Depuis le 13 avril 1975, le Liban traverse des guerres qui ne sont pas les siennes, des conflits qui l’ont déchiré, encore et encore.
Une guerre après l’autre… Il n’a jamais eu le temps de panser ses blessures !
Tout le monde en a payé le prix. Ceux qui sont restés, à tenir, à espérer, malgré tout. Ceux qui, comme moi, ont quitté, le cœur brisé, emportant avec eux un morceau de leur terre.
Et aujourd’hui, cette nouvelle génération qui grandit entre incertitude et résilience, apprenant trop tôt ce que signifie survivre.
Que dire de nos aînés, ceux qui ont tout donné pour ce pays et qui se retrouvent aujourd’hui seuls, isolés, loin de leurs enfants, loin du bruit de la vie, dans un silence qui pèse ?
J’ai mal à mon pays… Un pays vidé de ses bras, de ses rires, de ses familles réunies.
Il m’est difficile de croire encore en un changement. Mais renoncer serait laisser tomber tout ce que nous avons été. C’est pourquoi au fond de moi, je n’arrive pas à abandonner…
Assez ! Assez de promesses ! Assez de discours ! Assez de calculs pendant qu’un peuple s’épuise !
À vous qui dirigez ce pays : assumez vos responsabilités ! Assumez les conséquences ! Assumez l’histoire !
Un peuple ne peut plus continuer à payer pour vos divisions, vos intérêts et surtout pour vos silences.
Il n’y a plus de minutes à perdre.
Chaque minute détruit un peu plus ce qui reste debout.
Chaque minute pousse une famille à partir.
Chaque minute vole l’avenir d’un enfant.
Le Liban n’a plus besoin de mots. Il a besoin d’actes.
Maintenant.
Montréal
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