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Nos lecteurs ont la parole

Entre guerre et paix, que choisir ?

« On commence la guerre quand on veut, mais on la finit comme on peut » d’après Nicolas Machiavel. Mais en fait pourquoi nous faisons la guerre. Un adage ancien nous dit que la meilleure des guerres est celle qu’on peut éviter. Toutes les guerres nécessitent un décideur déclencheur d’un côté et un motif apparent ou caché de l’autre.

D’abord les décideurs en présence qui sont le président Trump et le Premier ministre Netanyahu. Ensuite de l’autre côté feu l’ayatollah Ali Khamenei et ses alliés (Hezbollah, les houthis, le rassemblement populaire en Irak et d’autres).

Les responsables des États en présence ont un profil psychologique particulier.

Ils ont une idée d’eux-mêmes avec une grande part de narcissisme. Ils s’estiment souvent au-dessus des lois avec une image de soi surdimensionnée. Ils ont des traits de caractère décalés entraînant une hubris dévoyée. C’est en fait un péché de l’orgueil chez le dirigeant qui se fait fausser l’image de la réalité. Il y a un excès de confiance en soi tel un type dopé par son imaginaire – un ego hypertrophié disons-nous.

Il vit une confusion entre le soi et la nation qu’il dirige, ce qui rappelle le roi Louis XIV : « L’État c’est moi. » Il ne rend compte à personne, c’est Dieu qui guide sa conscience. Il impose sa vision, sa vérité. Il se croit porteur d’une mission divine pour accomplir un message ou réaliser un mythe, soit la récupération de la terre promise pour Israël ou propager l’enseignement et la révolution islamique chez les ayatollahs.

Le général Benny Gantz s’inspirant du livre d’Esther nous dit : la mort de Khamenei est arrivée la veille de la fête de Pourim qui commémore selon le récit biblique la délivrance des juifs de l’Empire perse où le vizir Haman avait juré leur extermination.

D’autre part les ayatollahs s’inspirant d’une mission divine cherchent à éradiquer Israël de la carte ; l’ayatollah Ali Khamenei s’était inspiré par le penseur et dirigeant des Frères musulmans Sayed Qutb. L’Iran étant une théocratie révolutionnaire et radicale qui attend le retour de l’imam caché.

Avec ces personnalités, il faut trouver les objectifs de chaque clan pour justifier la guerre.

Le président Trump, provoquant et hyperactif, cherche les intérêts économiques (pétrole et gaz en Iran), la protection d’Israël et écarter les ayatollahs pour imposer les accords d’Abraham. Pour Netanyahu c’est disloquer le Moyen-Orient et redessiner par la suite une nouvelle carte et imposer la paix.

Du côté iranien, l’objectif est celui d’une dictature théocratique qui cherche à se maintenir, à s’éterniser et à exporter la révolution et l’idéologie.

Dans ce contexte, où les personnalités des dirigeants avec des objectifs contradictoires, l’affrontement est inéluctable. On se rappelle dans les années 1930 une question était posée : pourquoi la guerre ? Une correspondance entre Einstein et Freud se posait sur le pourquoi de la guerre !

Pour Einstein, il fallait des lois et des institutions qui appliquent le droit. Il fallait une aristocratie démocratique. Mais pour Freud il y a chez l’humain des tendances meurtrières, des pulsions de mort ou Thanatos et des pulsions de vie ou Eros. Il arrive que l’humain penche vers l’agressivité et y trouve satisfaction. En sachant que la guerre entraîne la mort, les destructions, le déplacement de populations, la misère et les souvenirs traumatisants.

Au Liban, nous sommes dans une attente passive. Nos dirigeants devraient se détacher de cette vague guerrière et s’accrocher aux structures légales internationales. La paix est inéluctable. Plus vite on y arrive, on pourra éviter à notre peuple morts, souffrances, destructions matérielles et déplacements atroces de la population et son errance sans abri et sans accalmie.

Il faut espérer qu’après les nuages noirs, le fracas des armes, il y a la fumée blanche de la paix. L’humanité devra s’éloigner des visions métaphysiques, des mythes des structures et des fables euphorisantes pour arriver à détendre les liens intersociaux. L’humain pourra s’éloigner de la fascination de la violence et de l’ivresse déviante, par la diplomatie, la discussion, le dialogue et la négociation qui nous évitera le choc des croyances. C’est le choix de tout Libanais libre dans l’intérêt de la nation.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

« On commence la guerre quand on veut, mais on la finit comme on peut » d’après Nicolas Machiavel. Mais en fait pourquoi nous faisons la guerre. Un adage ancien nous dit que la meilleure des guerres est celle qu’on peut éviter. Toutes les guerres nécessitent un décideur déclencheur d’un côté et un motif apparent ou caché de l’autre.D’abord les décideurs en présence qui sont le président Trump et le Premier ministre Netanyahu. Ensuite de l’autre côté feu l’ayatollah Ali Khamenei et ses alliés (Hezbollah, les houthis, le rassemblement populaire en Irak et d’autres).Les responsables des États en présence ont un profil psychologique particulier.Ils ont une idée d’eux-mêmes avec une grande part de narcissisme. Ils s’estiment souvent au-dessus des lois avec une image de soi surdimensionnée....
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