Le chef de l'État, Joseph Aoun (c), présidant une réunion du gouvernement de Nawaf Salam (à sa droite), le 22 décembre au palais de Baabda. Présidence libanaise/X
Aoun et Salam souhaitent accélérer l’adoption de la loi, tandis que les ministres entrent dans le détail des dispositions, un débat qui pourrait conduire à plusieurs longues séances gouvernementales.
L'OLJ / Par Mounir YOUNES, le 23 décembre 2025 à 00h00
Le chef de l'État, Joseph Aoun (c), présidant une réunion du gouvernement de Nawaf Salam (à sa droite), le 22 décembre au palais de Baabda. Présidence libanaise/X
Dans quelle jungle sommes-nous? Depuis quand les victimes payent les crimes de leurs bourreaux?
Bcp de jeux de rôle et de poker menteur. Ce pays comme les partis politiques sont infestés… Les oligarques tiennent les rennes du pouvoir, directement ou indirectement. Il suffit de lire les déclarations entre les lignes. Tellement de politiciens représentent les banquiers, et si peu la justice et les déposants.
C’est quand même extraordinaire que les discussions soient aussi basiques après 6 ans… Certaines dispositions sont étonnantes comme les 30% de pénalités pour ceux qui ont évadé des fonds et ceux qui ont remboursé en LL des prêts en fresh dollars - comparativement aux % de pertes imposées à ceux qui ont converti des LL en dollars, ou bien ceux qui avaient déposé plus de 100000$… Où est la logique ?
Encore un projet à sens inverse des normes internationales. Un projet ni juste ni réaliste ni legal qui transpire la corruption. Il est pensé pour protéger les banques au détriment des déposants et des citoyens. C’est le citoyen lambda qui paiera à travers les impôts. La bonne méthode serait de lancer des audits, d’identifier les banques fraudeuses, celles qui ont realisé des actions illicites comme l’acceptation du transfert à l’étranger des fonds de certains de leurs clients et mettez les en prison avec récupération de leurs argents personnels.
Si le puissant lobby bancaire (qui représente l’intérêt des riches actionnaires) est vent debout contre cette proposition de loi, je me dis qu’elle ne doit pas être si mauvaise !
Le mieux serait qu’ils se fassent tous sauter par ses mines qu’ils ont pris le soin de poser et qu’on reconstruise le Liban avec des patriotes capables et honnêtes. Ils existent mais ils les empêchent de prendre le relais parce qu’ils nous répètent craindre une guerre civile, alors que cette menace devrait émaner des citoyens dépouillés et ruinés par leurs soins . Ils continuent leur chemin comme s’il n’y avait rien à voir avec le faste et le bling bling qui vont avec, puisque maintenant ils ont les moyens avec l’argent volé, sans aucune conscience, ni dignité ni amour propre.
Ils vont tous se précipiter pour voter une loi bancale afin que leurs noms ne soient dévoilés au grand jour puisqu’ils sont tous impliqués, de près ou de loin dans ce hold-up du siècle. On ne peut pas voler des dizaines de milliards sans avoir des complices dans tous les secteurs. Voilà la stricte vérité. Et qu’on cesse de nous vendre leur honnêteté et leur volonté a sauver le pays alors qu’ils ont utilisé tous les moyens pour le ruiner et mettre ses citoyens devant un fait accompli duquel ils répètent ne pas trouver une solution pour éviter d’être démasqués.
abra cadabra !
Il faut criminaliser tous ceux qui ont dilapidé l’argent sans exception, saisir leurs biens et les mettre en prison, en premier lieu Riad Salamé qui est la cause de tous les maux. Aussi, ceux qui ont accepté de toucher pour un million de dollars de dépôt la somme de 700000 ou 750000 dollars et pour soit les garder dans leurs coffres forts, ou les rapatrier ailleurs. S’il existe des banquiers véreux, il existe aussi des banquiers honnêtes qui ne doivent pas êtres des boucs émissaires sur les malversations d'autrui. Rendre aux déposants tout leurs argents et vider les banques est néfaste.
Excellent article. La hiérarchie des responsabilités est correct, en ordre descendant: d’abord l’État/BDL; ensuite les Banques; enfin les gros spéculateurs qui ont voulu profiter de différentiel du taux d’intérêt. Mais cette hiérarchie n’implique certainement pas que l’Etat doit tout supporter; ni que les banques ou que les spéculateurs doivent en sortir indemnes. La vérité est toujours nuancée. La simplification est toujours populiste.
Dans quelle jungle sommes-nous? Depuis quand les victimes payent les crimes de leurs bourreaux?
12 h 00, le 24 décembre 2025