On n’aime que trop tard
Lorsque la vie nous a privés de la présence
Si l’idée n’est plus guidée par l’action
Elle crée un fantasme inefficace
Alors l’amour s’étouffe de ne pas avoir été
Et obscurcit notre regard sur le passé
On se voit aveugle
On s’observe défiant nos contradictions
Regrets
Déceptions
Tout est là,
Et nous en sommes las
Las de répéter les mêmes erreurs
Las de ne pas être à la bonne heure
Las de confiner ses sentiments
Las de ne jamais les rendre vivants
Ainsi, l’horizon du don
Donne place à un désert de l’action
Creux et brûlé
Laissant seulement des cendres à aimer
Faire renaître de ces cendres
Un amour délaissé
C’est souffler sur le passé
Et n’y voir qu’un méandre
Ce détour compliqué n’a exposé
Qu’une partie de ce que l’on voulait donner
Et les yeux n’y ont vu aucun surplus
Dans cet amour abondant enfermé
Sans plus tarder il faut avancer
Et nul ne doit se retourner
Tous doivent se laisser guider
Par ce verbe, Aimer
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