exposé. Il faut aussi admettre qu'il y'a une haine entre Libanais (bien qu'ils prétendent autrement) qui a été créer et encouragé par tous les partis Libanais basés sur le confessionalism et la communauté. .

    Ma Realite

    06 h 27, le 28 avril 2026

  • Sinon, assez d’accord qu’il faut qu’on arrête de subir les événements. On veut changer les rapports de force avec le Hezbollah et Israël ? On se met d’accord sur quels sont nos dangers et nos priorités, et on fait nos alliances avec ceux qui seront prêts à renforcer notre armée et notre position diplomatique contre les menaces internes et externes. Sinon, on peut continuer comme les 25 dernières années à mettre la faute d’un côté sur le Hezbollah et de l’autre sur Israël, sans avoir de plan pour changer quoi que ce soit.

    Libanais malgré tout

    01 h 33, le 28 avril 2026

  • Bravo pour cette analyse lucide et pour ce plaidoyer engagé. Une jeunesse qui reconnaît notre responsabilité, en tant que libanais, dans ce qui nous arrive depuis plus de 50 ans et qui porte l’espoir de la résurrection du pays!

    Khattar Chkaiban

    01 h 27, le 28 avril 2026

  • Il y a quand même des contradictions dans l’article. Être convaincu que l’Iran et ses alliés se battront jusqu’au dernier homme, tout en demandant à l’armée de les désarmer par la force. Vous demandez de quelle paix civile parle-t-on ? Je pense que nos parents sauraient expliquer la différence avec ce qu’ils ont vécu. Ensuite, refuser l’état de fait avec le Hezbollah est une position noble, mais pour rester cohérent, devons-nous aussi refuser la domination israélienne et nous battre ?

    Libanais malgré tout

    01 h 22, le 28 avril 2026

  • Les discussions stériles sur les fermes de Chebaa, ou sur la triptyque de la résistance, armée et peuple, ou a propos de la démocratie consensuelle, n'étaient et ne sont que d'autant de preuves de lâcheté ou d'irresponsabilité dont notre société porte l'entière responsabilité.

    Jules Lola

    00 h 29, le 28 avril 2026

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