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Les pro-Hezbollah posent deux questions légitimes, mais...


La plupart du temps, le Hezbollah est dans un pur exercice de propagande. Il ment, accuse, menace, instrumentalise et noie le poisson. Il ment quand il prétend que l’accord de cessez-le-feu avec Israël, qu’il a lui-même approuvé par l’intermédiaire de Nabih Berry, n’évoque son désarmement qu’au sud du Litani et non dans tout le pays. Il accuse d’être un « agent sioniste » toute personne qui lui demande simplement de respecter cet accord et de ne plus se considérer comme étant au-dessus des lois et de l’État.

Il menace de déclencher une guerre civile si les autorités mettent en œuvre l’accord en question, une demande pourtant soutenue par la majorité du Parlement, du gouvernement et de la population. Il instrumentalise sa communauté en présentant son désarmement comme un enjeu existentiel pour tous les chiites, faisant automatiquement de tout membre de la communauté opposé à cette ligne un traître et de quiconque réclame son désarmement un ennemi. Et il noie le poisson en détournant systématiquement la question afin de ne pas avoir à y répondre sur le fond.

Dernier argument en date : le Hezbollah reconnaît, en privé, qu’il ne veut plus faire la guerre avec Israël et qu’il a été très affaibli par la dernière confrontation, et se demande alors pourquoi toute cette attention est portée sur ses armes qui, de toute manière, ne constituent plus une menace pour l’ennemi. Non seulement il ne voit pas de contradiction entre le fait de vouloir garder ses armes et de ne plus vouloir faire la guerre avec Israël (à quoi doivent-elles servir alors ?), mais il fait en plus mine de ne pas comprendre les intentions de son ennemi.

L’axe iranien est dans une logique de trêve de longue durée dans toute la région. Il n’a plus les moyens de mener une guerre ouverte avec Israël et a besoin de temps pour panser ses plaies et reconstituer ses forces. Mais Israël ne veut pas d’une trêve. Il veut se débarrasser de cet axe une fois pour toutes et sait qu’il a une occasion unique de le faire. L’enjeu n’est donc pas de savoir si le Hezbollah pose actuellement une menace pour l’État hébreu, mais s’il peut à nouveau le faire à l’avenir. On pourrait citer encore bien d’autres arguments fallacieux invoqués par le parti – comme les fameux « mais tout le monde est armé au Liban » ou bien « l’armée n’a pas les moyens de combattre Israël » –, mais ce n’est pas là notre sujet.

Il s’agit plutôt de mettre en relief le fait qu’au-delà de toutes les intox et manipulations du Hezbollah, ses partisans posent deux questions légitimes auxquelles il est nécessaire d’apporter des réponses.

La première : qui peut nous garantir qu’Israël arrêtera de nous agresser si le Hezbollah se désarme ? L’État hébreu occupe une partie du territoire libanais et domine sans partage son ciel. Pourquoi renoncerait-il à ses avantages, indépendamment de la présence ou non du Hezbollah ? Le comportement israélien dans la région, en particulier vis-à-vis de la Syrie, n’est pas de nature à nous rassurer.

Face à un régime qui clame sur tous les toits qu’il ne lui est pas hostile, Tel-Aviv se montre à la fois intransigeant et gourmand, au point de tuer dans l’œuf la possibilité de conclure un accord sécuritaire. Il refuse de se retirer des territoires conquis après la chute du régime Assad et souhaite en outre que trois provinces du Sud syrien soient complètement démilitarisées. Dans ce contexte, même si Beyrouth se montre prêt à signer un accord sécuritaire, voire un accord de paix, comment garantir que celui-ci ne sera pas complètement à l’avantage d’Israël ? Comment garantir qu’aucun soldat israélien ne demeurera sur notre sol et qu’aucune partie du pays ne sera inaccessible pour ses habitants ?

La seule carte dont nous disposons est la diplomatie. Mais la diplomatie a ses limites, à une époque où ne règne que la loi du plus fort, qui plus est face à un État qui s’affranchit de toutes les règles depuis le 7-Octobre. Alors il faut être honnête et dire que même si le Hezbollah accepte de se désarmer, nous n’avons pas la garantie qu’Israël remplira sa part du contrat. Mais à condition d’ajouter que si le Hezbollah ne se désarme pas, nous avons la garantie que le Liban subira une ou plusieurs autres guerres dont il ne se relèvera pas.

Les partisans du Hezbollah posent ainsi la bonne question, mais apportent la mauvaise réponse. Car même si l’on admet qu’Israël est une menace, en tant que tel, pour le Liban, les armes ne sont pas un atout pour y faire face, mais bien un élément de faiblesse. Elles n’ont plus aucun effet dissuasif ; elles font du Liban une cible « légitime » au yeux de la communauté internationale ; elles renforcent les tensions internes ; et elles fragilisent notre cause auprès des seuls pays qui pourraient faire pression contre Israël pour qu’il adopte une autre attitude à notre égard.

Deuxième question : qui défendra la communauté chiite si le Hezbollah n’est plus en mesure de le faire ? Une grande partie des chiites voient aujourd’hui le Hezbollah comme leur assurance-vie. Ils craignent, en cas de désarmement, d’être attaqués par Israël, par les autres forces en présence au Liban ou encore par le nouveau pouvoir syrien. Ils craignent par ailleurs d’être à nouveau marginalisés et de ne pas avoir leur voix au chapitre, alors que les institutions, dans les textes, leur consacrent un pouvoir assez limité. Ces angoisses sont légitimes bien qu’en partie fabriquées par la propagande du parti.

Personne au Liban ne veut s’en prendre aux chiites, et tant Joseph Aoun que Nawaf Salam ont multiplié les discours bienveillants à l’égard de cette communauté. Mais personne n’est prêt non plus à revoir la distribution du pouvoir afin qu’elle soit plus juste, notamment, à l’égard des chiites. Les anti-Hezbollah disent : « Tant que vous avez vos armes, impossible de négocier. » Et les autres de répondre : « Si nous lâchons nos armes, nous n’aurons plus rien à négocier. »

Plus la communauté chiite lie son avenir à celui du Hezbollah et plus le divorce entre elle et le reste du Liban s’intensifie. Tant qu’elle ne réalisera pas que le désarmement du Hezbollah est avant tout dans son intérêt, le dialogue sera très difficile, voire impossible. Mais pour qu’elle puisse le réaliser, encore faut-il, de l’autre côté, lui offrir une vraie alternative…

La plupart du temps, le Hezbollah est dans un pur exercice de propagande. Il ment, accuse, menace, instrumentalise et noie le poisson. Il ment quand il prétend que l’accord de cessez-le-feu avec Israël, qu’il a lui-même approuvé par l’intermédiaire de Nabih Berry, n’évoque son désarmement qu’au sud du Litani et non dans tout le pays. Il accuse d’être un « agent sioniste » toute personne qui lui demande simplement de respecter cet accord et de ne plus se considérer comme étant au-dessus des lois et de l’État.Il menace de déclencher une guerre civile si les autorités mettent en œuvre l’accord en question, une demande pourtant soutenue par la majorité du Parlement, du gouvernement et de la population. Il instrumentalise sa communauté en présentant son désarmement comme un enjeu existentiel pour tous les...
commentaires (31)

Fredo, vous posez les bonnes questions.

Politiquement incorrect(e)

16 h 48, le 27 novembre 2025

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Commentaires (31)

  • Fredo, vous posez les bonnes questions.

    Politiquement incorrect(e)

    16 h 48, le 27 novembre 2025

  • Une fois de plus les données du problème très justement exposées par A. Samrani.

    AntoineK

    08 h 17, le 26 novembre 2025

  • Bravo Fredo ; question très logique et légitime

    GAF

    18 h 58, le 23 novembre 2025

  • je cite "même si Beyrouth se montre prêt à signer un accord sécuritaire, voire un accord de paix...Comment garantir qu’aucun soldat israélien ne demeurera sur notre sol et qu’aucune partie du pays ne sera inaccessible pour ses habitants ?" C'est la bonne question ! Sans vouloir légitimer ou déligitimer le HB, c'est un appel à la résistance de la population qui doit être fait par nos gouvernants.

    Fredo

    13 h 47, le 23 novembre 2025

  • Lors d’un débat, toutes les questions seront posées. Surtout celles que notre cher Hezb national pose sur lui-même et sur son idéologie. L’idéologie qui empoisonne la vie politique, derrière le port d’arme et la lutte armée, dans la pure tradition des mouvements de libération, a mené à quoi finalement. J’allais vous dire M. Samarani que la question du désarmement est probablement secondaire par rapport à cette idéologie du culte du martyre. On pourrait débattre à longueur de pages, mais svp, ne jamais "oublier" de publier le moindre commentaire. Bon dimanche.

    nabil

    13 h 02, le 23 novembre 2025

  • Une question que tous les patriotes posent aux partisans du HB. Qu’a fait ce parti pour son pays pendant trente ans où il avait le pouvoir absolu, certes usurpé mais exclusif? Il a transformé notre pays en ateliers gigantesques et a enfiler les guerres comme des perles pour détruire le pays. Sans parler de son acharnement à détruire nos institutions et notre démocratie pour les remplacer par des doctrines archaïques. Il avait le pouvoir absolu et s’en est servi pour nous mener en enfer pour le dominer. Alors non il n’a jamais défendu les intérêts des chiites ni du Liban mais des mollahs

    Sissi zayyat

    12 h 56, le 23 novembre 2025

  • Quant à : "Deuxième question : qui défendra la communauté chiite si le Hezbollah n’est plus en mesure de le faire ?". Tous les chefs politico-militaires des communautés confessionnelles ont déclaré, pour légitimer leurs actions, que leur communauté est en voie d’extinction, menacé par un exode massif allant des chefs maronites aux chefs druzes. L’historique de la guerre n’est pas à reproduire ici. Les chiites seront donc les seuls menacés alors que le reste du Liban compte uniquement sur l’armée. C’était mes commentaires à votre analyse et vos doutes au lendemain de l’allocution du président.

    nabil

    02 h 44, le 23 novembre 2025

  • Mon commentaire précédent était donc du 03 novembre 2025 à 00h 35, et il est toujours en ligne. Ainsi donc "Les partisans du Hezbollah posent ainsi la bonne question, mais apportent la mauvaise réponse". Ça, c’est de la rhétorique politicienne reprise à des débats télévisés de politiciens d’une époque révolue. Quelle est cette bonne question, cette question légitime quand une milice illégitime déclenche une guerre aux dépens de tout un pays ? Qu’on se rappelle que la guerre est une chose sérieuse pour la confier aux seules milices, même si l’une d’elles prétend être une milice d’État.

    nabil

    02 h 36, le 23 novembre 2025

  • Au lendemain de l’allocution du président Aoun, les propalestiniens, les prohezbollah ont encore des doutes sur l’évolution de la situation, sur la réalité sur le terrain : "Les pro-Hezbollah posent deux questions légitimes, mais...". Dans l’allocution du président je cite : "Au Liban aujourd'hui, certains se méfient des développements régionaux et ont l'impression que rien n'a changé. Ni chez nous, ni autour de nous, ni en Palestine, ni en Syrie, ni dans le monde entier". Je me permets alors de poster tel quel mon commentaire à votre analyse du 3 novembre, "Le Nouveau Liban est un mensonge".

    nabil

    02 h 09, le 23 novembre 2025

  • Excellent éditorial Monsieur SAMRANI. Entièrement d'accord avec Oscar ! !! Mettez-vous du côté de l'entité : ont quitté le Liban complètement en 1999, cela a apporté une hudna ou la Paix ? Nada !! !

    Dorfler lazare

    21 h 57, le 22 novembre 2025

  • Les US et Israël ont mis le droit international à la poubelle. Diplomatiquement les grands États sont alignés sur les intérêts d'Israël. Avec le gouvernement Netanyahu Israël qui confond la Bible avec un cadastre amènera son armée au bord du Litani et avec ses colons agira comme en Cisjordanie pour expulser les libanais de notre Sud. Si les palestiniens de Cisjordanie avaient au moins un fusil de chasse le comportement des colons serait différent. Alors que doit-on faire au Liban Sud si notre armée ne peut rien face aux envahisseurs ? Concluez vous-mêmes.

    Fredo

    19 h 34, le 22 novembre 2025

  • Sans vouloir vous faire de la peine mais les deux questions que les ouailles du Hezbollah posent sont loin d'être légitimes....

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    17 h 55, le 22 novembre 2025

  • Les ordres viennent d'Iran, et le Hezb obéi, quel qu'en soit le coût local. Ensuite, les explications farfelues, du pourquoi et du comment, de bonne ou de mauvaise foie, les justifications, et la projection de ces interragissement sur la scène locale ne sont que de la cosmétique, tout ce qu'on voit ce sont les résultantes des ordres Iraniennes.

    Aboumatta

    15 h 36, le 22 novembre 2025

  • Excellente analyse. Le seul moyen d’avancer est un nouveau pacte national où les 3 chaises sont rotatives entre maronites sunnites et chiites tous les 4 ou 6 ans. Cela uniquement si tout le monde est désarmé. Et inviter les combattants du Hezbollah à rejoindre individuellement l’armée. Face à Israël le Liban pourra alors se positionner comme État souverain, serrer les rangs et rechercher des soutiens pour libérer son territoire.

    Alexandre Choueiri

    15 h 33, le 22 novembre 2025

  • "Mais personne n’est prêt non plus à revoir la distribution du pouvoir afin qu’elle soit plus juste, notamment, à l’égard des chiites." C'est phrase me fait réfléchir. Est-ce là le nœud du problème? J'aurai voulu savoir le fond de votre pensée, Monsieur Samrani.

    Alain Raymond

    13 h 05, le 22 novembre 2025

  • M.Samrani, hezballah veut garder ses armes pour garantir son clientélisme. ses traffics et le détournement des ressources du pays. L'objectif est mafieux et non pas politique et communautaire. La peur de la Communauté chiite est un mauvais pretexte car "son ennemi" est très fort et hezballah ne peut l'affronter seul ou négocier seul avec lui. Elle a besoin des autres communautés qui ont peur de hezballah car il a répandu leur sang. Autre chose:des lignes de fractures existent dans beaucoup de pays. C'est l'Etat qui rassure et qui gère pas les communautés. D'où le besoin d'autorité de celui ci

    Moi

    12 h 50, le 22 novembre 2025

  • Avec le parlement de force dans sa poche, le ministère des finances, la majorité des fonctionnaires , pas mal de juges, ses armes illégales et bien d’autres choses encore, le duo chiite se contentera bien de ces priviléges qui lui ont permis de nous gouverner depuis des décennies. Qu’il revienne à la constitution et il n’aura plus à demander des questions. Tout comme tout le monde.

    Goraieb Nada

    11 h 22, le 22 novembre 2025

  • Il serait judicieux de nous faire savoir, dans le prochain pamphlet, qui bat le Hezbollah dans la course aux mensonges que ce soit au au niveau local ou étranger.

    Hitti arlette

    10 h 54, le 22 novembre 2025

  • Nous sommes dans un dialogues de sourds et des attentes inconciliables. Vous avez bien souligné les contradictions des uns et des autres mais la situation semble insurmontable, car plus de 30 ans d'hégémonie de vexations et de contrôle du pouvoir, entrainant le pays dans des guerres dévastatrices laisse un gout amer dont il est difficile de s'en débarrasser. Aux barbus de dire, on accepte de désarmer sincèrement et de s'excuser auprès des Libanais. Qu'ils montrent leur envie d'édifier un état digne de ce nom. Chacun doit faire une partie du chemin vers l'autre mais ça c'est une autre histoire

    Zeidan

    10 h 26, le 22 novembre 2025

  • Monsieur SAMRANI, je vous felicite pour le courage d,avoir attaque de face ce sujet bien que vous amalgamez souvent le pour et le contre quand il ne faut qu,il y ait que du contre. le HEZB est un danger national affilie et soumis ( le Tandem en fait car Berry est le chef d l,orchestre ) et execute les ordres des mollahs perses sans discussion et menace de guerre civile le PAYS, toutes communautes dans le bain se confronteraient. DESARMEMENT du Tandem avant le retrait israelien dit l,accord. -A nos Chefs Legaux les negociations en maniant la politique. Ils sont PATRIOTES non IRANIENS.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 57, le 22 novembre 2025

  • Quand on bafoue si longtemps les règles les plus élémentaires du “vivre ensemble” fort de l appui des iraniens, l on ne peut demander à être traite soudainement avec des pincettes avant d avoir fait son mea culpa

    Zampano

    08 h 54, le 22 novembre 2025

  • Quand on perd la guerre , c'est le vainqueur qui impose ses conditions. Pourquoi voulez-vous qu'il en soit autrement au Liban?.

    Nouna Chidiac

    08 h 52, le 22 novembre 2025

  • Excellente analyse. Il est vrai que "ême si le Hezbollah accepte de se désarmer, nous n’avons pas la garantie qu’Israël remplira sa part du contrat. Mais ...) si le Hezbollah ne se désarme pas, nous avons la garantie que le Liban subira une ou plusieurs autres guerres dont il ne se relèvera pas". Nous n'avons donc pas le choix. Par ailleurs, quand on voit le pouvoir incroyable que s'est attribuµ Berry, quiest, en réalité, le véritable chef su Liban, on se dit que la communauté chiite est loin d'être écartée du pouvoir.

    Yves Prevost

    08 h 33, le 22 novembre 2025

  • -qui peut nous garantir qu’Israël arrêtera ses agressions si le Hezbollah se désarme : leurs armes n'y ont rien pu n'y pourront jamais rien=question "illegitime". -qui défendra les chiites bla bla ,,ils ne sont menaces en rien... ne l'ont jamais ete ne le seront jamais =question "illegitime". en resume ces gens la, ceux de la milice iranienne branche Liban ne font que perdurer le fameux slogan de feu leur vrai chef: EQUILIBRE DE LA FORCE/DE LA PEUR. cette fois-ci dirigee vers les seuls LIBANAIS.

    L’acidulé

    08 h 30, le 22 novembre 2025

  • Face à cette analyse et aux questionnements des pro-Hezbollah, il est évident que leur but ultime n’est pas de libérer Jérusalem, mais plutôt de tout faire pour modifier l’équilibre du régime politique libanais actuel afin d’obtenir définitivement encore plus de pouvoir et de contrôle des rouages de l’État à tous les niveaux.

    JAF

    07 h 52, le 22 novembre 2025

  • Et je précise: à l’origine des armes illégales au Liban: Assad père ET Bush père qui lui a donné son feu vert. Bush fils n’a fait que rendre ce feu vert encore plus vert, Obabiden n’ont rien fait, Trump 1 a commencé les sanctions financières ce qui a conduit en 2019 à une révolte généralisée Liban - Iraq - Iran tranformée en thawrette car récupérée par les ONG woke et mondialistes mais qui avait au départ vocation à faire tomber l’entité safavide. Trump 2 va continuer Trump 1 et ira jusqu’au bout d’ici la fin de son mandat: feu vert à El Charreh pour désarmer le Hezbollah.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    07 h 46, le 22 novembre 2025

  • « Mais pour qu’elle puisse le réaliser, encore faut-il, de l’autre côté, lui offrir une vraie alternative… » Tout le monde sait que le Hezb tient les chiites par le portefeuille autant que par le lavage de cerveau. Tout le monde sait que c’est Hafez el Assad qui est à l’origine de l’anomalie des armes illégales au Liban. Donc arrêtons de faire comme si cette anomalie venait des chiites eux-mêmes. D’abord enlevons en même temps et l’argent et les armes illégales, de gré ou de force, et ensuite la solution viendra d’elle-même puisque au final les chiites ne sont que des citoyens comme les autres

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    07 h 39, le 22 novembre 2025

  • Donc à mon avis la guerre israélienne que tout le monde redoute n’aura pas lieu. Tout au plus une intensification des frappes. Ce sont les États-Unis qui contrairement à Israël sont eux pressés d’en finir avec l’instabilité régionale produite par les milices safavides. Je pense qu’en lieu et place de véritable guerre nous aurons des sanctions américaines, qui d’ailleurs nous feraient encore plus mal qu’une guerre, et si ça suffit pas fin 2026 l’armée syrienne renforcée de l’armée turque qui avec feu vert américain feront le boulot à notre place au nord du Litani, versus les sionistes au sud.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    07 h 31, le 22 novembre 2025

  • « Il veut se débarrasser de cet axe une fois pour toutes et sait qu’il a une occasion unique de le faire » Je ne suis pas d’accord. Pas tant qu’Israël n’a pas colonisé et annexé toute la Cisjordanie. On voit bien qu’à Gaza ils ont pris la moitié des terres (la plupart non habitées) mais le Hamas est toujours présent et au pouvoir. Israël pourrait très bien en finir une fois pour toutes. S’il ne le fait pas c’est qu’il y a bien une raison. Ça ne peut qu’être la suivante: Hamas, Hezbollah et tout l’axe safavide sert de prétexte pour faire accepter la colonisation totale de la Cisjordanie.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    07 h 24, le 22 novembre 2025

  • Vous oubliez que ce Hezb ne cherche pas les intérêts des Libanais chiites. Ils représentent Wilayat el Faqih au Liban et le dernier mot appartient a L'Iran. On a déjà compromis pendant plus de 30 ans avec cette clique et ou ca nous a mener?

    Ma Realite

    07 h 08, le 22 novembre 2025

  • Les jeunes de la génération de Mr. Samra ni n'ont pas connu les années 60 quand la frontière avec Israël était calme, de telle manière que plusieurs personnes se hasardaient d'un côté où l'autre sans aucun problème. Ils n'ont pas connu non plus les manifestations estudiantines du début des années 70 après le Fatahland qui demandaient l'activation du front sud avec Israël. Mr Samrani les seules garanties face à Israël c'est de contrôler nos territoires comme un État Indépendant. Comme l'Égypte et la Jordanie, et de signer la Paix. C'est tout ce qu'il y a à faire.

    Oscar

    00 h 22, le 22 novembre 2025

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