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Nos lecteurs ont la parole

Au Liban, certains parents épargnent en bitcoin

Face à l’effondrement du système bancaire libanais et à la disparition de l’épargne traditionnelle, certaines familles se tournent vers une solution inattendue pour l’avenir de leurs enfants : le bitcoin. Longtemps réservé aux investisseurs avertis, cet actif numérique est désormais utilisé dans les stratégies patrimoniales destinées aux familles, y compris aux mineurs.

Depuis que les comptes bancaires sont devenus largement inaccessibles, avec la crise financière de 2019, la livre libanaise a perdu une grande partie de sa valeur et les produits d’épargne réglementés ont cessé de jouer leur rôle.

Dans ce contexte, le bitcoin apparaît comme une épargne « non-système », indépendante des banques locales et transférable à l’international.

Concrètement, les parents achètent de petites fractions de cryptomonnaie, conservées sur des portefeuilles numériques contrôlés par des adultes, avec l’objectif de les transmettre aux enfants à leur majorité. Au-delà de l’aspect financier, cette démarche traduit souvent une volonté de transmettre une culture économique différente, centrée sur la compréhension de l’inflation, du risque et de la valeur de la monnaie.

Le cadre juridique reste toutefois flou. Les cryptomonnaies ne sont pas reconnues comme moyen de paiement légal par la Banque du Liban, sans pour autant être formellement interdites. En l’absence de régulation, la responsabilité repose entièrement sur les familles, tant en matière de sécurité numérique que de gestion du risque.

Car si le bitcoin est parfois perçu comme une protection contre la dévaluation, il demeure un actif fortement volatil. Les variations rapides de prix peuvent exposer l’épargne des enfants à des pertes significatives à court terme, rendant toute approche exclusive particulièrement risquée.

Plus qu’une tendance de fond, l’épargne en bitcoin pour les mineurs reste marginale au Liban. Elle concerne surtout des familles urbaines et connectées. Mais elle révèle un phénomène plus profond : la perte durable de confiance dans les institutions financières locales et la recherche, parfois contrainte, de solutions alternatives pour sécuriser l’avenir des générations futures.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Face à l’effondrement du système bancaire libanais et à la disparition de l’épargne traditionnelle, certaines familles se tournent vers une solution inattendue pour l’avenir de leurs enfants : le bitcoin. Longtemps réservé aux investisseurs avertis, cet actif numérique est désormais utilisé dans les stratégies patrimoniales destinées aux familles, y compris aux mineurs. Depuis que les comptes bancaires sont devenus largement inaccessibles, avec la crise financière de 2019, la livre libanaise a perdu une grande partie de sa valeur et les produits d’épargne réglementés ont cessé de jouer leur rôle. Dans ce contexte, le bitcoin apparaît comme une épargne « non-système », indépendante des banques locales et transférable à l’international.Concrètement, les parents achètent de petites...
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