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Il est temps de mettre les banques libanaises face à leurs responsabilités


Comment défendre un projet de loi qui est critiqué à la fois par les déposants, par les banques et par une grande partie des experts ? Réponse : en commençant par rappeler trois données essentielles avant de rentrer dans le vif du sujet.

Premièrement, voilà plus de six ans que la crise a commencé, que les dépôts sont gelés, que le système bancaire est « zombifié », sans que personne n’ait pu ou n’ait voulu s’attaquer au cœur du problème : qui va payer la note d’environ 70 milliards de dollars de perte – l’écart entre les actifs du secteur financier et ce qu’il doit rembourser – alors que les banques sont en situation de faillite déguisée et que les caisses de l’État sont presque vides ? Malgré ses défauts, le plan proposé par Nawaf Salam a le mérite d’exister et d’essayer de donner au Liban un horizon de sortie de crise, pour la première fois depuis des années.

Deuxièmement, le sujet est tellement sensible qu’aucun plan ne pourra de toute façon faire l’unanimité. Il faut, in fine, faire accepter aux déposants qu’une partie de leurs dépôts ne leur sera pas restituée et aux banques qu’il n’y aura pas de redémarrage du secteur sans grand nettoyage au préalable. Tout plan qui prétend contourner ces deux problématiques est foncièrement mensonger. Tout aussi mensonger est – et c’est notre troisième point – l’idée que le Liban puisse bénéficier d’une aide extérieure afin de relancer son économie sans passer par un programme du FMI. Même si le Hezbollah était désarmé demain, personne ne nous donnera un dollar tant que nous ne serons pas considérés comme un acteur crédible par les institutions internationales. Le FMI n’est pas notre salut, c’est une voie d’accès incontournable vers des aides qui paraissent aujourd’hui indispensables.

Une fois que l’on a dit tout cela, que retenir du projet de loi sur la répartition des pertes présenté ce lundi en Conseil des ministres et qui sera à nouveau discuté mardi par la même instance ? Côtés positifs : la loi, fruit d’un consensus entre le gouvernement et le gouverneur de la Banque du Liban – une première depuis 2019 –, permet de restaurer l’intégralité des dépôts de 84 % des déposants en quatre ans (jusqu’à 100 000 dollars) et offre aux grands déposants (plus de 100 000 dollars) une perspective de remboursement plus réaliste que lors des projets précédents.

Elle a en outre l’avantage de nettoyer le secteur bancaire en faisant le tri entre les banques qui sont capables de recapitaliser, et donc de survivre, dans un délai de cinq ans et celles qui ne le sont pas. Enfin, elle fait le tri entre les dépôts légitimes et illégitimes, et oblige les « tricheurs », notamment parmi les actionnaires des banques, à rapatrier une partie des fonds transférés à l’étranger depuis avril 2019.

Côtés négatifs : elle fait peser l’essentiel du fardeau sur les grands déposants et sur la BDL, et non sur les banques. Elle ne permet pas de garantir la transparence, via un audit juricomptable, sur tout ce qui s’est passé durant les années qui ont précédé la crise– notamment les ingénieries financières – et d’établir ainsi les responsabilités des uns et des autres dans l’éclatement de celle-ci. Enfin, elle suscite plusieurs points d’interrogation sur la capacité des banques et de la BDL à honorer leurs engagements. À titre d’exemple, le plan mise beaucoup sur le fait qu’entre 30 et 34 milliards de dollars peuvent être déduits de la somme à restituer (environ 80 milliards) en effaçant les intérêts cumulés depuis 2016, en restituant les dépôts de plus de 100 000 dollars convertis de livres en dollars après le 17 octobre 2019 à un taux plafonné compris entre 18 000 et 50 000 LL/USD, et en radiant les dépôts « non légitimes » qui pourraient représenter jusqu’à 10 milliards de dollars. Mais si la part de ces dépôts est surévaluée, ce que laissent entendre plusieurs experts et banquiers, c’est l’ensemble de l’édifice qui sera fragilisé puisque l’enveloppe totale augmentera automatiquement. S’ajoute à cela la question de l’utilisation de l’or, dont la valeur a considérablement augmenté ces dernières années pour atteindre près de 40 milliards de dollars. Est-il permis, dans les conditions actuelles, d’en vendre une partie pour rembourser les plus grands déposants, qui constituent une toute petite minorité de la population ? L’enjeu est politique et social, et mérite, a minima, d’être débattu au sein du Parlement.

En résumé : la loi est imparfaite. Mais pouvons-nous, avec le Parlement qui est le nôtre, en avoir une meilleure qui soit compatible avec les exigences du FMI ? D’autant plus que plus le temps passe, plus la sortie de crise sera coûteuse pour les déposants et plus le Liban risquera de se retrouver sur la liste noire du GAFI*.

Dans les conditions actuelles, le plus important est que la loi passe au gouvernement, au Parlement et surtout aux yeux du FMI. Si ce n’est pas le cas, elle devra être améliorée à condition que cela ne soit pas un prétexte pour une nouvelle fois la torpiller. Car le principal enjeu de la séquence est bien là : voilà six ans que le lobby bancaire se comporte comme une mafia et utilise tous les moyens possibles – propagande, mensonges, intimidation, achats de députés – pour disqualifier toute tentative de mettre les banques face à leur responsabilité. Afin de sauver le secteur bancaire, cette loi les préserve dans une large mesure et aurait pu, de ce point de vue-là, être beaucoup plus musclée. Mais même dans sa version actuelle, c’est déjà trop pour un secteur qui n’avait aucun problème à être le principal gagnant du grand casino libanais pendant trente ans, mais qui rechigne à assumer la moindre responsabilité dans sa faillite.

L’essentiel aujourd’hui n’est toutefois pas de régler les comptes du passé, mais de tracer une perspective réaliste pour l’avenir. Ce qui suppose de passer outre les discours populistes et mensongers. Pas une mince affaire dans un pays qui s’en abreuve jusqu’à en devenir ivre.

*Groupe d'action financière qui dirige l'action mondiale de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Comment défendre un projet de loi qui est critiqué à la fois par les déposants, par les banques et par une grande partie des experts ? Réponse : en commençant par rappeler trois données essentielles avant de rentrer dans le vif du sujet.Premièrement, voilà plus de six ans que la crise a commencé, que les dépôts sont gelés, que le système bancaire est « zombifié », sans que personne n’ait pu ou n’ait voulu s’attaquer au cœur du problème : qui va payer la note d’environ 70 milliards de dollars de perte – l’écart entre les actifs du secteur financier et ce qu’il doit rembourser – alors que les banques sont en situation de faillite déguisée et que les caisses de l’État sont presque vides ? Malgré ses défauts, le plan proposé par Nawaf Salam a le mérite d’exister et d’essayer de donner au Liban...
commentaires (28)

Conclusion :"""L’ESSENTIEL AUJOURD’HUI N’EST TOUTEFOIS PAS DE RÉGLER LES COMPTES DU PASSÉ, MAIS DE TRACER UNE PERSPECTIVE RÉALISTE POUR L’AVENIR"""". ?????????????????? Une nouvelle amnistie bancaire ?

nabil

11 h 18, le 24 décembre 2025

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Commentaires (28)

  • Conclusion :"""L’ESSENTIEL AUJOURD’HUI N’EST TOUTEFOIS PAS DE RÉGLER LES COMPTES DU PASSÉ, MAIS DE TRACER UNE PERSPECTIVE RÉALISTE POUR L’AVENIR"""". ?????????????????? Une nouvelle amnistie bancaire ?

    nabil

    11 h 18, le 24 décembre 2025

  • ça ne m'étonnerait pas que l'ABL fasse un tel barouf dans le but de négocier l'impunité des banques. Parce qu'après tout, ce projet de loi est loin d'être exigeant avec les banques. Ce sont les contribuables qui vont payer la note, même "rasée de près".

    Marionet

    18 h 37, le 23 décembre 2025

  • A rappeller que Interpol comprend 196 pays. Pas ou peu de pays où se cacher. Mais le gouvernement est complice par bassesse, manque de courage et de vision ou par compromission. Peu importe la raison, chaque gouvernement libanais est au même niveau que le précédent. Rien de bien honnête et ignorant le bien du peuple.

    C.D.R

    16 h 47, le 23 décembre 2025

  • Si l'état décide de poursuivre les Audi et consort pour vol et escroquerie, Interpol n'aurai aucun problème pour décréter des notices rouges.

    C.D.R

    16 h 38, le 23 décembre 2025

  • Et qu'en est-il des comptes qui ont été fermés arbitrairement par les banques par haine, rancune ou volonté de vengeance, et dont un chèque non encaissable a été déposé chez un notaire, chèque qui n'a même pas été retiré de chez le Notaire? Le projet de loi est complètement silencieux à cet égard. Or il s'agit là d'un problème très important et qui se rencontre fréquemment.

    Georges Airut

    13 h 42, le 23 décembre 2025

  • Comment les banques espèrent-elles ramener des déposants si plus personne ne leur fait confiance ? Il aurait mieux valu cacher son argent en liquide chez soi, sous un matelas, une "blata" ou dans une vieille marmite ! Si les banques veulent des nouveaux déposants, qu'elles rendent TOUT l'argent volé aux précédents !

    Politiquement incorrect(e)

    12 h 57, le 23 décembre 2025

  • Est ce équitable ou juste que de laisser les pilleurs bénéficier de l’argent d’un peuple assommé par tant de guerres et de crises pour que les pilleurs puissent parader et mener grand train avec leurs familles avec cet argent volé en privant du stricte nécessaire les déposants comme pour les punir de leur avoir fait confiance? Comment notre état peut, ne serait ce qu’envisager une solution pareille? Où est donc passée la conscience des responsables politiques qui trouvent normale de se servir des biens qui ne leur appartiennent pas en laissant des familles entières démunies face à tant d’inju

    Sissi zayyat

    12 h 49, le 23 décembre 2025

  • ""Il est temps de mettre les banques libanaises face à leurs responsabilités"", et que tout n’est pas sur le dos de Riad Salamé ? Après la guerre, ses bombes et ses drones, nous voici devant un bombardement qui a provoqué non pas un trou mais un cratère mal colmaté pour l'instant. La sémantique sert aussi à détourner le Libanais de l’essentiel, comme cette trouvaille de parler de ""فجوة ماليه"", du cratère financier, comme on parlait ailleurs du trou de la Sécu…

    nabil

    12 h 45, le 23 décembre 2025

  • Ce projet serait viable et équitable s’il est accompagnée d’une décision ferme de poursuivre les voleurs afin de récupérer tout l’argent volé. C’est possible. L’Ukraine l’a fait en un temps record en mobilisant des enquêteurs qui ont trouvé les biens immobiliers des pilleurs dans des pays qui ont fermé les yeux, vu l’énormité des sommes, sans se soucier de leur origine. si l’état décide de mettre tout son poids afin de récupérer son dû et le fruit de labeur de centaines de milliers de citoyens. Ces 100 milles dollars suffiraient ils, rien qu’à les nourrir le restant de leur vie d’après l’état?

    Sissi zayyat

    12 h 44, le 23 décembre 2025

  • ""Ils se comportent comme une mafia"", mais pas eux seuls. Moi, qui n’a rien d’expert financier, je n’ai pas d’idées pour sauver aucune économie du monde, et j’ai encore plus de difficultés à comprendre les économies parallèles et le financement de l’une ou l’autre milice. Mettons le FMI de côté, voici une question : notre milice d’État est-elle vraiment l’obstacle à l’aide financière, à la manne financière arabe pour renflouer les caisses de l’État libanais. J’admets que ce sont des interrogations, et des réponses politiques à des questions qui ne le sont pas.

    nabil

    12 h 02, le 23 décembre 2025

  • Tout est opaque à l’ombre des cèdres. ""…voilà six ans que le lobby bancaire se comporte comme une mafia et utilise tous les moyens possibles – propagande, mensonges, intimidation, achats de députés – pour disqualifier toute tentative de mettre les banques face à leur responsabilité"". Et vous êtes gentil en l’écrivant, mais la réponse tombe comme un couperet : nous sommes une économie de guerre, et que rien ne se laisse filtrer. Deux sujets permettent de comprendre le Liban actuel : l’enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, et la crise financière.

    nabil

    11 h 41, le 23 décembre 2025

  • Les crises bancaires, de liquidités, de blanchiments d’argent, de vols de déposants font partie de l’histoire du Liban. ""Il est temps"" ? Il n’est jamais trop tard ! Sauver le tonneau des danaïdes, comment, en versant et en redistribuant l’argent de l’aide arabe et internationale. C’est un peu tard, mais je respecte l’avis des experts qui ne sont pas encore infecté par le virus de la fraude et des ingénieries financières. Ça fait des années qu’on lit dans la presse étrangère qu’au Liban, les intouchables institutions financières comme la banque centrale est un État dans l’État.

    nabil

    11 h 37, le 23 décembre 2025

  • Que faire ? que les critiques aisées proposent des solutions raisonnables et applicables à l'art très difficile de l'assainissement presqu'impossible !

    Chucri Abboud

    11 h 15, le 23 décembre 2025

  • A financial blackhole of more than 70 B Dollars with no investigations no audits conducted to pinpoint the responsibility and hold people accountable ? How can this be taken seriously ?

    EL KHALIL ABDALLAH

    11 h 12, le 23 décembre 2025

  • Les banques sont en faillite et leur éventuelle restructuration prendra plusieurs années. L’économie libanaise n’est pas viable sans un secteur bancaire “ normal” qui est indispensable pour éliminer l’économie de cash. La creation de nouvelles banques est inévitable. Le plutôt sera le mieux. SH

    Haddad Sami

    10 h 44, le 23 décembre 2025

  • Depuis six ans, le lobby bancaire agit comme une mafia : propagande, mensonges, intimidation et capture du pouvoir politique pour fuir ses responsabilités. Tant que cette impunité persistera, toute loi sur la répartition des pertes sera une escroquerie légale. Comment parler de solutions pour les déposants sans commencer par un forensic audit indépendant des banques pour retracer les détournements et les abus ? Et pourquoi pas de la BDL et du ministère des Finances, alors même que l’argent public et l’épargne privée se sont évaporés sans que les responsabilités ne soient clairement établies?

    A. Y.

    09 h 49, le 23 décembre 2025

  • je crains que les conseillers en finances de Mr. Samarani soient ne aussi optimistes que ceux des 1er et 3e presidents.

    L’acidulé

    09 h 28, le 23 décembre 2025

  • je crains que les conseillers en finances de Mr. Samarani soient ne aussi optimistes que ceux des 1er et 3e presidents.

    L’acidulé

    09 h 28, le 23 décembre 2025

  • je crains que les conseillers en finances de Mr. Samarani soient ne aussi optimistes que ceux des 1er et 3e presidents.

    L’acidulé

    09 h 28, le 23 décembre 2025

  • Votre article semble vouloir ménager la chèvre et le chou. Mais ce ne marche pas ainsi. Nous parlons de retraites, de sacrifices, de DIGNITE, qui ont tous été bafoués, violés et piétinés par des escrocs. Vous pouvez être certain que le secteur bancaire ne se reconstituera pas sur de telles bases d'injustice, d'impunité et de déni. Le déposant est encore une fois victime de la crapulerie des banquiers et politiciens. Jusqu'a quand ?

    Tabet Karim

    09 h 28, le 23 décembre 2025

  • facile n'est ce pas : CONSEIL aux deposants : avaler la couleuvre faites votre deuil sur une PARTIE de vos depots... le reste superieur a $ 100 K est "garanti" par un etat roublard et corrompu, une Banque Centrale qui n'en peut mais, des banques qui agitent le spectre le + facile: C comme ca ou nous liquidons ! et donc ns rembourser, avec quels argents? THIS IS THE QUESTION! AH desole, moyennant une sorte de bons de tresor....

    L’acidulé

    09 h 26, le 23 décembre 2025

  • - Premier responsable qui a depense l,argent : L,ETAT ! - Second responsable qui ont preter l,argent au depenseur : LES BANQUES ! - Troisieme mais en fait le PLUS GRAND responsable qui chantait sur les canaux et repetait que meme si L,ETAT allait a la faillite la BDL a des reserves pour rembourser les depots dans leur integrite : RIAD SALAMEH, donc la BDL. - Ceux qui pensent deduire des depots les interets contractuels verses legalement sur contrats signes entre les banques et les deposants, et depenses deja depuis des annees sont DES CRIMINELS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 21, le 23 décembre 2025

  • Monsieur Samrani, vous oubliez totalement le rôle de l’Etat dans cette crise financière. C’est quand même bien l’Etat libanais à travers tous ses ministères qui s’est endetté de façon irréaliste et qui a dilapidé ces sommes pour ne pas dire autre chose. C’est ce même État, à travers son premier ministre Hassane Diab qui ensuite a fait défaut sur sa dette. Et vous voulez que les déposants paient une grande partie de l’addition. Votre analyse est injuste et partiale.

    Ras le bol

    08 h 51, le 23 décembre 2025

  • Courageux de prendre position aussi clairement dans cet océan de réactions hostiles à ce projet de loi. Suis d’accord, avec une réserve importante : si, il faut bien « régler les comptes du passé » pour nous éviter de rééditer le coup de l’amnistie qui « ne passe pas »… depuis la fin de la guerre civile. Cette fois, des crimes d’un autre genre ont été commis: on efface tout et on recommence?

    Marionet

    07 h 38, le 23 décembre 2025

  • Ce plan est très injuste. Il fait payer le déposant qui n'a rien demandé et qui n'est aucunement responsable de la crise en laissant courir et vivre dans la plus grande opulence ceux qui ont volé les dépôts, profité de la crise et des subventions et remboursé leurs prêts en dollars à 1500 LBP pour 1 dollar. Cette impunité ne ramènera jamais la confiance dans le secteur bancaire libanais. Personne ne déposera plus un cent dans un secteur pourri et corrompu, car qui a volé volera.

    Georges Airut

    02 h 27, le 23 décembre 2025

  • Alors que se dechainent les critiques populistes, tendancieuses et, parfois, mensongeres, de la loi de M. Salam, M. Samrani a le merite de nous informer de maniere responsable que nous devons faire la part des choses et trouver des solutions qui restent dans le domaine du possible. Il souligne, a juste titre, qu'il ne faut pas, non plus, renoncer a la reddition des comptes.

    Michel Trad

    01 h 15, le 23 décembre 2025

  • (Suite) En fait, l’argent de l’or appartient au peuple libanais et pas à l’état! Ça rappelle des gens qui sont dans la déche totale mais qui auraient dans un coffre à la banque une petite fortune en or, bijoux et autres et qu’ils n’osent pas toucher par principe stupide… De plus, vous parlez de rembourser jusqu’à 100.000$ les petits épargnants…Imaginons qu’ils seraient autour de 100.000 personnes: cela fait autour de 10 milliards de $…moins que la quart de notre réserve d’or…Alors pourquoi ne pas commencer par faire cela au lieu de tourner autour du pot! Mais, que dis-je, c’est le Liban!

    Saliba Nouhad

    01 h 10, le 23 décembre 2025

  • Soit, Mr Samrani…En fait on demande aux gens honnêtes de faire contre mauvaise fortune bon cœur et d’accepter des haircut scandaleux…Je comprends que des gros épargnants prenaient des risques énormes en investissant au Liban pour des gains rapides… mais qu’en est-il du petit épargnant qui avait mis ses épargnes de retraite entre les mains de nos banquiers véreux? C’est quoi sa faute? De plus, j’aimerais que vous expliquiez au commun des mortels pourquoi notre réserve d’or, qui vaut actuel plus de 40 milliards de $ si vendue, sera seulement pour rembourser les gros déposants? (Suite)

    Saliba Nouhad

    00 h 52, le 23 décembre 2025

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