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Nos lecteurs ont la parole

Liban terre de Canaan, terre promise

Au cœur de la terre de Canaan, fils de Cham, lui-même fils de Noé, s’érigeait depuis toujours le Liban, montagne verte au sens étymologique cœur du dieu et une fois utilisé en qualificatif, veut dire blanc.

Réservoir de vie du corps par son eau abondante et de l’âme par la spiritualité qui en émane.

Terre de Marie, de Jésus, de Jean-Baptiste, des apôtres Pierre et Paul qui s’y cachèrent avant d’aller à Rome, après y avoir accompagné Jésus lors de ses prêches à Sidon et Tyr et dans tout le haut de la Galilée.

Terre source du Jourdain qui est le Hasbani provenant de la fonte des neiges de l’Hermon montagne de Sainteté, lieu de Transfiguration du Christ, et qui est baptisé Jourdain après son passage dans le lac de Tibériade.

Terre interdite à Moïse par Dieu selon les Écritures.

Pays araméen, ouvert au monde tout en étant rebelle à toute forme de soumission, il abrite un peuple qui était au cœur de la dynamique en Phénicie. Le mot est une appellation donnée par les Grecs à ce peuple cananéen en raison de sa découverte du pourpre par extraction du murex, coquillage typique des plages de Tyr.

Les Phéniciens, les hommes pourpres, ont toujours eu une logique de survie, dotée d’une force de résilience et d’adaptation à toute épreuve et intuitivement cherchant chacun à se forger sa propre destinée, au cœur de ces Cités-États.

Et préservant cette mentalité opposée à celle d’une nation, entretenant des relations commerciales et culturelles les unes avec les autres. Chacune autogérée et partageant ensemble le même horizon, la langue dont ils inventent l’alphabet grâce auquel le monde entier aujourd’hui communique.

Paradoxe étonnant d’un peuple de génie, défiant l’impossible et incapable de construire une nation.

N’ayant laissé que très peu d’écrits, ils ont compris le côté éphémère de la vie. D’où leur étonnante capacité singulière à s’adapter et à tirer leur joie de tout malheur.

Pour les Libanais, la joie est en tout ce qu’il faut savoir extraire et ils savent le faire, comme ils l’ont fait avec le pourpre. Comme ils l’ont fait aussi du temps de leurs aïeux en pressant avec les pieds le raisin, épaule contre épaule, inventant ainsi la dabké.

Les Libanais donneraient leur cœur tant la générosité est débordante chez eux. Ils savent que le bonheur est une attitude.

C’est pourquoi sous la pluie, sous les bombes, les drones, les fusées, les avions, les discours abjects de tous les inféodés, ils tirent leurs avantages et tracent leurs chemins, confiants dans leurs racines qui vont profondes dans la terre du Liban et rafraîchis malgré tous les feux, à l’ombre de leurs cèdres.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Au cœur de la terre de Canaan, fils de Cham, lui-même fils de Noé, s’érigeait depuis toujours le Liban, montagne verte au sens étymologique cœur du dieu et une fois utilisé en qualificatif, veut dire blanc.Réservoir de vie du corps par son eau abondante et de l’âme par la spiritualité qui en émane.Terre de Marie, de Jésus, de Jean-Baptiste, des apôtres Pierre et Paul qui s’y cachèrent avant d’aller à Rome, après y avoir accompagné Jésus lors de ses prêches à Sidon et Tyr et dans tout le haut de la Galilée. Terre source du Jourdain qui est le Hasbani provenant de la fonte des neiges de l’Hermon montagne de Sainteté, lieu de Transfiguration du Christ, et qui est baptisé Jourdain après son passage dans le lac de Tibériade.Terre interdite à Moïse par Dieu selon les Écritures.Pays araméen, ouvert au...
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