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Report sine die de la manifestation prévue jeudi matin à Beyrouth


Report sine die de la manifestation prévue jeudi matin à Beyrouth

Un manifestant tenant un drapeau libanais, devant le Grand Sérail, dans le centre-ville de Beyrouth, le 17 février 2026. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

La manifestation qui était prévue jeudi matin dans le centre-ville de Beyrouth a été reportée à une date qui sera décidée ultérieurement, à la suite du retrait de certains secteurs de cet appel à manifester contre les mesures fiscales décidées le 16 février par le gouvernement. Un report qui vise à « renforcer l'unité » des syndicats pour pousser leurs revendications, selon le président de la Confédération générale des syndicats de travailleurs au Liban, Maroun el-Khouli.

Ce mouvement de contestation était initialement prévu à 10h sur la place Riad el-Solh, devant le Grand Sérail, où doit se tenir dans la matinée un Conseil des ministres. Il a toutefois été reporté en raison de « conditions climatiques difficiles » et du « retrait d’un certain nombre d'alliés ». Mercredi soir, le président des syndicats et associations du secteur des transports terrestres, Bassam Tleiss, avait indiqué à L’Orient-Le Jour que la grève prévue jeudi était annulée à la suite d’un « accord » conclu avec les autorités prévoyant que la hausse de 300 000 livres libanaises sur l’essence serait prise en charge par le gouvernement pour les chauffeurs du transport public légal, une mesure permettant d’éviter une augmentation des tarifs. Outre cette augmentation des prix de l'essence, le gouvernement avait annoncé mi-février l'augmentation d'un point de la TVA, la portant à 12%. Et ce, afin de financer une augmentation supplémentaire équivalente à six fois le salaire de base à tous les fonctionnaires, dont les pensions de retraite et salaire se sont effondrés dans la foulée de la crise économique de 2019

Le report de la manifestation « ne signifie pas un recul par rapport à nos revendications », mais vise à « renforcer l'unité des positions syndicales et garantir la plus large participation possible », a ajouté M. Khouli. Une réunion aura lieu en début de semaine pour faire le point sur la « prochaine phase » du mouvement de contestation.

Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara Asmar, s'est pour sa part félicité des annonces faites la veille concernant les mesures fiscales, à savoir celle du Premier ministre, Nawaf Salam, selon laquelle il « ne tient pas » à l'augmentation de la TVA et du ministre des Finances Yassine Jaber qui avait indiqué que le gouvernement ne défendrait pas cette décision devant le Parlement. « C'est une victoire » pour les Libanais, selon M. Asmar.

La manifestation qui était prévue jeudi matin dans le centre-ville de Beyrouth a été reportée à une date qui sera décidée ultérieurement, à la suite du retrait de certains secteurs de cet appel à manifester contre les mesures fiscales décidées le 16 février par le gouvernement. Un report qui vise à « renforcer l'unité » des syndicats pour pousser leurs revendications, selon le président de la Confédération générale des syndicats de travailleurs au Liban, Maroun el-Khouli.Ce mouvement de contestation était initialement prévu à 10h sur la place Riad el-Solh, devant le Grand Sérail, où doit se tenir dans la matinée un Conseil des ministres. Il a toutefois été reporté en raison de « conditions climatiques difficiles » et du « retrait d’un certain nombre d'alliés ». Mercredi soir, le président...