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Nos lecteurs ont la parole

Diplomate de la justice

Il y a des départs qui font du bruit. Et il y a ceux qui laissent un silence immense.

Leila Shahid n’était pas seulement une diplomate. Elle était une tenue. Une verticalité. Une conscience debout dans un monde souvent courbé.

Elle parlait avec cette douceur ferme qui oblige à écouter. Elle parlait de justice sans haine, de paix sans naïveté, de résistance sans violence des mots.

Elle portait une cause blessée avec une élégance qui ne cherchait ni pitié ni applaudissements, seulement la justice.

Dans ses mots, il n’y avait pas de colère théâtrale. Il y avait la douleur maîtrisée.

La dignité intacte. La fidélité à une terre, à une mémoire, à un peuple.

Certaines femmes deviennent des repères.

Quand elles s’en vont, on comprend qu’elles faisaient partie du paysage moral de notre époque.

Aujourd’hui, c’est une lumière calme qui s’éteint.

Mais ce qu’elle a incarné, la constance, la noblesse, la parole habitée ne s’efface pas.

Merci pour la hauteur. Merci pour la dignité.

Merci d’avoir montré que la force peut être élégante. Certaines présences ne quittent jamais vraiment la mémoire collective. Elles deviennent héritage. Elles deviennent repère.

Reposez en paix, Madame l’Ambassadrice.

Votre voix demeure et continuera de résonner là où la dignité refuse de s’éteindre.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Il y a des départs qui font du bruit. Et il y a ceux qui laissent un silence immense.Leila Shahid n’était pas seulement une diplomate. Elle était une tenue. Une verticalité. Une conscience debout dans un monde souvent courbé.Elle parlait avec cette douceur ferme qui oblige à écouter. Elle parlait de justice sans haine, de paix sans naïveté, de résistance sans violence des mots.Elle portait une cause blessée avec une élégance qui ne cherchait ni pitié ni applaudissements, seulement la justice.Dans ses mots, il n’y avait pas de colère théâtrale. Il y avait la douleur maîtrisée.La dignité intacte. La fidélité à une terre, à une mémoire, à un peuple.Certaines femmes deviennent des repères.Quand elles s’en vont, on comprend qu’elles faisaient partie du paysage moral de notre époque.Aujourd’hui, c’est...
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