Au cœur des divisions horizontales et verticales, Sa Sainteté le Pape Léon XIV arrive au Liban pour sa première visite apostolique depuis son accession au siège de saint Pierre. Mais quel cadeau pourrions-nous offrir à Sa Sainteté, ou lui demander en retour ?
Quel présent serait digne d’être associé au nom du Liban, et de sa capitale Beyrouth, mère et nourrice des lois ?
En 2009, j’avais lancé une initiative sur Facebook intitulée « Un Seul Christ, une seule Résurrection » pour unifier la célébration de la Résurrection du Christ. Un appel relayé au pape Benoît XVI lors de sa visite en Jordanie, l’un des premiers pays arabes à adopter une date commune pour la fête de Pâques.
En réalité, cette démarche perdure depuis le pape saint Jean XXIII, fondateur du concile Vatican II, qui a encouragé le dialogue œcuménique dans l’Église. Depuis, chaque souverain pontife l’a soutenue, d’une manière ou d’une autre.
Nous nous souvenons tous de l’appel du pape François à une célébration commune de la Résurrection « quelle que soit la date », dans la lignée du pape saint Jean-Paul II, qui invitait les catholiques d’Orient à fêter Pâques avec leurs frères orthodoxes (salutations aux paroisses de Dhour Choueir qui ont su le faire).
Lors de sa visite au Liban, le pape Léon est investi de la mission de lancer la première étape concrète dans cette direction, inspiré par l’esprit du concile œcuménique de Nicée, dont on a célébré le 1 700e anniversaire de cette avancée unificatrice. Le pape François a déjà tracé la voie dans son dernier message de Pâques à Rome et au monde : « Du Saint-Sépulcre, l’église de la Résurrection, où catholiques et orthodoxes célèbrent cette année Pâques le même jour, que la lumière de la paix rayonne sur toute la Terre sainte et le monde entier. »
Alors que nous vivons le temps de l’attente de la Nativité, dont la date est largement unifiée, souhaitons que le pape Léon s’assoie avec les chefs des autres confessions chrétiennes pour proclamer ensemble « La Déclaration de saint Georges » (depuis sa baie qui abrite deux églises en son nom, maronite et orthodoxe), pour une célébration commune de la Résurrection à partir du 12 avril 2026 selon le calendrier julien adopté par l’Église orthodoxe, une fête chrétienne unifiée, dans l’espoir que Dieu exauce nos prières et sauve ce petit pays des dangers qui le menacent et de tous ceux qui lui veulent du mal.
Issam Jamil AZOURI
Président de l’Association
internationale de l’Esprit
de la Nativité
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